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Bienvenue sur le blog de la Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral !

Marseillais, Aixois, Aubagnais, Ciotadens, quelque soit l'origine, nous sommes tous animés par la même passion de l'escalade libre. Les articles traiteront principalement des sorties en rocher avec des photos et encore des photos.

Puisqu'il y a du soleil toute l'année en Provence et que nous sommes heureux d'y vivre, c'est évidemment nos belles falaises du sud qui sont visitées régulièrement.

Et puisque le centre du monde vertical est à Marseille, les Calanques et toutes les falaises phocéennes seront à l'honneur. En amoureux transi du rocher, nous irons même jeter un oeil hors de nos frontières ...

La C.M.E.L., c'est aussi une association qui cherche à aménager notre environnement pour la pratique de notre sport favori (Clean Up Day de La Ciotat). Le blog permettra d'en rendre compte.

Bonne lecture à tous les grimpeurs internautes !!!

 

  

P.S. :

Pardonnez une facheuse tendance à laisser le retard s'accumuler dans la publication des articles !

Mais la description d'une voie ou d'un secteur est relativement intemporelle ... peu importe la date d'édition !

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Pour toutes demandes d'informations, questions et autres, vous pouvez contacter (remplacer les mots en majuscules : AROBASE, POINT, par leur symbole) : 

 

  • Olivier Didon par mail : didon POINT olivier AROBASE gmail POINT com

                                     ou par téléphone : 06 19 14 01 01

  • Jean-Philippe Dalbavie par mail : jeanphi.dalbavie AROBASE wanadoo POINT fr

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La Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral vous offre ses services pour un encadrement en escalade, canyon, via ferrata, parcours accrobatique. Retrouvez le détail des prestations de "nos professionnels au service de votre passion" sur la page dédiée aux moniteurs C.M.E.L. 

 


 

  Saison 2012/2013 : compétition "Blocs qu'on teste" ouverte à tous. Rendez-vous mensuels les vendredis soirs à partir de 19h (le calendrier sur la page Compétition)  à Bloc Session de La Ciotat et finale en avril !


Les autres salles de la région sur la page des salles d'escalade phocéennes.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 


 

Quelques soient les opinions quant au choix du système de protection, le Parc National des Calanques est bien là (signature officielle en avril 2012).


La place des activités douce de pleine nature comme l'escalade est défendue par l'association "Des Calanques et des Hommes". Historique des actions depuis 2009 sur la page "Avenir de l'escalade dans le Parc National des Calanques".
 


 

 


 

 

 


 

22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 16:32

N'écoutant que l'appel de sa dulcinée, Vincent Scharwatt quitte les falaises fertiles en croix du Sud pour rejoindre le Bassin Parisien.
Modèle-star du blog illustrant de nombreuses photos parues dans ces pages depuis un an, il préfère le charme reposant de la capitale française ... et mondiale du bloc.
Malgré son attachement à la falaise et aux voies mythiques, les observateurs avisés ont toujours évalué un grand potentiel en bloc. L'heure des comptes a sonné !
Après avoir franchi les étapes marquantes du 7b au 8a ("Blade runner") dans les sites provençaux, souhaitons lui de nombreuses croix dans sa nouvelle contrée !
Bonne grimpe !
 
 
 


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Publié par cmel - dans C.M.E.L.
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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 15:39

 
 
[ En réponse à quelques interrogations fin 2006 sur la voie "Blade Runner" à l'Etoile Noire et provocations sur les forums d'escalade, Féfé nous avait aussitôt servi la prose dont il a le secret, ne ménageant pas son verve provençale et son style enflammé (un régal).
Ne trouvant pas le temps d'une petite séance photo pour illustrer la diatribe,  en voici la publication ... près d'un an après !!! C'est du réchauffé ou du faisandé ???
Certes la réaction n'est plus de première fraicheur, mais la valse des mots est toujours aussi entrainante alors cela méritait publication. ]

 
 

Bon on va arrêter le délire !

 
Dans escalade, il y a  "ESCALADE", si vous voulez faire de la philo à 2 balles et éventuellement gagner votre vie avec il y a le Café de Flore.

 Alors pour les grimpeurs :

      

1 - le coup du site fréquenté depuis plus de 30 ans, vous vous le mettez derrière l'oreille et vous le fumerez plus tard... [Note : les locaux revendiquaient le fait de grimper sur place bien avant l'arrivée de Féfé et ses collègues en 1988.]
Avant qu'on arrive avec toute la petite bande cassidaine pour ouvrir les premières voies, il n'y avait rien ! J’entends par là qu'un clou rouillé dans un coin et un anneau pourri dans l'autre ça veut dire qu'il y a des traces de passages humains...
Dans les Calanques, quelques dizaines de milliers d'années en arrière des hommes vivaient dans les grottes. Parfois, ils devaient grimper sur les falaises pour aller piquer les oeufs dans les nids. Sont-ils les premiers grimpeurs officiels des Calanques ? Oui !
Mais doit-on citer leurs voies dans le topo ? Oui !
Mais M. Grichka Bogdanoff (tiens, un bleausard) , escalade comme moyen de survie doit-il être assimilé à l’escalade loisir du XXI siècle ?
Et la place de Rebuffat et le Grec dans tout ça ? ...
Bref, je pense que l'histoire d'une falaise commence avec ses "petites histoires", l'ouverture des voies, ses joies, ses fatigues, ses polémiques, ... L'histoire commence avec le partage !
Avant c'est la préhistoire.  
 

 

De fait « Blade Runner » est un « monument », par la place que cette voie occupe dans l'histoire de l'Etoile Noire, dans la vie de ce groupe de grimpeurs qui a fait revivre une carrière abandonnée et, surtout, surtout, surtout, c'est une voie magnifique !

 

2- Je confirme qu'il n'y a jamais eu de prises collées dans "Blade ..." [Note : à l'origine ouverte en 8a+, l'apparition de galets collés et l'aggrandissement des bi taillés ont facilité l'enchainement à 8a]. J'en suis d'autant plus sûre que non seulement je l'ai ouverte mais je l'ai "exploitée" jusqu'à l'usure. Et c’était un vrai 8a+ !  Avant que des c... qui sont autant grimpeurs que je suis suédois, rajoute des prises …
Encore des gens qui ont tout compris à la philosophie de la grimpe !
Au lieu de se mettre au niveau de la voie, il descend celui de la voie au leur … c’est à dire pas loin du caniveau.

 

3- Les discours sur les prises taillées et le reste c'est bien. Il faut en parler, échanger, il faut des règles et contrairement à ce que croient  beaucoup, on avait et on a des règles.

Le fait est quand même que pour diverses raisons, ça arrangeait beaucoup de monde de nous faire passer pour les « Bad Boys » sans foi ni loi de l’équipement, étiquette qui d’ailleurs nous amusait beaucoup, parce que nous l’escalade on l’a toujours eu joyeuse. C’est comme les cuites, y’en a que ça fait rire et d’autres que ça rend agressif et amer !
Pour finir, il faut passer à autre chose.
Les maîtres mots de l'escalade restent Liberté (de choix des voies qu’on a envie de faire, d’ouvrir) et Total Respect (de la Nature , du travail des autres).
Je sais, ça fait un peu réchauffer et philo à deux balles, pourtant je fréquente pas Le Flore, j’ai juste la même coupe de cheveux que BHL (ça joue vous croyez ?), mais avec les sandwichs et le verre d’eau du Blond, on a pas trouvé beaucoup mieux depuis !

 Alors bonne grimpe à toutes et à tous à la Carrière et partout dans l'univers ...

 

 

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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 11:10

 

Site splendide et réputé, la grotte de Peillon n'est pas vraiment adapté à une petite reprise après presque 3 semaines d'arrêt surtout si notre prétention nous pousse dans les dévers les plus prononcés.

La continuité n'est pas une vaine qualité dans ces falaises même pour les plus astucieux dénichant des repos salvateurs.

Mais, l'escalade dans la baume ne se résume pas à cette simple expression puisque un minimum de puissance sera obligatoire pour tracter son poids dans quelques passages en force.

Marronner sur sa surcharge devient la rengaine favorite du grimpeur en perdition.

 

En deux mots, pas de perf' pour nous dans ce site. Vincent a l'illusion de bien démarrer la séance en flashant "Cent milles pattes" magnifique 7a+ (aux concrétions fragiles) et "Captain Caverne" 7a, la classique d'échauffement des mutants. Mais, les autres tentatives nous désolent face à notre médiocrité. C'est un vide sidéral qui envahit nos bras définitivement à plats pour plusieurs jours (aucune récupération surcompensatoire pour le dimanche).

 

Heureusement que l'affluence nous apporte le réconfort d'un spectacle permanent.

Les grimpeurs forts de la région se succèdent dans leurs tentatives d'enchainement.

L'échauffement est réduit à son plus simple appareil : un petit 7a, un petit 7c et hop, direct dans les projets en 8b et plus.

 

 

Stéphane, le principal équipeur du secteur, s'envoie sa dernière création. "La croisière s'amuse" : 50 mètres de 8a traversant toute la grotte (en tee shirt blanc au centre de la photo ci dessous).

L'enchainement est une chose mais poser puis ramasser les dégaines demande peut être plus d'effort ;-)

 

 

 

 

 

Avant de partir dans son projet "Rue Gamma" 8c (enchainé quelques heures plus tard au 3ème run par Alex C.), Anatole s'échauffe dans "Batman" 7c+.

 

 

Manu en plein essai de "Vizir" 8a+.

La première partie dans le gros dévers passe par le 7c+ de "Batman". Un bivouac dans le trou face à ce relais avant d'entamer la suite moins déversante mais beaucoup plus fine !

 

 

 

 

 

Tous les repos sont bon à prendre !

Ben' au départ du "Souffle du Vizir" 8b+.

 

 Les genouillères ou chambre à air XXL sont l'accessoire numéro un pour ces grottes à concrétions. Ou alors un bon jean fera l'affaire.

 

 

 

 

Gros mouvement d'allonge avant un repos total dans "le souffle du Vizir" 8b+.

 

 

La veille, c'est le jeune Kevin qui épingle cette classique.

 

 

 

 

Un certain Alex (célèbre vainqueur de multiple coupe du monde de difficulté parait il ;-)) randonne à vue "A l'envers à l'endroit" 8a+.

Eclaboussant d'aisance et de relachement, son ascension pendant 20 minutes de cette ligne de plus de 30 mètres est un modèle d'escalade fluide et précise.

 

A la moitié du parcours, toujours aucun frémissement ou signe de fatigue. A peine une légère hausse du rythme pour franchir une section moins prisue. Vissé au plafond, il gère tranquillement l'éventuel tirage en démousquetonnant les paires les unes derrière les autres.

La grande classe !

 

La configuration de la grotte permet de prendre des photos intéressantes en restant au ras du sol.

En visite sur place, n'hésitez pas à remplir la boite à images ! Mais attention, la nuque en prend un coup à force d'avoir la tête en l'air !

 

 

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18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 10:28

 

 

 

Alors que Marseille plie sous les assauts hivernaux du Mistral déchainés depuis presque une semaine, visiter des lieux plus accueillants devient une préoccupation essentielle. Loin de la vallée du Rhône et de ses bourrasques frigorifiques, les Alpes Maritimes semblent tout indiqué pour retrouver une douceur automnale le temps d'un week end.

Direction Peillon, village perché dans l'arrière pays monégasque et ses secteurs orientés au sud est.

D'après les locaux, c'est la meilleure saison pour venir ; en plein hiver, le rocher est vite glacé et mieux vaut se rabattre sur Castillon profitant pleinenement d'un ensoleillement complet.

Site majeur du département et même du sud, Peillon est une destination incontournable pour les grimpeurs du 6 au 8.

En contrebas de la route de Peille, la première barre aperçu est le secteur du Baus Roux : voies du 5c au 7c avec une grande majorité en 6a+.

  

 
 
 
En comparaison, le caillou de Peillon ressemble à celui de Lascours et des sites du Garlaban : un calcaire très fourni en prises mais aussi très agressif pour la peau ; les gouttes d'eaux s'apparentent à des couteaux et les réglettes sont boursoufflées de picots abrasifs.

Quand on pense à quelques grimpeurs provençaux (sans doute trop habitués à la résine des pans) qui râlent sur les voies soit disant non nettoyées, abimant leurs chères excroissances boudinées, un conseil : ne mettez pas les pieds (ou plutôt les doigts) dans les Alpes Maritimes. Devant un travail colossal, les équipeurs ont abandonné l'idée de gratter chaque prise. Les grimpeurs locaux font avec et sont parfaitement adaptés à ce rocher ... à méditer !

 
 
  

Memorial Paul Arène : l'exposition au soleil la plus profitable. Des voies en mur dans le 6 et quelques draperies sur la droite dans un léger dévers. 
 

 

 
 
 
D'autres secteurs (Chez Pierrot, Derrière le bloc) centrés sur le 6 offrent des longueurs exceptionnelles.

 
Mais, on vient avant tout à Peillon pour son secteur phare : la grotte, une baume géante bardée de stalactite et colonnettes de toute taille.

 
Les voies de 30 mètres et plus sont un temple de la continuité pour les grimpeurs de 7et 8ème degré.

 
 
 

 

 
 
 
Lors des weeks ends d'automne comme celui ci, il n'est pas rare de voir une concentration de tout le gratin niçois dans ce secteur. La fréquentation du site peut parfois se résumer à cet secteur majeur.

Ainsi, ce dimanche, la grotte attire plus d'une vingtaine de personnes. Le niveau sonore s'en ressent.
On se croirait à la Paroi des Toits ou à la grande époque de la grotte des Goudes.
Ce sont les retrouvailles d'une petite famille où on passe plus de temps à parler de ses dernières croix qu'à enchainer les longueurs.
De toutes façons, vu l'énergie laissée dans chaque essai, il est difficile d'aligner les voies. Il faut au minimum 30 à 40 minutes de repos entre les essais. 
 
 

  

 
 
  

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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 12:32

 

Réunion familliale à l'Etoile Noire : les nouvelles et futures mamans souhaitant prendre l'air, l'Etoile Noire est la destination parfaite pour se partager entre petite marche, petite escalade et bronzage au soleil.

Bien ensoleillé, le secteur Fissures accueille les volontaires à un dépoussiérage des bras.

Les couleurs sont magnifiques et la douceur agréable.

Echauffement dans "Faucon millenium", un dièdre en 6a alliant oppositions et un petit blocage dans l'oeil du faucon afin de mousquetonner le relais.

 

 

Ensuite, un petit tour dans "1941" pour se mettre dans le bain des fissures.

 

 

 

Olivier fait ses gammes dans "L'aventure intérieure" 7a/7a+.

Il termine sa séance dans "Ewaks" 7b.

Vincent profite de la corde pour la mouliner. Une section dure qui aurait pu se tenter en tête ! Pour la prochaine fois !

Un essai dans "Skywalker" 7c+ avant la nuit ! C'est faisable ! Il faudra revenir.

Superbe mur fissuré ! Les visites vont elles se succéder pendant l'hiver ?

...

 

 

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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 18:48

 

Façonné par le vent, les embruns, le granit de Pianotolli (dont le véritable nom est "Punta Di Capineru") se découpe en d'incroyables formes et décline les couleurs d'un gris pur vers les ocres les plus saturés.

 

Les blocs sont assez abordables et ils attirent le grimpeur à essayer le moindre passage pour le simple plaisir de l'escalade.

En ligne, le topo et l'accès à ce site incontournable (ne serait ce que pour quelques photos) du sud de la Corse sont disponible sur le site Grimpouille.

 

Vue d'ensemble du chaos au crépuscule.

  

Parmi les boules les plus sculptées se cachent quelques E.T.

 

Des prises poffées, un granit teinté : un appel au toucher !

 

 

 

 

 

Dans les allées formées par ce dédale, un grimpeur ! Et pourtant, la nuit est proche !

 


 

Pure fissure !
Au loin, le fameux bloc perché sur la montagne de l'Omu Di Cagna.

 

 

A la nuit tombante, la lumière enveloppe les rochers d'une ambiance lunaire.

 

 

 

 

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20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 17:17

 

En terme de bloc, s'il en est un qui se voit de partout et accroche le regard de tous, c'est bien l'Omu Di Cagna.

 

Sur la route du sud de la Corse entre Sartène et Porto Vecchio, cette boule en équilibre précaire sur son piédestal est une singularité de la nature.

 

 Au terme d'une heure de marche dans la resplendissante montagne corse, on arrive à cet empilement chaotique que forme le sommet. D'apparence longiligne, il faut le contourner et le dominer pour en voir toute la magie ...

 

 

 Au loin, son frère jumeau (moins impressionnant tout de même) !

 


 

Dans une nuée de gardiens volants, ce fier édifice nargue la pesanteur et domine toute la côte sud !

 

Sous cette vue, le bloc semble en équilibre prêt à basculer à la première tempête. La vision d'un autre angle montre combien la largeur de contact est importante. Pour l'instant, il est encore pour quelques années figé à son socle.

 

Tout au fond sur la côte, les plages de Roccapina et les blocs de Pianotolli (cachés).

 

 Il a fallu attendre les années 1970 pour voir sa première ascension.

D'apparence facile, l'approche et le détail montre qu'il est délicat de le gravir (surtout sans crash pad ;-).

En fait, les zones de faiblesse se situe sur l'autre face : plein gaz !

 

 

 Dans la forêt, alignement de cairns !

 

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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 16:23

 

Présenté dans un Hors Série 2005 spécial blocs de Grimper, on s'imagine le site de Valdu Di Saltu comme la référence de l'activité en Corse. On pense trouver un parking saturé et la foule au pied des rochers.

 

En fait, il n'en est rien. Le site semble resté dans une relative tranquilité. Seul un vieux chasseur respire paisiblement le calme de la montagne :

"Le site d'escalade, c'est par là ?

 _ Oui, continuez tout droit et ... il y a un tas de pierre ..."

 

Sur place, le potentiel est certes énorme mais on comprend le frein à l'engouement pour ce secteur.

Dans la forêt dense de la montagne corse, le granit gris est un plaisir du geste mais n'offre pas la même attirance que les colorés rochers de Pianotolli (voir le prochain article).

 

 

 

Au rond point, suivez la flèche !

 

 


 

 

 

Refermez soigneusement la barrière derrière vous !

 

 Sous nos pieds s'étend une forêt ... de blocs !

Un potentiel immense pour les vrais bloqueurs amoureux du brossage : de la mousse, du lichen et des nuages de poussières, il y en a de la matière à retirer !

 

 


 

 

Différents profils : dalle, murs à trous énormes, dévers, surplomb à rétablir.

  Couvert par les arbres, observez bien votre chemin sous peine de tourner un peu en rond avant de remonter au parking !

 

Ce site est vraiment intéressant pour les fondus de blocs. Pour les grimpeurs en villégiature, l'attirance n'est pas aussi forte à la vue des blocs que dans d'autres sites cotiers.

 

 

Voici la copie de l'accès décrit sur l'article de Grimper :

Situé sur la commune de Petreto - Bicchisano au nord de Propriano (vers Porto Pollo), l'accès se fait par par la N196 entre Propriano et Ajaccio. A la sortie (ou entrée en venant d'Ajaccio) du village, suivre la direction de Porto Pollo sur le dernier rond point (flèche en bois "Valdu Di Saltu). 1,2 km plus loin, tourner ensuite à droite vers les "Biscuiteries Ettori" puis à 200 m, prendre à gauche sur une route goudronnée devenant vite une piste. On atteint la fameuse barrière (admirez le cimetière de voitures au pasage) à refermer scrupuleusement derrière soi. Suivre la piste sur la crête (tout le temps à gauche) en laissant les embranchements descendants. Le parking le plus carrossable est au niveau du vieux bus sur une grande esplanade ( à moins d'avoir un chassis surélevé pour franchir les pentes suivantes). A pied, on continue sur la piste avant de la quitter en passant sous la clôture par un bon sentier.

 

Calme, dépaysement hors du temps sont les qualités du site. Bonne exploration !

 

 

 

 

 

 

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6 septembre 2007 4 06 /09 /septembre /2007 11:26

 

Une virée en Corse engage toujours à l'exotisme : un côté à part, premier privilège de la vie sur une île.

L'Ile-Montagne est aussi une destination incontournable pour le grimpeur avec des terrains exceptionnels pour les grandes voies et des sites superbes de couennes pour s'aguerrir entre deux expéditions verticales.

Le premier contact avec la Corse se fait souvent par la mer et l'arrivée en bateau. La curiosité attire la foule sur le pont et les côtes déchiquetés sont détaillées à l'affut de rocher grimpable.

En arrivant à Ajaccio, le port est une attraction mais celles qui nous intéressent sont plus à l'intérieur des terres.

 

Pour admirer les parois rougeoyantes du Gozzi, la meilleure vue est à tribord (bord droit pour les terriens profonds). Cette montagne domine la ville d'Ajaccio avec un terrain de jeu des plus excitants pour l'escalade : couennes et surtout grandes voies de tout niveau. 

 

 

Pour se rendre sur place, la difficulté sera de détecter le mini emplacement pour se garer (place pour une voiture dans une descente juste après un virage à gauche) et l'échelle sommaire enjambant la barrière du parc. En effet, les propriétés défilent leur clôture de bout en bout sans une seule ouverture vers la colline. Le sentier est impeccablement tracé et cairné du début à la fin.

 

Le granit gorgé d'oxydes diffuse cette couleur volcanique. Le grimpeur a le sang en ébullition à cette vue et son pas l'entraine irrésistiblement au pied de cet eldorado.

Arrivé à destination, les rencontres sont particulièrement dépaysantes : au loin un caillou bouge, magie des Gozzi ? Hallucination provoquée par une montée trop rapide ?

Non, simplement une tortue en pleine dégustation.

 

Partout où le regard porte, des voies et encore des voies ! Rassurez vous la saturation n'est pas la politique locale (une soixantaine de voies réparties sur tout le rocher) et il reste un potentiel tout doucement exploré par les locaux.

 

Le soleil salue une dernière fois cette face sud ouest !

 

 

 Le Gozzi fait parti des sites majeurs de Corse. A retrouver dans le topo des falaises corses commandable directement sur le site du topo qui propose aussi les mises à jours, corrections et nouvelles voies.

 

 

 

 

 

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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 12:45

 

L'été venu, c'est bien connu :  les étudiants rentrent au pays !

Parmi nos affiliés CMEL, nombreux sont les expatriés qui ont abandonné leurs terres d'origine.

Etendard de sa région et des falaises gréseuses qui la peuplent, Vincent nous adresse quelques photos d'Alsace.

Entre deux fêtes du vin arrosé, il réussit à nous dresser l'inventaire des principales structures rocheuses des Vosges :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Martinswand :

 

Il faut descendre dans les Vosges du Sud (est ce encore la vraie Alsace ???) pour s'extraire de l'omniprésent grès.

 

Site numéro un pour les amateurs de hauteur et de voies en plusieurs longueurs. On frôle les presque 100 mètres et la vue sur la vallée est remarquable. 

 

Le granit est très fissuré et plutôt raide. Le style d'escalade s'en ressent : assez physique ; rien à voir avec les dalles couchées d'Ailefroide.

 

Photo ci contre : au sommet de "la Mulhousienne" 4 longueurs en 6a max et une bien belle ambiance.

Les Vosges du Nord plébiscitent la domination intégrale du grès (dit rose).

Appellation troublante car la couleur tirerait plutôt vers le rouge orangé et parfois vers le rose mais vraiment très foncé.

 

Deux catégories de falaises en grès :

  • Les anciennes carrières : désaffectées par l'exploitation industrielle puis restaurées par et pour les grimpeurs, elles sont un must de l'escalade alsacienne (pour se donner une idée, l'Etoile Noire de la Ciotat ressemble à ce style d'escalade). Les préhensions deviennent plus franches et sont très appréciées des amateurs de réglettes. Le site phare d'Alsace (et réellement majeur pour l'escalade si on réussit à oublier l'ambiance sonore de la route nationale toute proche) en fait partie : le Kronthal.

Dans une version récente, Klingenthal a connu un succès éclatant. Ce site offre un panel de difficultés variées du 5 au 7 sur des itinéraires d'ampleur.

 

 

A gauche, la partie facile de la carrière : assurage du haut et descente en rappel obligatoire ; attention à bien respecter les consignes alsaciennes  pour ne pas user les rings des relais littéralement sciés par le sable du grès.

 

 

Ci dessus, le mur central avec des belles lignes en 6c.

 

Une question : pourquoi n'installent ils pas des maillons rapides sur ces fragiles points ? Ce sera plus facile à entretenir et à changer en cas d'usure prématuré.

 

 

 

  • Les sites naturels :

 

Typiquement, ils se déclinent en tours de grès naturelles. Si on voulait résumer, ce serait "escalade tout en rondeur".

Mais, ce serait trop simpliste car comment éluder les multiples incrustations de galets de toutes tailles (du gravier au format brique), les fissures et autres trous sans oublier les plats.

 Les tours du Windstein, site majeur, en sont un exemple marquant.

Dans la même zone, Obersteinbach abrite plusieurs faces émergeant de la forêt. Même la frontière n'estompe pas l'ambiance du Palatinat tout proche. Sauf que sur le pendant allemand, l'équipement est resté historiquement (ou éthiquement) assez sobre avec un usage bienvenu du coinceur.

Malgré les rings gage d'une solidité exceptionnelle, le grimpeur n'aspire pas à un réconfort rassurant évoluant en adhérence aléatoire.

Ci dessous, le Wachtfels propose une escalade très technique sur les pieds. Sous le sable envahissant le moindre replat (puissant souffle nettoyant requis pour le premier répétiteur), les prises crochetantes sont des micros graviers qui serviront à crisper puis à pousser : une escalade où il faut faire corps avec la matière ! Embrasser le rocher ou se coucher dessus ne sera pas obscène ;-)

 

Dans chaque style, une multitude de falaises égrène des voies à la typicité redoutable ; difficile de grimper à vue ici ; adoptez la mode alsacienne en privilégiant plusieurs montées : une pour poser les dégaines, une pour trouver les méthodes, une pour valider ses mouvements et enfin commencer les essais mais trop cuit pour enchainer ;-)

 

L'Alsace est donc une destination intéressante pour se rafraichir l'été ; pour l'hiver, rester bien au chaud dans notre sud ... en attendant que le réchauffement climatique finalise son effet estival en hiver.

 

 

 

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