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Bienvenue sur le blog de la Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral !

Marseillais, Aixois, Aubagnais, Ciotadens, quelque soit l'origine, nous sommes tous animés par la même passion de l'escalade libre. Les articles traiteront principalement des sorties en rocher avec des photos et encore des photos.

Puisqu'il y a du soleil toute l'année en Provence et que nous sommes heureux d'y vivre, c'est évidemment nos belles falaises du sud qui sont visitées régulièrement.

Et puisque le centre du monde vertical est à Marseille, les Calanques et toutes les falaises phocéennes seront à l'honneur. En amoureux transi du rocher, nous irons même jeter un oeil hors de nos frontières ...

La C.M.E.L., c'est aussi une association qui cherche à aménager notre environnement pour la pratique de notre sport favori (Clean Up Day de La Ciotat). Le blog permettra d'en rendre compte.

Bonne lecture à tous les grimpeurs internautes !!!

 

  

P.S. :

Pardonnez une facheuse tendance à laisser le retard s'accumuler dans la publication des articles !

Mais la description d'une voie ou d'un secteur est relativement intemporelle ... peu importe la date d'édition !

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Contacts C.M.E.L.

Pour toutes demandes d'informations, questions et autres, vous pouvez contacter (remplacer les mots en majuscules : AROBASE, POINT, par leur symbole) : 

 

  • Olivier Didon par mail : didon POINT olivier AROBASE gmail POINT com

                                     ou par téléphone : 06 19 14 01 01

  • Jean-Philippe Dalbavie par mail : jeanphi.dalbavie AROBASE wanadoo POINT fr

                                  ou par téléphone : 06 09 89 64 91

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La Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral vous offre ses services pour un encadrement en escalade, canyon, via ferrata, parcours accrobatique. Retrouvez le détail des prestations de "nos professionnels au service de votre passion" sur la page dédiée aux moniteurs C.M.E.L. 

 


 

  Saison 2012/2013 : compétition "Blocs qu'on teste" ouverte à tous. Rendez-vous mensuels les vendredis soirs à partir de 19h (le calendrier sur la page Compétition)  à Bloc Session de La Ciotat et finale en avril !


Les autres salles de la région sur la page des salles d'escalade phocéennes.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 


 

Quelques soient les opinions quant au choix du système de protection, le Parc National des Calanques est bien là (signature officielle en avril 2012).


La place des activités douce de pleine nature comme l'escalade est défendue par l'association "Des Calanques et des Hommes". Historique des actions depuis 2009 sur la page "Avenir de l'escalade dans le Parc National des Calanques".
 


 

 


 

 

 


 

23 août 2007 4 23 /08 /août /2007 11:25

 

Si, depuis Montpellier,  le temps vous manque pour atteindre les majeurs sites du Thaurac, de Claret, de St Bauzille de Montmel, alors, poussez hors des faubourgs montpelliérains jusqu'à la falaise de Saugras.

Entre Vailhauquès et Viols le Fort, ce petit site est sans prétention ni grosse difficulté.

 

 

La falaise est agréable même par une lourde ambiance solaire. Les arbres au pied ne faisant pas tout, il est tout de même conseillé de venir le matin pour bénéficier de l'ombre de cette face sud ouest.

En pleine garrigue, le site est agréable pour tirer quelques longueurs dans le 4, 5 et une courte incursion dans le 6 pour assoir sa valeur athlétique.

L'équipement en scellements est parfait pour se rassurer en tête.

 

Grâce au gros travail de nettoyage fourni par l'équipeur Nicolas Cruz du club Escalabel, les voies faciles servent à s'initier en tête : "Free Rider" 4c.

Attention aux restes de caillous branlants prêts à se décrocher sous les contraintes de vos doigts !

 

 

Le topo est généreusement présenté sur le site d'André Berché : le Roc de Pampelune ...

 

Une fissure à travailler en verticale : "Attention, fouilles curieuses" 5b.

 

Escalade en dièdre avec "Des racines et des Elfes" 4c.

La voie dure du secteur avec une sortie aérienne : "L'homme mystère" 6a+.

 

En somme, une destination agréable pour combler un après midi sans objectifs !

 

 

 

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16 août 2007 4 16 /08 /août /2007 20:43

 

A deux pas du parking, cette barre rocheuse surplombante est idéale pour s'épuiser après le travail.

Connu et fréquenté depuis longtemps par les afficionados des traversées et des éliminantes, les bloqueurs se retrouvent pour répéter les passages sur la première strate.

Se prolongeant sur une dizaine de mètres au dessus de leur tête, le dévers semblait propice à des efforts plus continus.

Le désir est devenu réalité avec ces scellements traçant quelques lignes parfaitement à l'ombre l'après midi.

  Une bergerie dans les Calanques !!! Mais à quand le Brocciu dégusté entre deux essais ?

 

 

Une fissure déversante (photo à gauche) coupe le secteur en deux. Exigeante (6b), elle reste toujours productrice de divers débris sableux. Sûrement une des plus sympas avec la première voie à gauche : dévers à grosses prises en 6c+/7a (photo ci dessous).

 

 

Attention à ne pas tomber au sous sol ... en traversant la voute en ruine ;-)

 

 

 

 

Un beau 6c+ avec des mouvements d'allonge sympas !

 

La voie la plus à droite est à méthode avec un pas bloc dans la première section puis un bon blocage pour se rétablir dans le rocher blanc : 7a+/7b.

Admirez au passage la contorsion de l'assureur pour rester attentif.

Echauffement et étirement obligatoire sinon la séance chez le chiropracteur sera nécessaire pour réajuster sa nuque !

 

 

 

 

 

Un autre essai dans la voie la plus à droite !

Un passage en croix de fer très exigeant et réclamant du jus !

 

 

Spectacle garanti pour les boulistes entre deux parties ou pour les randonneurs émergeant des bois !

 

Après la première ascension (FA pour les amateurs de chronique du web) de Vincent Scharwatt, cette voie rési est proposée à 7b+. Hervé attendra la fin de l'été pour en réussir l'enchainement.

 

 

Le rocher est licheneux dans la partie blanche et plus fragile dans les sections marrons (généralement, les prises utiles sont renforcées). Imaginant le pire du bas, vos doigts seront agréablement surpris de saisir de vraies prises crochetantes !

L'équipement tient compte de l'éventuel défaillance d'une prise mais restez prudent à l'assurage.

 

En recoupant les propositions lues sur Internet avec nos avis, voici les cotations de gauche à droite (fourchette de cotations ; à préciser par les répétiteurs) :

  1. 6c+/7a : dévers important avec de grosses prises et une escalade athlétique. Belle voie homogène dans ce style.
  2. 7a/7a+ : départ déversant puis une petite section dur tout droit ou plus facile en rusant sur la gauche ; la sortie demande un peu de réserve pour bien tenir les gouttes d'eau. Pas mal !
  3. 6c/6c+ : beaux mouvements sur rocher blanc avec des prises crochetantes : bonne surprise !
  4. 6a : la voie d'échauffement habituelle ; rocher blanc et gouttes d'eaux licheneuses. Bien !
  5. 7a+/7b : section à petites prises dans le dévers marron.
  6. 5c/5c+ : dans le registre originalité du secteur, voie dans un boyau ; le 5c+, c'est pour faire plaisir aux délicats grimpeurs de dalle qui éprouvent de grandes difficultés en cheminée.
  7. 6c+/7a : entre le boyau et la fissure voisine. Si on part de cette dernière, ce sera 6a+.
  8. 6b : deuxième choix pour prolonger son échauffement. Une fissure déversante qui reste exigeante du début à la fin ! Indéfiniment sableuse mais la ligne naturelle la plus attirante !
  9. 7b+ : la plus dure du secteur ! Des mouvements en dévers pour s'entamer et un rétablissement sur petites prises pour s'achever !
  10. 7a+/7b : des mouvements à méthodes en bas et un pas bien saignant pour rejoindre le premier repos. Puis à nouveau un bombé à remonter et à rétablir !

 

 Pour les noms de voies, les ouvreurs peuvent se manifester ...

 

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13 août 2007 1 13 /08 /août /2007 17:32

 

Pas de canicule pour cette belle saison 2007 !

Dans le nord, c'est même la déprime provoquée par un été pourri.

Toutefois, le bain de soleil n'est toujours pas d'actualité (en Provence) et l'ombre est la bienvenue pour escalader sereinement.

Adepte de la route des vins ou grimpeur en goguette, Gigondas éveillera et réveillera différents organes de votre corps. L'un peut allègrement suivre l'autre ... avec une préférence pour la dégustation en clôture de journée !

Les fameuses Dentelles de Montmirail sont encerclées de domaines viticoles aux noms flattant les papilles mais nous attirent en premier lieu pour leurs itinéraires verticaux.

Les plus sportifs préféreront sans doute venir l'hiver à la chaine du Clapis : sa face sud, ses voies en 7 sur un mur à léger dévers.

L'été est favorable à l'exploration des classiques en face nord de la chaîne de Gigondas. L'ombre est bienveillante jusqu'à 14h-15h et les replis des aiguilles permettent d'attendre le déclin des cuisants rayons du soleil vers 17h-18h. Le début de soirée est très agréable surtout qu'un thermique balaie la face.

Le calcaire gris est austère, d'aspect lisse. A son crédit, le rocher est très fissuré, le plus souvent dans la profondeur : merci pour les bacs ! Les voies faciles sont ainsi volontiers physiques avec une dose de confiance dans le placement.

Malgré sa faible hauteur, les 3 ou 4 longueurs sont suffisantes pour ressentir une ambiance montagne, sentiment parfois renforcé par une sortie au sommet sur la crête avec vue sur la vallée du Rhône et sur le mont Ventoux. 

Certaines voies en fissure nous plongent quelques décennies en arrière et font cruellement comprendre les lacunes dans les techniques de l'escalade intérieure : ramonage laborieux entre deux lames de rocher en 5b+ dans la "De Champeville"  par exemple.

Entre deux fissures, les murs sont aussi exploités pour de longues voies continues.

La face sud de la chaîne de Gigondas saturée par le soleil sous le regard du Géant de Provence.

Pour les amateurs d'envolée armés de leur corde simple (70 ou 80m), il est envisageable de doubler les longueurs jusqu'au relais sommital et de redescendre en deux rappels. Seule contrainte : s'alourdir des caisses de dégaines nécessaires ou jouer la carte de l'engagement en sautant quelques rings suivant sa facilité.

 

 "La Savoyarde" : voie classique en 2 longueurs qui peut se gravir d'une traite (photos ci dessus à droite et ci dessous à gauche). La descente peut se limiter à un seul rappel de 40 mètres (pas un mètre de moins : attention à la longueur de corde).

 

 

 

 

 

 

L'Aiguillette Lagarde est la plus fréquentée de la face nord avec ses multiples couloirs.

 

 

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 16:48

 

A l'heure du retour sur les bordures méditerranéennes, respirez cette dernière image sur fond de pur azur !

 

 

Dans ce tapis de mousse charbonnée aux allures de Guinness, un grimpeur s'enivre des sensations procurées par la précarité de ses adhérences. Comme perdu, il déambule à coup de traversées le long de cette dalle souvent couchée, parfois relevée (se prenant pour un mur calcaire) et  entrecoupée de rimaye granitique à rétablir (mais à de très rares occasions) : encore une voie majeure sur les parois d'Ailefroide ;-))

 

 

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 15:27

 

Quel parent grimpeur n'a pas rêver de voir ses enfants suivre ses traces et partager sa passion pour l'espace vertical ?

Seuls les interdits parentaux freinent les instincts naturels de grimper sur toutes les structures leur obstruant l'horizon. L'escalade de blocs est donc souvent le cadre idéal pour un premier contact avec le grain du rocher. Vient ensuite le désir de faire comme les grands et de partir dans ces hautes parois perchées.

Là, il faut attendre quelques pré-requis :

  • envie de grimper formulée par l'apprenti,
  • habitudes de l'escalade et du vide,
  • confiance complète dans le matériel et dans son guide.

Ensuite, reste à trouver l'itinéraire empilant des longueurs faciles (pour ne pas rebuter le novice), peu verticales (synonymes de mouvements athlétiques défavorables à une progression hamonieuse), les unes au dessus des autres pour aider à la moindre défaillance et si possible débouchant sur un sentier pour le retour à pied (les rappels seront pour une prochaine séance).

A l'apogée des flux migratoires vers les contrées fraiches de l'Alpe, la triade marseillaise recense jusqu'à cinq enfants pour quatre adultes volontaires. La collective s'organise. Les critères cités plus haut correspondent parfaitement à la paroi de la Draye.

L'assaut sera donné par la voie "Chaud Biz" : 6 longueurs en 5c max sur une dalle adhérente qui retient la plus lisse des semelles de baskets. Chaque vire laisse l'échappée envisageable en cas de fatigue.

 

 

 

 

A cet âge, aucune incertitude !

La gestuelle est innée et peu importe si les pieds dérapent, ils finissent toujours par se raccrocher 10 cm plus bas sur une aspérité.

 

 

 

 

 

 

 

Regroupement au relais !

 

 

Encore vaillant, les parents testent leurs capacités de portage ...

... en vue d'expédition à des altitudes irraisonnables ?

Le contenu de ces sacs de sherpas : l'intégrale de l'artificier pour sortir coûte coûte ?

Non, simplement, les indispensables fournitures d'un gouter au sommet, préambule d'une descente tranquille par le sentier de la Draye.

 

 

 

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2 août 2007 4 02 /08 /août /2007 20:33

 

 

 

 

 

 

 

Ailefroide, c'est granit à 100% !

 

Alors, si vous en avez marre des réglettes et pour éviter de saturer des adhérences répétitives et des reptations à moitié couché sur les dalles, variez les plaisirs !

 

Il suffit de redescendre dans la vallée pour retrouver le calcaire. Ah ! Du dévers ! Du mur ! Des colos !

 

Planté au dessus de la station de Puy St Vincent, Tournoux est le site d'envergure le plus proche.

Sa face Sud (la plus accessible) marie idéalement grimpe du 6 au 7 et terrain de jeu pour les enfants. On reste dans un équipement familier puisqu'il est en partie l'oeuvre de Maître Cambon, alias JMC, l'ouvreur des grandes voies modernes d'Ailefroide.

 

 

Pour les amateurs de voies à ambiance, le mur de la face Nord (photo ci contre) vous attend. Le ronronnement lointain annonçait d'ailleurs le chantier d'une nouvelle ligne.

 

  

 

Restons en face Sud avec de la variété en fissure - dièdre, du mur, du léger ou bon dévers.

Cherchant le 6b de "Croulandalle", les grimpeurs s'aventurent dans une voie se rétablissant au dessus du gros surplomb.

Et pourtant, le profil ne correspond pas vraiment à du 6b ... mais la nature peut cacher ses prises !

Et pourtant, le nom écrit au départ ne correspond pas : "Bourintator" .

Et pourtant, voir Karine se donner de cette sorte ne correspond pas à un 6b.

Mais ainsi est faite la dure vie du grimpeur : voir les amis poser les dégaines et se démener dans des méthodes parfaites force l'envie. Et tout le monde en profite ... pour se casser les bras !

Avis partagé sur cette voie absente du topo : 6c+ pour celle qui l'enchaine à vue et 7a pour ceux qui tombent lourdement.

"Croulandalle" est bien sur la dalle jouxtant le dièdre des "Montagnards sont là". Mais les deux premières plaquettes envolées la plongent dans une discrétion complète.

En comparaison, sa voisine de gauche "Twingo" 7a (photo ci contre) a une section difficile plus longue mais toujours bien prisue. Encore une belle voie !

 

Ne réussissant pas à appliquer la méthode "je me fusille les bras en moins de 3 voies", Hervé se lance dans "Bleu comme l'enfer" 7c mais à ni rien comprendre, finit par abandonner.

Faire 7A bloc au Mushroom et se retrouver à pendouiller dans son baudrier sans apprécier clairement les méthodes d'une misérable voie, il y  de quoi être frustré.

Ainsi est faite la dure vie du grimpeur !

 

 

Méthode infaillible du "Caramel" :  Ou comment se batir une réputation d'imprudent, de grimpeur limite suicidaire ?

C'est simple !

Tenter une voie en toute confiance.

A mi parcours, entreprendre un mousquetonnage osé à bout de bras.

Zipper dans cette position inconfortable avec si possible le mou en main.

Effrayer la foule présente par une accélération sans fin n'imaginant sa limite que dans la rencontre brutale d'un sol rocailleux.

Mais finalement, l'interrompre brillament grâce à la magie du grigri de votre assureur se bloquant dans la première dégaine.

En récompense de son intervention, lui infliger amicalement quelques coups de pieds.

Après un épisode de cette nature, ces témoins privilégiés de vos acrobaties vous assureront avec une certaine inquiétude et souffleront de soulagement à chacun des clippages réussis. Concentration extrême garantie !

Une méthode parfaitement éprouvée dans "Approche et reproche" par un grimpeur massif dont nous tairons le nom.

 

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30 juillet 2007 1 30 /07 /juillet /2007 08:13

 

 

 

Après l'alpinisme, sommet des pratiques verticales, les grandes voies modernes, Ailefroide s'est bâti une réputation internationale pour son spot de blocs.

 

Promu annuellement par le fameux rassemblement du Tout A Blocs, les transhumances de crash pads ne sont pas prêts de s'interrompre.

Bien sur, il faut aimer les réglettes !

Bien sur, il faut aimer l'adhérence du granit !

 

 

Parmi les plus visités, le bloc du Mushroom offre une dizaine de passages sans compter les variantes et combinaisons. De l'abordable jusqu'au bien dur mais humain !

 

 

En plus, pas de réception piégeuse sur ce sol plat et terreux, terrain de jeu idéal pour les enfants !

 Une arête en 6C.

 

 

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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 09:23

 

Le pays de l'escalade ? C'est la Provence bien sur !

Mais, à regarder plus attentivement, quelques départements plus discrets deviennent doucement des réservoirs de spots équipés.

Parmi ceux là, l'Ariège s'affiche clairement comme une destination incontournable pour le grimpeur globe trotteur ; surtout s'il est sur la route de l'Eldorado espagnol.

Il trouvera toute la variété dans un périmètre réduit : variété de rocher avec du granit pur et du calcaire à réglettes, à trous ou à colos. Variété dans les styles avec des immenses grandes voies en dalle à la Dent d'Orlu, à Auzat,  des grandes voies calcaires coriaces (Roc de Sédour, Quié de Sinsat), de la couenne intense et illimité en mur, en dalle et en dévers avec même des plafonds dantesques. Pour se donner une idée de l'étendue des possibilités, le CAF Ariège publie en ligne la plupart des topos sur son site.

 

De part et d'autre, le commun des mortels pourra en profiter dans de belles lignes de fissure en 6.

 

Le site classique du coin est Génat. Les lacets de la route nous élève à la hauteur d'alpages (ou de pyrénages ?) verdoyants.

 

Dominant ces prairies se dresse cette barre calcaire de 100 mètres dont le socle est un immense dévers. C'est le site qui a explosé le niveau des grimpeurs locaux et démarré le développement des voies octogradistes sous les coups de perfo notamment d'Eric Triay.

 

 

Génat et le dévers à colos qui l'a rendu célèbre :

 


 

 

 S'il est un site qui commence à acquérir ses lettres de noblesse, c'est bien la grotte de Sabart. De la route, difficile d'imaginer le spectacle qui vous attend : les maigres roches émergeant des arbres conservent le mystère du site.

 

Au terme du sentier, la vue se dégage et le choc est proportionnelle au gigantisme des lieux : plus qu'une grotte, c'est une cathédrale de dévers avec un courant d'air généré par les deux entrées de l'arche.

 

 

Et quelle arche ! Un format gratte ciel style La Défense !

 

 

Passée l'émotion du spectacle des créations naturelles, votre oeil de grimpeur repère immédiatement une, deux, puis des dizaines de dégaines pendues dans ce plafond à trous énormes (un sacré travail pour l'équipeur principal : Philippe Girard).

Gros niveau (minimum 7b/7c mais surtout dans le 8), astuces à la Batman et patience sont recommandés dans ces voies.

A voir la vidéo de Mathieu Bouyoud dans "la Reine de Sabart" 8b ; une demi heure d'effort pour enchainer : magique mais impossible de multiplier à l'infini les essais dans cet effort interminable.

 

 

Néanmoins, le socle de la grotte permet de faire des traversées et de nombreux passages de blocs en départ des voies (solution de repli lors du rassemblement blocs de Laramade).

Inconvénients : la proximité de la route et d'une usine. On est loin du calme bucolique de Génat.

Avantage non négligeable : la fraicheur à tout instant de la canicule avec son aération naturelle ; et deuxièmement, protection intégrale de la puie (ambiance moite tout de même).

 

A visiter d'urgence !

 

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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 13:20

 

Ailefroide est une des destinations favorites de l'été pour les marseillais en surchauffe provençale.

Aussitôt arrivé, c'est l'immersion complète avec les vues classiques des crêtes environnantes.

  

Le Vallon du Sélé :

 


 Les contreforts du Pelvoux et son lointain sommet caché :

Palavar :

 

Au camping, les cliquetis des dégaines et les cordes ostensiblement arnachées au dos des vacanciers prouvent la concentration de grimpeurs.

Heureusement, au pied des falaises, on se retrouve dans le calme ...  mais, encore faut il choisir sa voie avec précaution !

Ailefroide est le paradis de la grande voie équipée pour le grimpeur moyen. Les parois de dalles granitiques sont le terrain d'expression d'une escalade plaisir au bon air de la montagne.

Il n'est donc pas rare de voir s'agglutiner des cordées innombrables dans les classiques faciles du site.

Armé de la dernière mise à jour (édition 2007) du topo de l'infatigable Jean Michel Cambon, la journée se passera à la Clapouse dans une voie récente (2005) loin des foules.

Tellement loin que le chemin d'accès n'est pas encore parfaitement marqué !

Un conseil pour vous y rendre, suivez la recommandation du topo : cotoyer le torrent jusqu'à l'aplomb du secteur et remonter à ce moment là dans les prairies pentues. Longer la falaise depuis le secteur de la Fissure n'est pas une solution vraiment confortable (pas de trace et pente cahotique).

Deux voies dans ce secteur (pour l'instant) : "Tueur de boucs" TD- et "Crétins des Alpes" TD.

C'est cette dernière qui remporte les suffrages, plus par la difficulté un cran au dessus de sa voisine que pour son nom de baptême si poétique ;-)(

400 mètres de grimpe en dalle ponctuée de variétés comme une pure fissure à large bord, un pilier raide et quelques blocages bien sentis dans de courts rétablissements vigoureux.

 

 

 

Topo de Jean Michel Cambon provenant de son site "Escalade en Oisans" où il égrène quelques nouveautés lorsque ses travaux en falaises lui en laissent le temps.

 

"Crétins des Alpes"

TD, 400m, 12 longueurs, 6c max et 6a obligé.

 

Le tracé à gauche représente "Tueur de boucs", une voie TD-.

Dès la première longueur en 6b, le ton est donné : deux pas bien marqués dans la plus pure tradition du granit d'Ailefroide. Quelques croutes dans les mains et il faut pousser fort sur les pieds. Après une période d'adaptation sur place, c'est anodin mais en provenance direct des calcaires provençaux, notre perception nous affirme l'aspect aléatoire de notre entreprise.

Comme toujours, l'équipement est impeccable, le support cristallin est d'une adhérence irréprochable. Dès la deuxième longueur, la confiance s'accroit. L'habitude est acquise à la troisième.

 


 

 L3 - 6b : un passage dalleux puis une traversée le long d'un ressaut vertical pour atteindre les prises (surnaturelles ;-) de rétablissement.

 

 

 

 L4 - 6a : plus de 45m. Le bijou est cette fissure lézardant le mur sous le relais. Parfaitement visible de la dalle en dessous, on imagine les verrous de poings. Pas d'inquiétude, les bords élargis servent de parfaites verticales arrondis. Superbe !


 Confirmé par quelques répétiteurs de la ligne voisine, Clapouse est la paroi des Edelweiss. Dès la 7ème longueur, l'oeil finit par s'aguerrir à cette fleur étoilée et il en détecte partout : au relais, dans les fissures mitoyennes. Ce détail complète le plaisir de cheminer dans ces itinéraires d'altitude. 

 

La 5ème longueur en 6c est la plus dure avec des passages dalleux un peu plus raide : le premier en traversée et le second où la force de tirer du bas sur une inversée pourra être avantageusement évitée grâce à une bonne souplesse (ou à des jambes suffisamment longues) et un écart bien placé.

 

 


 

 

L6 - 5c : des passages qui paraissent bien simple après un 6c. Et toujours la vision des plus classiques du hameau d'Ailefroide : "et au fond vivait un camping".

 

 

L8 - 6a : une belle traversée sous le relais serti d'Edelweiss.

 

 Vous avez reconnu le Tee Shirt rouge du Clean Up Day 2007 : couleur imparable, reconnaissable de tous les horizons, ambassadeur de la C.M.E.L. sur toutes les falaises du monde !

 

 

L9 - 5c : un rocher tout fissuré à l'approche du relais.

 

L11 - 6a : jonction vers un pilier et quelques beaux mouvements accompagnés de bacs francs et massifs.

 

 

L12 - 5c : un arrière plan si proche ! Sans doute la première longueur ? Et non, c'est la 12ème et dernière 400 mètres plus haut et 4 heures plus loin. Même l'autofocus de l'appareil s'est laissé prendre. Encore des passages sympas avec un rétablissement pus retors qu'il n'y paraît.

 

 


 

Bilan : une jolie voie à conseiller.

 

Encore un conseil : privilégiez la descente en rappels et si besoin, empruntez une corde suffisamment longue !

Le topo prévient bien les imprudents que seules les cordes autorisant des rappels de 50 vrais mètres sont admises pour la descente.

 Notre vieille corde ne remplissant pas ces conditions drastiques, la descente possible à pied nous avait séduit.

Possible, elle l'est car nous avons bien rejoint le camping mais 2 heures plus tard.

 

Peu fréquentée, la trace dans ce terrain pentu finira par nous obliger à remonter à moitié couchés sous les noisetiers jusqu'à de vagues dalles herbeuses. Pourquoi monter alors qu'il nous faut traverser pour rejoindre le sommet de la paroi de la Fissure : juste à cause d'un ravin empierré et raide à franchir. Finalement, une petite vire ouverte par des chamois avisés nous ramène dans la bonne direction.

La descente au milieu des pins, dans la pelouse et les arbustes ras est bien longue : en fait, la paroi de la Fissure s'interrompt plus de 150m plus bas que notre voie. Avec notre remontée dans les arbres, le dénivelé approche les 200m. Enfin, les pins s'éclaircissent et laissent apparaitre les dalles couchées de sortie de "La Snoopy" et consoeurs.

La jonction est faite avec le sentier (bien marqué et cablé) !

Ouf ! Nous ne serons pas encore les crétins d'Ailefroide obligé de passer la nuit chez les chamois ou d'appeler l'hélicoptère ! Non, pas cette fois ! Pas encore !!!

 

 

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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 13:45

 

Dans ce village des Alpes de Haute Provence, les falaises sont apparues comme le rempart face à la désertification des campagnes.

Au terme de plusieurs années de développement, le site d'Orpierre accueille toutes les nationalités d'Europe et n'est concurrencé dans la région que par Céüse qui cultive son effet de mode actuel. Il est devenu une destination incontournable pour les grimpeurs européens.

Les murs dalleux sont à l'ombre le matin puis la migration s'opère vers 15h en direction des dévers.

La densité aux lignes carrées est alors à son maximum. Si votre échauffement n'est pas terminé mais que votre projet est libre, autant l'investir aussitôt sous peine de le voir squatter pendant des heures et donc de rentrer bredouille.

Cette promiscuité entre tous les grimpeurs n'est pourtant pas le signe d'une ambiance amicale. Les gens s'adressent à peine la parole et répondent (timidement ?) à votre bonjour !

Pas facile dans ces conditions de nouer des contacts avec les charmantes grimpeuses de l'Est venues perfées ici. Peut être que le club de rencontres est plus développé le soir au camping.

 

 

Le fameux Quiquillon et ses grandes voies parfaitement équipées. Tous les niveaux sont présents : de l'apprentissage aux lignes d'envergure plus raides !

 

 

 

Le secteur Belleric !

 

Un mur à réglettes et gouttes d'eaux (différentes de celles de nos Calanques) avec des difficultés du 3a au 6c+. L'équipement est toujours extrêmement solide avec des lignes où tous les pas durs sont protégés. Cela permet donc de se lancer en tête dans un niveau plus haut sans se faire peur et de sortir en artif' si besoin pour travailler la ligne en moulinette.

 

 

Les dévers du Chateau : 40 voies en 7 et + (8c) avec une prédominance de continuité sur bonnes prises et quelques pas en puissance.

C'est l'objectif de nombre de grimpeurs venus sur place soit pour faire du à vue ou tordre un projet en quelques essais.

D'où l'entassement dès l'ombre installée ...

 

A la falaise du Puy, un aspect déroutant mais une escalade intéressante et surtout à l'ombre du milieu de matinée jusqu'au soir.

"La poisse" 7a.

 

Reste l'escalade ! La réputation d'Orpierre en matière de cotation est comparable à celle des Calanques : aisée, commerciale, facile, ... tous les qualificatifs y passent.

Néanmoins, dans certains murs patinées, vous trouverez de furieuses voies en 6 pas du tout surcotées. Par contre, la sécurité optimisée des longueurs avec parfois un suréquipement volontaire est une vraie réalité. Il faut donc prévoir un nombre de dégaines suffisants avant de partir.

Pour les dévers, les rares voies essayées ne sont, il est vrai, pas extrêmement serrées dans leur difficulté. Et se forçant un peu, on peut vite faire une croix un cran au dessus de son niveau habituel (attention, ce n'est pas une règle absolue pour toutes les lignes).

Si vous avez un instinct grégaire développé, si vous arrivez plus en séducteur (genre brise glace quand même) qu'en grimpeur, alors cette destination estivale est pour vous.

Sinon, préférez la visite hors saison ... en automne car le printemps (avril, mai) est le pic de fréquentation de l'année.

 

 

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