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Bienvenue sur le blog de la Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral !

Marseillais, Aixois, Aubagnais, Ciotadens, quelque soit l'origine, nous sommes tous animés par la même passion de l'escalade libre. Les articles traiteront principalement des sorties en rocher avec des photos et encore des photos.

Puisqu'il y a du soleil toute l'année en Provence et que nous sommes heureux d'y vivre, c'est évidemment nos belles falaises du sud qui sont visitées régulièrement.

Et puisque le centre du monde vertical est à Marseille, les Calanques et toutes les falaises phocéennes seront à l'honneur. En amoureux transi du rocher, nous irons même jeter un oeil hors de nos frontières ...

La C.M.E.L., c'est aussi une association qui cherche à aménager notre environnement pour la pratique de notre sport favori (Clean Up Day de La Ciotat). Le blog permettra d'en rendre compte.

Bonne lecture à tous les grimpeurs internautes !!!

 

  

P.S. :

Pardonnez une facheuse tendance à laisser le retard s'accumuler dans la publication des articles !

Mais la description d'une voie ou d'un secteur est relativement intemporelle ... peu importe la date d'édition !

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Pour toutes demandes d'informations, questions et autres, vous pouvez contacter (remplacer les mots en majuscules : AROBASE, POINT, par leur symbole) : 

 

  • Olivier Didon par mail : didon POINT olivier AROBASE gmail POINT com

                                     ou par téléphone : 06 19 14 01 01

  • Jean-Philippe Dalbavie par mail : jeanphi.dalbavie AROBASE wanadoo POINT fr

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La Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral vous offre ses services pour un encadrement en escalade, canyon, via ferrata, parcours accrobatique. Retrouvez le détail des prestations de "nos professionnels au service de votre passion" sur la page dédiée aux moniteurs C.M.E.L. 

 


 

  Saison 2012/2013 : compétition "Blocs qu'on teste" ouverte à tous. Rendez-vous mensuels les vendredis soirs à partir de 19h (le calendrier sur la page Compétition)  à Bloc Session de La Ciotat et finale en avril !


Les autres salles de la région sur la page des salles d'escalade phocéennes.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 


 

Quelques soient les opinions quant au choix du système de protection, le Parc National des Calanques est bien là (signature officielle en avril 2012).


La place des activités douce de pleine nature comme l'escalade est défendue par l'association "Des Calanques et des Hommes". Historique des actions depuis 2009 sur la page "Avenir de l'escalade dans le Parc National des Calanques".
 


 

 


 

 

 


 

20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 08:39

 

 

 

L'escalade est un jeu. Un jeu dont le but est de se faire plaisir.

Chacun poursuit cet objectif selon ses envies : le plaisir du geste parfait, de la réussite des mouvements ultimes, des combats au bout de ses limites, de la confrontation avec ses peurs intimes, le plaisir d'une communion avec la nature, la découverte d'un monde insoupçonné et celui d'un voyage.

 

L'intérêt de l'escalade est de se décliner sur toutes ses facettes et de passer de l'une à l'autre selon son humeur, son état de forme ou la motivation de ses partenaires.

 

Dans le registre du voyage au coeur du minéral, il existe quelques itinéraires qui trace leur cheminement droit dans une falaise à l'allure infranchissable, renouant ainsi avec l'instinct primaire du conquérant de l'inutile : grimper au sommet.

Un exemple typique de ce style est la ligne de tire-clous "Voyage à travers l'impossible" à la Baume aux pigeons du Verdon :de l'artif' tout équipé qui franchit un plafond puis continue dans un dévers continu jusqu'au plateau.

 

C'est d'abord avec cet état d'esprit qu'il faut se lancer dans "Canaille hystérique" : faire un voyage au coeur du minéral ! Même si à Soubeyrannes, le rocher a plutôt le coeur en miette .

 

Observer cette tour carrée, s'apercevoir du délabrement superficiel de cette paroi et s'imaginer qu'un être humain puisse le parcourir est déjà un bel objectif.

L'abondant équipement est donc destiné à rassurer l'explorateur qui verdit rapidement à force de briser les blocs, d'émietter les prises et de désceller les marches des pieds.

Mais finalement, nanti de cette panoplie d'adepte de la directissime en terrain inhospitalier, on prend plaisir à enchainer les longueurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 13:54

 

 

En ce mois d'août 2014, les lendemains de pluie donnent au camping d'Ailefroide une allure de Woodstock ; pas seulement pour l'ambiance hippie mais surtout pour les ornières boueuses qui se creusent dans les allées.

 

 Si on écoute les habitués d'Ailefroide, l'été 2014 est le plus médiocre depuis 25 ans.

Les gardiens de refuge alpins déclarent avec humour que l'été commencera à partir du 15 septembre ... quand ils seront partis ...

 

Entre deux vagues de pluie et de froid, il faut être particulièrement réactif pour réussir à s'activer sur les falaises.

Dès qu'une éclaircie pointe, c'est la ruée sur les parois autour du camping d'Ailefroide : file d'attente au départ, embouteillage dans les voies abordables et patience recommandée.

Et il y a du monde à caser ; la réputation de ce site des Ecrins gagne d'année en année et les plaques d'immatriculation prouvent l'intérêt remarquable de toute l'Europe.

 

Côté ouverture de voies pour les marseillais (Hervé, Nicolas, ...), cette saison est sinistrée et à part quelques départs sur une ou deux-trois longueurs, rien de terminé.

 

Du côté des blocs, le granit sèche vite et les dévers protègent de l'averse impromptue.

Et si l'âme aventureuse dévie des sentiers battus, alors les chaos réservent encore de nombreux passages vierges.

 

 

 

 

 

 

Ainsi, après le bloc de "La Plaque", entre celui de "Pet haché" et "La cave" (page 44 du topo), Oscar, du haut de ses 8 ans, assimile aussitôt le crochet de talon pour se rétablir sur la lèvre de ce dévers.

 

 

Alors que l'appareil photo a pris ses vacances en début de séjour, retour sur place le dernier jour pour immortaliser le passage.

Notre néophyte est alors incapable de reproduire les mouvements qui l'ont conduit avec facilité au sommet ; la pression des flashs ? Une nuit trop courte ?
Une bonne leçon prouvant que la forme d'un jour n'est pas reproductible à volonté ...

 

Pour le jeu, à lui de baptiser ce rétablissement (si c'est une répétition, merci de nous communiquer le nom).

 

 

A proximité, Hervé flashe sur une fissure à verrous.

Il déplore l'agrégat de pavés qui occulte les mouvements dans le dévers. En moins d'une heure, le déblai s'organise à grand renfort de poussées, arc-bouté sur le talus instable et de soulèvements synchronisés.

 

Aussitôt nettoyé de cet amas, Hervé enfile les chaussons et les mains dans la fissure : et une première !

Une tranche de saucisson et il retourne sous le bombé : et de deux ! "T'as vu ! J'ai inversé les mains au départ. C'est plus simple comme ça !" 

Et la sortie de la fissure avec la règle plate à gauche ? A peine proposée, sur le champ, réalisée .

 

Deux passages :

 

 

Pressé par les spectateurs de baptiser l'ensemble, Hervé propose : "Oscar crack" qui ravit son jeune comparse. Du 6A ? 6B ? 6C ? Selon la maitrise ou non des verrous ... à vous d'affiner en répétant ...

 

Quelques dalles aux alentours complètent aisément une séance :

 

 

 

 

 

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 18:58

 

 

Le temps d'écouter son message sur le portable et déjà, la curiosité et l'envie sont attisées .

 

Jean-Phi, notre moniteur touche-à-tout, ne tarit pas d'éloges sur la falaise qu'il vient de tester : un cadre naturel, une ambiance apaisante, une tranquilité, des longueurs en 6b jusqu'à 40 mètres, des prises crochetantes, du rocher gris à strates, quelques colos, du mur, du dévers, de 5b à 8a+, ... et c'est à l'ombre pour l'été.

Il n'en faut pas plus pour s'organiser rapidement une séance dans ces contrées pré-alpines.

 

 

La vallée vue depuis le site

 

 

L'information initiale provient de Pascal Allemand, un ami grimpeur de Jean-Phi (sacré J-P, on ne s'étonne plus de ton prolifique carnet d'adresses ) qui a équipé la majorité des voies.

 

Alors que Pascal aborde un break de quelques années dans sa vie de grimpeur, c'est lors d'une simple promenade en famille qu'il découvre ces parois.

Le rocher est beau, assez compact et les lignes lui sautent aux yeux. Il n'en faut pas plus pour basculer à nouveau dans l'escalade. D'autant plus que le propriétaire privé accepte l'équipement des voies (il signera plus tard une convention avec le comité local de la FFME).

C'est donc parti pour de très nombreux week-ends de travaux, cumulés sur plusieurs années : création d'un chemin après la chapelle, installation d'une main courante pour accéder au sommet des falaises, nettoyage des vires et enfin repérage des voies.

 

Afin de préserver quelques prises essentielles, il a dû les renforcer à la résine et le camouflage laisse quelques traces parfois visibles.

Autant prévenir les puristes du rocher naturel, ils peuvent s'éviter la montée sur place ...

 

D'autres équipeurs lui prêteront main forte pour étoffer le site.

 

Les secteurs sont à l'ombre et démarrent derrière le pilier ensoleillé.

 

Mais où se trouve donc ce site plein de promesses ?

Pas trop loin ... sur la route des Alpes ...

 

Maigre comme renseignements !

 

Pour laisser à son principal équipeur la primeur de l'information lors d'une prochaine publication, nous ne donnerons pas de détail d'accès (pour l'instant) mais les regards avertis reconnaitront aisément le coin .

 

Fontaine au village (eau potable au robinet). Sur le sentier, une croix ciselée en détail.

 

 

Il faut compter entre 40 minutes et 1h d'approche selon le rythme de marche et le secteur atteint.

La montée est d'abord régulière puis la pente s'accentue sévèrement pour arriver à la chapelle blottie contre la falaise (celle-ci ne se grimpe pas ; terrain communal non autorisé).

 

 

Le panneau indique que cette chapelle rupestre est datée du 12ème siècle.

Rénovée en 1998, elle est constituée d'une abside voutée en cul-de-four.

 

 

Vu les impacts de cailloux de bonne dimension sur le chemin juste après la chapelle, ne pas trop flaner à cet endroit .

 

 

 

Une centaine de mètres après la chapelle, on croise la première voie "Welcome" (dont le départ s'atteint par une main courante à tracter).

 

Au fond, le secteur nord-ouest dominant le canyon (équipé et parcouru).

 

 

 

Le site démarre du pilier à gauche du grand dièdre jaune. C'est un premier secteur. Dans son prolongement un peu plus haut, le secteur suivant héberge une belle dalle avec des voies en 5 et 6. Certaines atteignent les 40 mètres en pure conti'.

Orientés ouest, ils prennent le soleil à partir de 14-15h.

 

 

 

Le secteur suivant est Nord-Ouest ; il est à l'ombre jusqu'à 16-17h, ce qui laisse une grande partie de la journée au frais.

 

En arrivant, le jeu des comparaisons avec des sites connus évoque un peu Orpierre pour son calcaire gris, parfois plissé, avec des strates, des règles. L'adhérence est bonne et les prises souvent corchetantes. Seules les sorties des voies les plus longues ont un rocher de face nord, plus licheneux et moins adhérents.

 

Sur ce secteur, les voies en 6 sont vite exigeantes comme "La muraille de chenilles" 6b+ avec des écailles verticales qui finissent pas bruler les bras.

La première partie d'"Orage vagabond" est un beau 6c+ alliant départ technique et continuité sur bonnes prises parfois difficiles à repérer à l'avance. La suite en 7a+ par la gauche est recommandée par Pascal.

 

"Work less, climb more" est un bon 7b : fatigue bien sur les 2/3 avant d'arriver au final ; rétablissement sur une dalle licheneuse à l'adhérence réduite .

Pied-main sur la colo dans L1 de "Orage vagabond" 6c+.

Le dévers de "Gare aux morilles" 7a+ est plus prononcé au départ mais les prises sont franches (quoique parfois masquées). Après la lèvre, c'est moins déversant mais la gestion de l'effort et la lecture sont essentielles.

JP se croit à Altissimo et fait des séries .

Au départ de "Eclectique" 7c au départ intense (à noter l'attention de l'équipeur pour décaler la corde et éviter que le grimpeur ne tombe dessus au deuxième point).

Pascal, l'équipeur principal du site, dans "Eclectique" 7c.

Un grand merci pour tout ce travail !

 

Il reste encore des dizaines de voies à essayer dont certaines magiques sur de grosses colonnes.

La plupart font 25 à 30 mètres et certaines montent à 40 mètres (prévoir une corde suffisante pour ces dernières).

L'équipement à base de plaquettes et goujons de 12 mm est normalement espacé. Pas de frayeur à se faire. Compter de 12 à 15 dégaines selon la hauteur de la voie.

L'éventail des difficultés est large mais mieux vaut grimper au moins dans le 6 pour s'amuser. Les heptogradistes et plus seront à leur aise.

L'idéal est de grimper ici en été. Attention, le fort mistral souffle bien et peut refroidir considérablement les lieux. Par forte chaleur, la brise du thermique sera très agréable.

Les noms sont joliment peints au pied des voies .

 

 

 

Après l'effort de l'escalade et de la descente à pied, un petit réconfort (frisquet) dans la rivière voisine.

 

 

Si certains sont motivés pour équiper, prenez d'abord contact avec Pascal qui expliquera les limites du domaine accessible.

 

Quand la canicule étouffera toute tentative d'escalade autour de Marseille, il sera agréable de revenir passer la journée sur ce site. Mais, autant être affuté pour ne pas exploser au bout de 3 longueurs .


Bravo Pascal, merci pour le boulot et les anecdotes !

 

 

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 12:47

 

Aux yeux du grand public, leur titre sera toujours le même : moniteurs d'escalade.

 

Et pourtant, dans le petit monde de l'encadrement professionnel, la formation a changé.

A la place du Brevet d'Etat (B.E.), on compte maintenant trois Diplômes d'Etat : D.E. Canyon, D.E. Escalade environnement spécifique (celui qui permet d'encadrer en grandes voies et terrain d'aventure) et D.E. Escalade environnement non spécifique (encadrement en salle et en site sportif d'une longueur).

 

Au menu de la semaine, Olivier, formateur Jeunesse et Sport, les encadre en falaise avec grandes voies et entretien d'un site sportif.

Par ces fortes chaleurs de juin, le programme doit appliquer une règle essentielle : ombre obligatoire !

Le matin, à Soubeyrannes, l'objectif est rempli dans les grandes voies du côté d'"Ouvreur de bouse".

Pour la suite, avec des horaires serrées, pas le temps de se disperser sur une marche d'approche bucolique. On choisit un site peu éloigné .

 

 

Les stagiaires DE sont chargés au maximum (cordes, rings, relais chainés, chaine, maillons, ...).

Briefing : présentation du matériel utilisé, consignes de sécurité.

Cyril, Olivier, Ramon (en test du baudrier intégral du cordiste), Marianne et Vincent.

 

De plus en plus, les formations d'équipement en falaise valorisent les techniques de sécurité des cordistes.

 

 

Si les ancrages naturels sont rares, alors, le piton reste la meilleure arme pour sécuriser son assurance ; ça sonne bien !

 

Après la mise en place des cordes, on relie quelques relais avec des maillons et de la chaîne.

 

Sur ce site, il manque quelques relais ou des points sont isolés.

C'est l'occasion de compléter l'équipement et d'apprendre la pose d'un scellement.

 

Etape 1 : le repérage.

 

Etape 2 : le perçage.

 

 

 

 

Etape 3 : nettoyer l'intérieur du trou.

Quand on ne dispose pas de soufflet ou de tuyau suffisamment long, le tube court (livré avec les cartouches de colle) recouvre l'équipeur de poussière .

Etape 4 : le collage et finition à la brindille (pour éviter d'étaler le surplus et lisser le contour).

 

 

Les stagiaires semblent ravis de leur première expérience en équipement. S'ils veulent poursuivre dans ce domaine, il leur faudra encore acquérir un peu d'expérience auprès d'équipeurs aguerris ... et enchainer avec une journée complète de formation dans le cadre du D.E. Escalade en environnement spécifique.

 

La journée s'achève dans la pure convivialité qu'affectionne la Compagnie : apéro et pétanque en soirée.

 

 

 

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 16:09

 

Après un printemps d'une douceur très agréable en Provence, la chaleur s'abat sur tout le territoire français sans aucune transition. Les faces sud sont intenables et il faut bien se réfugier à l'ombre pour espérer grimper.

 

Aucune région n'est épargnée, même les lointaines contrées du nord croulent sous la lourdeur des températures .

Alors quand on retrouve notre Vincent d'Alsace pour une sortie à l'improviste dans son fief natal, la destination fait débat.

A la sortie des bureaux strasbourgeois, le proche Kronthal tend ses bras mais la tendance est plutôt à la détente sans se mettre de projet à arquer.

Et si on explorait cette falaise voisine souvent snobée : le Kobus (juste au-dessus de l'auberge du même nom).

 

 

Elle a pourtant fière allure avec sa face rouge parfaitement identifiable depuis le rond-point de Marlenheim et sa hauteur prometteuse.

 

En soirée, l'ombre gagne vite le pied du mur et rafrichit bientôt toute la paroi.

Pour encore plus de fraicheur, le secteur du Petit Kobus à 5 minutes plus à droite est abrité par les arbres.

 

Le Kobus classique a une marche d'approche réduite au minimum (100 m environ de la contre-allée où on se gare).

La nationale toute proche est moins bruyante qu'au Kronthal (les voitures ont moins de vitesse et la falaise est un peu plus renfoncée).

 

Chaque hiver, la L.P.O. vérifie si un couple de hiboux Grands Ducs vient nidifier dans les surplombs supérieurs à gauche. Si c'est le cas (comme cette année 2014), une interdiction temporaire est en vigueur jusqu'à la mi-juillet pour les voies en deuxième longueur à gauche de "Tronche nabolitaine".

Cela prive des grandes envolées dans les dièdres sombres sur la gauche mais il reste toute la partie inférieure avec de très belles voies ...

 

Très belles effectivement ! C'est une bonne surprise !

 

Vue d'en bas, le mur délimité par les fissures-dièdres (pile en face de l'arbre isolé) parait compact et on imagine quelques crispettes à serrer.

 

Il est en fait rayé de strates bien camouflées qui sont autant de nids à bacs et prises crochetantes. Un bon blocage mène souvent à la faille suivante. Génial !!!

 

En général, l'équipement fait par le "grand artisan local" Armand Baudry est correctement placé avec un peu d'espacement. Les rings sont alignés et c'est le grimpeur qui tourne autour pour suivre les prises.

 

Pour se remettre dans le bain en début de séance, le dièdre de "Momo, ce héros" 5b+ est un bon choix. Après le premier relais, on peut sortir par des gradins faciles ou bifurquer à gauche pour un pas bloc en 6b (= "L'Antéchrist").

 

 

Les étoiles du topo sont absolument justifiées pour :

  • "Le cadran solaire" 6a+ : ça déroule parfaitement jusqu'au dernier point sous le relais où le crux est juste psychologique. Il faut faire un petit rétablissement au-dessus de la dégaine ... "Allez, on se force !"  Sinon, détour possible par la droite ...
  • "Schizo-frêne" 6b : une section à arquer dans le bas en louvoyant un peu à droite puis un régal de mouvements d'allonge jusqu'au relais.
  • "Les bajoues de la Castafiore" 6c (pas si dure pour avoir le + du topo) : belle approche du surplomb et une fantastique boite aux lettres pour permettre de se rétablir sur la lèvre du surplomb (bien lire le rocher et aller vers la gauche pour passer au plus simple). La suite vers le relais est aérée avec un goût de "Panic room"(fameuse voie de l'Etoile Noire ). Un coinceur (ou petit friend) peut rassurer si l'émotion tourne la tête ...

Et aussi pour la voisine :

  • "Osiris" 6b+ : une section bien à droite du ring et la sortie sur des écailles (qui résonnent) à saisir avec délicatesse.

 

Même la courte longueur en fin de séance de "L'avant-dernière tentation du cric" 6a est sympa avec ses mouvements athlétiques à la nuit tombante .

 

"Schizo-frêne" 6b ; juste avant la section dure. "Les bajoues de la Castafiore" 6c ; la boite aux lettres en main droite, sortie du surplomb.

 

Si on arrive à faire jusqu'à 6 longueurs dans la soirée (et en arrivant tard), c'est bien grâce à la latitude de l'Alsace qui repousse le coucher du soleil de près de 30 minutes par rapport à nos habitudes méditerranéennes et ne nous fait plier la corde qu'après 22h (pour les semaines de juin, proches du solstice d'été).

Sans envier les bretons qui cumule décalage horaire de l'ouest et latitude pour grimper jusqu'à 22h30, on en profite déjà un maximum ici !

 

La découverte du Kobus est positive : des voies pas trop courtes, de la belle escalade, des cotations généreuses, des difficultés abordables concentrés dans quelques pas blocs surmontables et un peu d'ombre le soir (attention, c'est la fournaise le reste de la journée ).

Exactement ce qu'il nous fallait !

On y retournera volontiers !

 

 

 

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 12:59

 

Dans les années 2010, à l'heure où le parapluie à responsabilité est ouvert de partout pour se protéger d'éventuelles poursuites en cas d'accident, rares sont les communes qui subventionnent le développement d'un site naturel d'escalade.

Alors, quand c'est le cas, autant le souligner : un grand merci à la commune de Miramas qui a soutenu ce projet d'équipement d'une falaise et poursuit le dévelopement avec d'autres tranches d'extension.

De plus, cet aménagement augmente une offre plutôt réduite de falaises équipées pour les grimpeurs de ce périmètre autour d'Istres et au nord de l'étang de Berre.

 

 

 

"Captain Biceps" 5c+

 

L'homme de l'ombre qui a permis ce résultat est Jean-Claude Salerno. Actif éducateur et animateur sportif au domaine de Cabasse, il a construit le projet pour le présenter à la mairie de Miramas et obtenir sa validation.

 

L'aventure a commencé en 2010 lors d'une journée printanière d'animations pour les enfants : Jean-Claude invite Olivier Didon et Jean-Phi Dalbavie, nos moniteurs spécialistes des "opérations extérieures", à créer un atelier d'initiation à l'escalade, d'un rappel et une tyrolienne pour l'occasion.

Sur place, guidés par Jean-Claude, les deux compères découvrent rapidement le potentiel de ce bout de molasse et de cette forêt de pins massifs.

Ainsi, Jean-Claude sera la cheville ouvrière sur le terrain (énorme débroussaillage des barres rocheuses) et auprès de la mairie pour valider les autorisations.

 

Au final, la barre principale est équipée en 2011 avec 19 voies. Juste à temps pour figurer en bonne place dans le nouveau topo "Escalades phocéennes" paru en 2012.

Les cotations du topo sont celles établies par Jean-Claude et son fils (jeune moniteur animant les sorties du club municipal) à mi-chemin entre l'échelle de cotations en voies et celle utilisée en bloc, en raison de la courte hauteur du site.

Du coup, le résultat est surprenant dès le 3a (on peut facilement ajouter un chiffre) avec déjà de bonne fermeture de bras.

 

 

"Captain Biceps" 5c+

"Toboggan" 3c

Un atelier rappel avec les jeunes de l'ECA.

 

Le rocher est très photogénique avec ces gros "yeux". Le profil assez raide et bombu donne une escalade vite physique (les adeptes de salle se trouveront en terrain conquis ).

Dicté par l'idée d'initier à grimper en tête, l'équipement est abondant et des plus solides : rings scellés partout et chaînes au relais.

Il n'y a pas de conventionnement avec la FFME mais un réglement affiché sur la paroi rappelant les consignes élémentaires d'usage : vigilance et prudence lors de l'assurage, surveillance des enfants et escalade sous la propre responsabilité du grimpeur.

 

 

Le prolongement à droite de l'affleurement de molasse avant son équipement mais déjà parfaitement débroussaillé par Jean-Claude.

 

 

En 2012, l'extension du site à droite de la barre principale est validée par la mairie et les chantiers peuvent commencer.

On gagne quelques mètres de hauteur et surtout plus de raideur pour compléter le site avec des voies plus dures.

 

  Jean-Phi donne ses consignes à Mickaël, Morgan et Raphaël.

 

 

 

L'équipe s'est étoffée de quelques jeunes BE validant leur UF2 (Aurélien, Clément, Mickaël, Morgan, Raphaël, Thomas) encadrés de prêt par Olivier et Jean-Phi. Les anciens partagent leur expérience ... et leurs anecdotes d'équipement ...

Par une belle journée d'avril, le rocher est nettoyé, sondé, les voies repérées, percées puis collées.

 

 

 

Deux sessions rondement menées plus tard et quelques heures de finition ajoutées les semaines suivantes, le secteur est bouclé : 11 voies d'une dizaine de mètres, du 5b au 7a et une via cordata sur la vire.

 

 

Gilles Bernard et son équipe du topo "Escalades phocéennes" nous partagent amicalement les tracés du topo :

A. "Trois points pour une U.F." 5c+ (Raphaël)

B. "Le rhôm lé pa bom, mé y boit kan même" 5b (Morgan)

C. "Plus de 300 ans de savoir faire" 5c+ (Mickaël)

 

 

En cas d'écart flagrant, vous pourrez poster votre avis sur les cotations (en commentaire de cet article).

 

D. "UF2 2012" 6c+ (Olivier)

E. "Mi-ramasse tes bras" 6b+ (Gwen)

F. "Bac à sable" 7a (Thomas)

G. ? 6c (Jean-Phi et Morgan)

H. "Mira-mastoc" 5b (Gwen)

 

 

I. "Sous les pavés" 6b (Aurélien)

J. "Déconne pas !" 6a (Clément)

K. ? 6a

"UF2 2012" 6c+ : continu avec un bon blocage sur petites prises.

 

 

 

"Sous les pavés" 6b : départ déversant sur grosses prises avant de se rétablir.

 

"Mi-ramasse tes bras" 6b+ : continu jusqu'au rétablissement péchu sous le relais.

 

 

Le dièdre-cheminée de "Mira-mastoc" en 5b.

 

 

D'autres secteurs ont vu le jour sur la gauche et feront l'objet d'un prochain article avec photos et topos à l'appui.

 

 

 

L'accès au site de Cabasse est bien décrit dans le topo "Escalades phocéennes".

En complément, voici quelques repères visuelles sur la route : 

En arrivant de l'autoroute par la D19, direction "Grans", tourner à droite : D16 direction "St Chamas".

Plus loin, rester sur le D16 mais en direction de "Miramas".

Sur le D16 ("Chemin de Belleval"), tourner à droite ; panneau "Crocs fidèles".

 

 

Rouler doucement (on croise de nombreux promeneurs ou joggers) jusqu'à l'esplanade sous la falaise.

 

 

 

Locaux ou visiteurs de passage, espérons que ces informations vous donnent envie d'aller grimper sur cette molasse tendre et gavée de trous ...

 

Notez tout de même que le domaine de Cabasse est un centre de loisir de la commune de Miramas et que les groupes d'enfants y sont accueillis pendant les vacances scolaires et tous les mercredis le reste de l'année. Pendant ces périodes, ils sont susceptibles d'aller grimper avec force enthousiasme et cris ...

 

 

Tous nos remerciements à la commune de Miramas pour nous offrir ce site d'escalade !

 

 

 

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 15:44

 

 

Dans les Bouches du Rhône, l'ouverture générale de la chasse est ce dimanche 8 septembre 2013 à 7h (source ONCFS).

 

Elle s'achèvera le dernier jour de février 2014 (le vendredi 28 février 2014) au coucher du soleil.

Dans l'intervalle, signifiez bien votre présence pour ne pas être confondu avec un sanglier .

 

 

 

 

 

 

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 18:42

 

Pour relancer un rythme poussif des publications sur ce blog, c'est une lectrice qui nous soumet un article de promotion sur l'escalade à Malte et par la même occasion, pour Elanguest, son école de cours d'anglais.

En fouinant un peu sur Internet, nous avons compléter ses propos de quelques liens, photos et compléments d'information.

Pour juste grimper ou pour agrémenter un séjour linguistique, Violaine Cartier nous invite à découvrir cette île méditerranéenne.

 

 

 

 

Escapade escalade à Malte

 

Pour les amateurs de grimpe, Malte est une destination à privilégier.

En effet, cet archipel situé au cœur de la Méditerranée offre de nombreux et variés sites d’escalade qui sauront ravir l’ensemble des grimpeurs. Bien que Malte soit encore méconnue voire sous-estimée pour son potentiel « escalade », on recense cependant environ 1300 voies d’escalade : parois rocheuses inexplorées, falaises surplombant la mer, vallées pittoresques, grottes et criques : il y a l’embarras du choix et il y en a pour tous les niveaux, des débutants aux plus expérimentés.

 

 

 

Les sites d’escalade et les paysages qui s’offrent à vous sont différents de ceux auxquels on peut être habitué en France. Ainsi, escalader à Malte c’est sortir des sentiers battus, sans jeu de mot facile.

En outre, bénéficiant d’un climat méditerranéen et de 300 jours de soleil par an, la pratique de l’escalade à Malte est propice tout au long de l’année, a fortiori en hiver et en automne, lorsque les températures sont douces. En période estivale, il est judicieux de s’adonner à cette activité tôt dans la matinée ou en fin d’après-midi/début de soirée, en gardant à l’esprit que le soleil se couche aux alentours de 20h.

A Malte, la grande majorité des falaises se composent de calcaire. Le matériel classique (corde, baudrier, casque, sangles, mousquetons et dégaines) est suffisant pour la majorité des voies (si on se contente des voies en moulinettes et d'au moins 300 voies équipées ; mais, ajouter un bon jeu de coinceurs et friends pour le millier de voies traditionnelles). Tout au long de votre séjour à Malte, faites appel à un guide local pour vous indiquer les sites les plus en adéquation avec vos attentes, compléter votre matériel (par exemple : MC Adventure).

 

 

Voici quelques idées de spots qui devraient convaincre les plus sceptiques d’entre vous.

  • "Champagne Wall" : à proximité de Buggibba, une grande falaise s’élève depuis la mer et offre une vue spectaculaire sur cette profusion bleue.

Le récit enthousiaste de grimpeurs français du site "Rêves de Cimes by Prince de Lu" qui ont fréquenté de nombreuses falaises de l'archipel dont deux visites à "Champagne Wall", un secteur de couennes équipées au rocher incroyablement sculpté de multitudes de bacs.

 

 

  • "Azure Window" : situé sur l'ile de Gozo ; c'est l’un des paysages incontournable de l’archipel maltais. Il s’agit d’une grande arche de pierre surplombant la mer, un endroit à couper le souffle. Ne perdez plus une minute pour découvrir ce site, cette arche ne sera pas éternelle et menace de s’écrouler à tout moment d’après les locaux.

Un site dédié à l'escalade sur l'île de Gozo et un topo des secteurs équipés disponible gratuitement en PDF.

 

 

 

 

  • "Blue Grotto" (au sud de Malte) : ce site regorge de petite grottes et criques qui ne demandent qu’à être explorées. Les falaises sont également nombreuses, et forment parfois de petites arches se jetant dans la mer. Ce spot vous surprendra par le bleu saisissant et envoûtant de la mer : une eau turquoise translucide digne d’une carte postale.

 

 

 

 

 

 

 

  • "Bahrija" (côte ouest de Malte) : aux alentours, les possibilités d’escalade sont également nombreuses. C’est notamment là que vous pourrez sans doute trouver les voies les plus spectaculaires, plus particulièrement réservés aux grimpeurs expérimentés avec beaucoup de relief et des rochers comportant de nombreuses fissures.

 

Quelques nouvelles voies équipées et développement en cours ...

 

 

 

 

  • "Mthaleb" (au sud de Bahrija) : dalles en moulinettes.

 

 

 

Si lors de votre séjour, vous souhaitez joindre l’utile à l’agréable en prenant quelques cours d’anglais pour perfectionner votre niveau, retrouvez toutes les infos nécessaires sur le site d'Elanguest.

 

Pour les passionnés d’escalade, je peux vous assurer que l’archipel maltais est fait pour vous !

 

 

 

Pour faire suite à cette article de Violaine Cartier, voici quelques infos complémentaires glanées sur le web.

 

Si l'archipel de Malte s'est construit historiquement sous l'influence britannique, il en est de même pour la pratique de l'escalade. C'est pourquoi le style est plutôt à la version traditionnelle des anglo-saxons.

Aussi, la majorité des voies se parcourt avec les coinceurs, friends et sangles sur une longueur et parfois sur plusieurs (4 à 5 sur les falaises maritimes).

S'ouvrant à une éthique plus libérale, l'organisme en charge de l'entretien des falaises d'escalade commence à équiper certaines parois compacts avec des points adaptés (résistants à la corrosion marine ; donc, inox haut de gamme) ; la politique d'équipement renseignée par le Malta Roc Climbing Club.

Néanmoins, beaucoup de longueurs maritimes se pratiquent encore en moulinette depuis le sommet.

Le calcaire extrêmement sculpté de la côte est aussi particulièrement propice au Psychobloc ou aux traversées au ras de l'eau de tous niveaux (beaucoup sont très abordables) sans autre équipement que ses chaussons et son maillot de bain (à pratiquer en groupe et les jours de mer calme pour plus de sécurité).

 

Voici quelques liens vers le site locaux ou pour lire les résumés de visite verticale sur place :

 

Pour conclure, rien de plus rafraichissant que quelques images de traversées au ras de l'eau, de Psychobloc du facile au plus déversants et de multiples plongeons involontaires dans la mer :

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Publié par cmel - écrit par Violaine Cartier - dans Escalade à l'estranger et dans l'Nord Malte Gozo Climbing Malta
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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 18:21

 

Un nouveau mystère à éclaircir à l'Etoile Noire .

Aussi indiscrètes que nombreuses, des flèches rouges - bordeaux sont peintes à même les blocs et jusque sur les falaises, dessinant un parcours chaotique du secteur du Portail jusqu'au SDF.

 

Le jeu de piste serait bien plus intelligent si ce balisage grossier n'était pas si durable ; de la rubalise retirée sitôt l'animation terminée aurait été plus judicieuse ...

Et empiler des cairns n'est pas réservé à la haute montagne.

 

Pas moyen de se perdre avec une flèche tous les 5 mètres .

 

 

 

En longeant le secteur du SDF, même le mur a reçu un gros tag.

 

Direction le gros bloc surplombant (récemment libéré par Maxime ; cotation annoncée : 7B+) puis demi-tour au-dessus de l'ancienne cabane.

"Le 136 ?" ... quelle en est la signification ? Mystère ?

 

 

 

Merci à tous les "usagers" du site des anciennes carrières du Loin de ne pas le dégrader davantage ...

 

Il n'y a plus qu'à attendre que le grès perde quelques grains pour effacer ces disgracieux tags.

 

 

 

 

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 21:59

 

Enfin, les conditions météo s'ajustent conformément au calendrier et cette atmosphère d'automne semble balayée.

Place à la douceur des soirées tardives et au plaisir d'une mini séance après la journée de travail !

 

Quoi de mieux que les secteurs du vallon des Escourtines : parking rapproché, marche réduite et fraicheur.

On ne peut que remercier le topo "Escalades phocéennes" d'avoir mis en avant ce site péri-urbain, calibré pour l'été (à l'ombre dès 12h avec parfois une petite brise agréable).

Si on a le niveau (être minimum à l'aise dans le 6), on peut pousser jusqu'au dévers de la Matrice, monter à la petite grotte du "Laisse moi tranquille" ou juste s'arrêter au Mont Wu Tang.

 

 

Vincent au départ de "La 36ème chambre" 6c (ci-dessus).

Photo de droite : quand la nuit tombe, il faut ramasser les dégaines dans "Taï-chi Master" 7a+.

 

 

Sur cette barre du Mont Wu Tang, deux parties distinctes : à gauche, les voies en 6 sur du rocher à prises franches entrecoupées de quelques blocages conséquents.

A droite, c'est le dévers et ses voies en 7 et 8 où on peut se mettre un chantier comme si on travaillait un bloc à la salle.

 

Avant de toucher les bacs, il faut parfois se farcir les croutes comme dans "La 36ème chambre" (ambiance film de kung-fu ) avant de toucher aux bacs pour se rétablir du dévers.

Même chose dans "Kung-fu fighting" en 7a qui tire bien les tendons au départ et demande un peu de réserve pour sortir du dévers (un peu licheneuse la sortie).

Sa voisine "Taï chi Master" parait un peu plus dur (7a+) pour fermer les bras dans la partie déversante (les grimpeurs alourdis seront recalés sans pitié ). Dans la dalle finale,Thierry, l'équipeur, a rajouté un petit goujon, coupant ainsi l'engagement jusqu'au relais. Merci .

 

Bonne saison aux Escourtines !

 

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