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Bienvenue sur le blog de la Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral !

Marseillais, Aixois, Aubagnais, Ciotadens, quelque soit l'origine, nous sommes tous animés par la même passion de l'escalade libre. Les articles traiteront principalement des sorties en rocher avec des photos et encore des photos.

Puisqu'il y a du soleil toute l'année en Provence et que nous sommes heureux d'y vivre, c'est évidemment nos belles falaises du sud qui sont visitées régulièrement.

Et puisque le centre du monde vertical est à Marseille, les Calanques et toutes les falaises phocéennes seront à l'honneur. En amoureux transi du rocher, nous irons même jeter un oeil hors de nos frontières ...

La C.M.E.L., c'est aussi une association qui cherche à aménager notre environnement pour la pratique de notre sport favori (Clean Up Day de La Ciotat). Le blog permettra d'en rendre compte.

Bonne lecture à tous les grimpeurs internautes !!!

 

  

P.S. :

Pardonnez une facheuse tendance à laisser le retard s'accumuler dans la publication des articles !

Mais la description d'une voie ou d'un secteur est relativement intemporelle ... peu importe la date d'édition !

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Contacts C.M.E.L.

Pour toutes demandes d'informations, questions et autres, vous pouvez contacter (remplacer les mots en majuscules : AROBASE, POINT, par leur symbole) : 

 

  • Olivier Didon par mail : didon POINT olivier AROBASE gmail POINT com

                                     ou par téléphone : 06 19 14 01 01

  • Jean-Philippe Dalbavie par mail : jeanphi.dalbavie AROBASE wanadoo POINT fr

                                  ou par téléphone : 06 09 89 64 91

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La Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral vous offre ses services pour un encadrement en escalade, canyon, via ferrata, parcours accrobatique. Retrouvez le détail des prestations de "nos professionnels au service de votre passion" sur la page dédiée aux moniteurs C.M.E.L. 

 


 

  Saison 2012/2013 : compétition "Blocs qu'on teste" ouverte à tous. Rendez-vous mensuels les vendredis soirs à partir de 19h (le calendrier sur la page Compétition)  à Bloc Session de La Ciotat et finale en avril !


Les autres salles de la région sur la page des salles d'escalade phocéennes.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 


 

Quelques soient les opinions quant au choix du système de protection, le Parc National des Calanques est bien là (signature officielle en avril 2012).


La place des activités douce de pleine nature comme l'escalade est défendue par l'association "Des Calanques et des Hommes". Historique des actions depuis 2009 sur la page "Avenir de l'escalade dans le Parc National des Calanques".
 


 

 


 

 

 


 

28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 10:59

St Géry ???

Evidemment, les Grimponautes (= grimpeurs-internautes avertis) connaissent ce nom, mais que leur évoquent-ils ? ...

St Géry ? Les connexions neuronales se rétablissent et farfouillent dans la mémoire ...




St Géry !!!! 

Mais oui, les images reviennent en bloc : une marche dans la forêt, un short jaune flashy et un certain Dave Graham au combat, soufflant, gainant dans la voie phare du site : "Baston à la maison" (cliquer sur le lien ci-contre pour voir la vidéo sur le site Petzl).


Enchainer un 8c (d'après Dave) au premier essai peut paraitre dérisoire aujourd'hui à l'heure de l'ébauche de 8c+ à vue, mais c'était en mai 2003 et la performance était soulignée comme un bel exploit.


Dans le topo 2006 du Lot (disponible au sympathique bar sur la place du village), la voie est passée de 8c+ (d'après la vidéo) à 8b+ mais reste une sacrée référence pour la région et même nationalement.




Mettre en avant une voie majeure avec une vidéo est le meilleur moyen d'immortaliser le nom d'une voie et de sa falaise.
Mais, l'effet réducteur existe également en conséquence.
Mélangeant les images, on imagine une falaise fraiche perdue dans l'immensité d'une forêt dense avec un calcaire ciselé.

A l'arrivée au village, le décor est tout autre : méandre mélancolique du Lot et bourgade champêtre, le tout surmonté d'une couronne de falaise grise tacheté d'impact à tendance ocre ; bien différent des clichés retenus mais on ne perd rien en beauté du cadre.






Entre Toulouse et la Lozère, à hauteur de Cahors et de son vin, St Géry est le site emblématique du département du Lot. Des falaises où la vie s'écoule nonchalemment comme la rivière qui le traverse.

Pour accéder aux secteurs, on remonte le long de l'église. La rue s'interrompt de part en part vers l'accès des maisons. En fait, le chemin monte droit devant derrière le poteau d'éclairage public. Peu marqué quand il se retrouve recouvert de feuilles, il est très visible dès les premiers lacets. La montée est vive mais rapide. A gauche, on bifurque pour atteindre les principaux secteurs. L'équipement a déjà envahi les parois les plus proches et il progresse vers les plus éloignées.


Il existe aussi un autre secteur à droite dans deux grottes jumelles avec quelques voies dures.







Des voies, il y en a pas mal et de tous niveaux du 5 au 8. Pas trop de 3 et 4 pour vraiment s'initier. Il faudra de suite s'aguerrir. Le calcaire est joli avec ses coulées orangées ; bien sculpté, il n'a pas l'air aussi adhérent que dans les Alpes Maritimes mais c'est mieux pour préserver la peau.
Tous les renseignements sont dans le topo et quand les voies sont trop récentes pour s'y trouver, demandez aux locaux ! Ils se feront une joie de vous faire partager leurs informations.
Quand on a une nature accueillante, forcément, les habitants sont à l'image de ce pays : même leur molosse vous pourchasserons le bâton entre les crocs ... pour jouer et vous obliger à sans cesse lui renvoyer sans jamais se fatiguer (lui, pas vous !).


Enfin, pour conclure la présentation de cette falaise à inscrire dans ses projets de vacances, ajoutons le charmant panneau posé par les "Amoureux de la lecture".

Plutôt que de s'étendre dans de vaines diatribes sur les forums internet, ils ont choisi la communication In Situ avec humour et clairvoyance : une démarche qui devrait être suivi dans bien des lieux même si le combat semble bien déséquilibré. Peu de traits disgracieux visibles du sol en tous cas !




Si vous avez apprécié les lieux, notez un mot dans le livre d'or du site ou feuiletez-le à la recherche d'une anecdote savoureuse.

 

 


De nombreuses autres falaises vous attendent dans le Lot parmi tant d'activités sportives, culturelles et culinaires qu'il faudra renouveler la visite à volonté.




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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 17:26


[Note : article rédigé en 2006 et seulement corrigé ces jours-ci pour publication]
 



Après tous ces mois d'attente, le topo du Verdon est enfin dans les bacs en cette fin d'année 2006. Aussitôt trouvé, aussitôt acheté ! 
La critique est vite venue à notre esprit. Le temps (quelques mois) de quelques corrections est en voici la synthèse.

  Topo-Verdon-couverture-2006


 Promis à un succès indéniable, cet ouvrage remplace la précédente édition de 2000. En faisant suite à une édition antérieure, l'actualisation doit être encore meilleure.

C'est le cas pour l'utilisation des moyens modernes : photos numériques, tracés des voies sur photos et plans de qualité.


A la décharge du précédent, les pictogrammes étaient d'une telle profusion qu'ils noyaient l'information par une trop grande précision.




La leçon est retenue puisque les informations sont restreintes à leur plus simple expression : nom des voies, noms des ouvreurs et année de l'ouverture, cotation maximum rencontrée dans toute la voie, un pictogramme pour répertorier l'équipement (moderne, coinceurs nécessairs, friends nécessaires ou tout le matériel d'artif') et parfois une cotation d'ensemble (TD, ED, ...).


Aucune information sur la nature de l'équipement moderne : a-t-il été repris depuis l'équipement d'origine ? Rééquipement ? De quelle nature (rings, plaquettes) ? En quelle année (cela donnerait une indication sur l'engagement, bien différent dans les années 80 qu'aujourd'hui) ? Combien de dégaines (lorsque c'est au delà des 12 habituelles) dans certains cas particuliers de voies récentes ?


L'indication sur l'engagement de ces voies n'est pas systématisée : quelle est la cotation obligatoire ?



Chaque secteur apparait brut de décoffrage avec directement les photos et les tracés de voies.

Aucun texte d'introduction sur le style local, l'orientation de la face, l'abri du vent ou les heures d'ensoleillement. De la sobriété et uniquement de la sobriété !

Le descriptif des accès est léger (flèches sur photos) sans texte. Réservé aux connaiseurs des lieux ! Pour les néophytes, galère en vue !


 Sur le forum C2C, les avis sont peu enthousiastes et nombres dénoncent certains tracés hasardeux. C'est le revers de la médaille, avec une présentation sur photo, la précision doit être parfaite (surtout pour les grandes voies). Un centimètre de décalage sur l'image et on rentre bredouille sans avoir trouvé le départ.

L'histoire des Gorges est réduite à une synthèse digne d'un secteur de couennes de bord d'autoroute.

Aucune anecdote, aucun portrait d'ouvreurs emblématiques comme sur l'édition précédente.

A la rigueur, on peut penser que le futur ouvrage de Barney (comme celui sur l'histoire des Calanques) sera le complément idéal du topo. Mais la rumeur de sa parution (annoncée depuis 2006) est aussi floue que pour celle des topos provençaux  ;-)))
Quelques anecdotes originales et bien senties auraient fait merveille. Peut-être est le manque de place ?


Un index existait avant et a disparu. L'erreur est corrigée si on possède Internet en téléchargeant le PDF sur le site du club Lei Lagramusas (dans la rubrique "Nouveau topo" de l'onglet "Actualités").
Ce site aborde également le rééquipement des voies et les nouveautés depuis la parution du topo (dans la rubrique "Rééquipement" et "Nouvelles voies" de l'onglet "Actualités").



Evidemment, on peut toujours affirmer que l'escalade est un sport de découverte et que notre cerveau, notre expérience doivent encore servir à quelque chose. Pas de prémaché dans ce topo mais de l'amorce d'information.
Une fois l'objectif affiché, profiter des moyens d'Internet pour étayer vos besoins selon votre degré d'improvisation.  

 L'avantage d'une telle austérité est son faible encombrement pour un contenu si vaste.
Espérons que les quelques critiques seront bien entendus et serviront à une édition révisée qui sera sans nulle doute un succès complet ...

 

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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 13:28



 
 
Au Vallon du Saut de Chateauneuf les Martigues, Pierre-Emmanuel Clair s'est pris au jeu de remettre en état les blocs existants sur ces affleurements calcaires. Très vite, le débroussaillage s'est poursuivi par le brossage de nombreuses nouveautés.
Après fléchage des passages, l'étape suivante consistait à communiquer l'information au plus grand nombre. C'est ce qu'il a fait dans ce topo détaillé téléchargeable en format PDF sur Internet.
Peu familier des cotations blocs, il n'y a pas de classement des difficultés (qui semblent parfois approcher le 6 bloc) ; le texte et les photos décrivent les accès.
 
 



Dalles, murs, jeté et dévers à rétablir, il y en a dans tous les styles. D'autres ouvertures plus dures attendent leur heure. A vous de jouer  et d'entretenir le site !
 
 


Prolongeant le travail, Pierre a aussi remis en état le site de Gignac la Nerthe (derrière la Baume visible de l'autoroute A55).

Au sud de l'Etang de Berre, les amoureux du bloc pourront toujours faire une petite visite entre deux week-ends à La Capelle ou Annot.
 
 
 

 

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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 17:00



Certains Phocéens connaissent Castillon ... la forêt coincée entre les réservoirs de Total à Fos sur mer, les centrales électriques et l'autoroute de l'Etang de Berre.
Les grimpeurs auront eux, immédiatement fait le rapprochement avec Castillon, LE site d'hiver des Alpes Maritimes où ça bronze grave alors que les glaçons poussent dans les faces Nord.

Poursuivons donc la ballade sur la Riviera, patrie des diamants et autres perles de la Jet-Set grimpeuse.
Le haut niveau niçois pourrait volontiers adopter un rythme binaire : l'été aux Gorges du Loup et l'hiver à Castillon et ses exceptionnelles concrétions. Malgré la diversité proposée ces dernières années avec de nouveaux sites complémentaires, ce constat tend à rester d'actualité au regard de la fréquentation majoritaire de ces falaises majeures elles aussi.

Nées de la passion des grimpeurs locaux et de l'avénement du dévers sur colos, les voies apparaissent à partir de 1997 et sont devenues le passage obligé des grimpeurs internationaux du top niveau en transit sur la Côte pour des perf' express tant le style correspond bien au filière des stakhanovistes de l'entrainement, maitres de la rési', acharnés de la pince et du blocage anaérobie.

 
 
Premier constat en approchant : la face est omniprésente de la route en lacets. Adossée à un vallon encaissé, l'ombre enveloppe le versant en fin de journée. Oublier sa doudoune pour une séance tardive est une faute passible d'une pneumonie caractérisée pour le grimpeur assurant entre ses deux essais. C'est la Côte d'Azur, mais à l'ombre, on sent bien l'hiver !!!

Depuis le sommet du viaduc, le parking en bord de route est déjà bien occupé et il faut veiller à ne pas empiéter sur le réseau (passablement) routier. Deux secteurs se succèdent sur le chemin d'accès. 
 
 

 Le premier (secteur "Traduction")est le plus court et le moins fréquenté. Il offre le même calcaire tendre qui s'est recouvert de calcites formant parfois de belles amorces de colonnes. 
 


 
 
Les noms de voies pleuvent comme une litanie à la gloire des jeux vidéos les plus féroces. Certains d'entre eux résonnent comme une musique bien connue :

 "Doom""Final Fantasy""Mass destruction" ; "Barjoland" ; "Alien Carnage", la plus dure attendant l'avènement de son extension (ultime semble-t-il) ; "Mortal Kombat", première voie équipée ici par Axel Franco et sa légende depuis l'ouverture annoncée à 8c+ et son ascension à-vue par Yuji Hirayama et bien d'autres ramenée à 8b+ avant de se stabiliser aujourd'hui à 8b pour cause de méthode plus reposante.

Au second secteur ("Arcade"), on retrouve la foule (même en semaine) et les voies mythiques qui remplissent les lignes des chroniques nationales et internationales. 
 


 

 
Encore un détail qui échappe aux chroniques et articles encensant ce site : les beaux lacets en face traduisent les pourcentages du dénivelé en décibels vociférants et autres relances du couple moteur.
 
C'est sûr qu'en plein blocage sur les colos, l'apnée provoquée vous privera du doux chant des cylindres. 
Mieux vaut être prévenu si on imaginait l'immersion dans la colline sauvage et isolée !!!
  




Après la visite, y a plus ka ... !

Entrainement l'automne prochain pour revenir et espérer exister dans ces voies où la faiblesse ne pardonne pas !
Pour les photos, c'est ouvert à tous mais pour grimper, mieux vaut un bon ticket dans le 7 pour garantir un minimum de plaisir !!!
 
 
 
 
  


   

 
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10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 12:06




En visitant les grandes falaises des départements voisins, on peut légitimement souligner les travaux entrepris avec une belle réussite.


  .

Parmi eux, notons les aménagements réalisés au Baou de St Jeannet dans les Alpes Maritimes
 
En tant que simple consommateur, force est de constater que le propriétaire (la commune de St Jeannet au sein de la Communauté urbaine Nice Côte d'Azur) assume bien la pratique de l'escalade sur ces terrains tout en respectant le classement Natura 2000.


 

 

Les discussions entre les organismes gestionnaires n'ont pas seulement abouti à une signature de convention autorisant la pratique de l'escalade. Elle s'est poursuivie logiquement par le rééquipement des secteurs sportifs (les Ressauts, la Source) et surtout a abouti à une mise en place de signalétique et de panneaux d'informations.

 

 

Les nostalgiques de la ronce et de la recherche du sentier perdu en sont pour leur frais. Dès le parking du village, on se sent bien accueilli : un panneau informel indique directement les accès aux différents secteurs (il manque juste la pastille indiquant l'endroit où on se situe à la lecture du panneau et éventuellement la date de la réhabilitation), les recommandations aux grimpeurs et surtout identifie les espèces naturelles protégées qu'elles soient animales (faucon pélerin, merle bleu) ou végétales (Lavatère maritime, chou de montagne, genévrier de Phénicie, Nivéole de Nice, Campanule).
 

  

Pour éventuellement préserver, encore faut il être au courant. Photos à l'appui, la sensibilisation est concrète.
Complété d'une répartition des niveaux de difficulté (là, c'est peut être du superflu), on retrouve le même affichage à l'approche des principaux centres : la grande Face, les Ressauts, la Source, la Cagne.

 

  



 

 

 




Les voies de la Grande Face sont restées telles quelles avec leur équipement moderne ou daté ou bien leur absence d'équipement. Quelques stats trainent présageant de chantier en cours.
En s'aventurant sur cette corniche, le panorama s'ouvre sur une multitude de villas avec piscines, lagons bleus morcelant la colline. On s'étonne alors des risques encourus en regard des tombereaux de caillaisses en suspension au dessus de leurs toits. Le jour où un éboulement se produit, sûr que l'escalade sera en ligne de mire mais c'est une autre histoire ...  

 

Les sentiers sont balisés et quelques directions sont indiqués au carrefour sans trop en rajouter.
Au pied des grandes voies subsistent quelques traces du passé comme cette boite malheureusement vidée de sa mémoire ;-(
 





Exemples de céramiques citant les noms de voies à la grotte de la Dominante.

 

 
En quelques minutes de déambulation au pied du Baou, c'est le constat qu'on peut en tirer. Sûrement existe-il des imperfections aux yeux des habitués mais il est toujours positif de souligner un résultat en cohérence avec notre société de consommation : du pré-maché clé en main ! D'autre part, si l'information ne vient pas directement à nous, personne ne fera l'effort d'aller la rechercher, il est donc intelligent de la délivrer directement aux endroits les plus fréquentés !


A voir des exemples de réussite, on s'interroge sur le manque de communication entre les différents comités départementaux FFME en charge de ces dossiers. Pourquoi ne pas profiter des bonnes idées des uns pour les adapter à son territoire que ce soit en terme d'aménagements, de négociations et d'équipements ? Pourquoi reprendre de zéro les discussions dans son secteur sans s'appuyer sur ce qui fut construit ailleurs ?
Certes, l'ouverture arrive mais c'est au ralenti ...


Chacun travail dans son coin avec le même objectif : pérenniser l'escalade tout en préservant l'environnement et en rassurant les propriétaires et organismes gestionnaires.
Dans les Bouches du Rhône, espérons qu'une mise en place similaire puisse voir le jour.
Le CD13 est très actif avec son trident : Gilles Bernard et Vincent Vilmer sur le terrain pour monter des projets de balisage des accès aux secteurs d'escalade et Claude Fulconis aux négociations (très longues) sur les conventionnements.
Après le projet repoussé des falaises du Renard à Morgiou, celui rejeté de la Brèche de Castelvieil, les éboulis de la Grande Candelle semblent avoir reçu l'aval de l'ONF. Interlocuteur pointilleux, l'Office pêche par une certaine lourdeur à réagir et prendre des décisions (suivre la voie hiérarchique et consulter tous les avis prend nécessairement un temps fou). Mais ce défaut est une tradition administrative bien française.
Alors patience, la Sabline de Provence et les pieds de Lavatères maritimes sauront encore résister quelques mois avant la déviation des sentes (l'annonce sera faite dans ces pages).

Imaginons comme au Baou de St Jeannet des panneaux renseignant le marcheur et le grimpeur des espèces protégées !
L'éducation est première source de civisme !

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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 09:42

 

 



Alerté par la lecture de nos articles sur l'Abri Bus, les responsables du programme Natura 2000 sur la zone du Garlaban souhaitaient entrer en contact avec les équipeurs locaux pour une réunion informelle (et non officielle).



Le grand froid a permi le succès de ce premier contact en plein mois de décembre entre équipeurs et naturalistes (spécialistes des oiseaux, des plantes et de la diversité naturelle).

 

 

En remontant le vallon des Dansaïres, l'heure n'est pas aux négociations sur d'éventuelles limitations mais l'accent est mis sur l'information :

  • sur les habitants des falaises :
    • en premier lieu, les oiseaux. Ils nous viennent immédiatement à l'esprit : du petit tichodrome aux Grands Ducs en passant par les faucons pélerins et crécerelles.
    • la famille des chauves souris qui trouvent leur habitat dans les infractuosités du rocher (espace parfois plus petit que la taille du poing).
  • les plantes : l'Herbe à Gouffé ou Sabline de Provence dont l'habitat est l'éboulis rocheux ; le Lavatère Maritime dont les réservoirs se trouvent en plein soleil en particulier dans les faces Sud propices du Grand Vallon de Lascours.


Ce contact est très intéressant en terme d'information : aux Dansaïres, les randonneurs sont canalisés dans les sentiers, les grimpeurs sur leurs falaises et les chasseurs vont partout.

Pour nous, il convient d'adopter une attitude la moins bruyante possible pour ne pas gêner le Grand Duc (un couple au Bec Cornu et un autre sur le Grand Vallon de Lascours) dont le vaste territoire est morcelé par l'empiétement des hommes (développé dans un prochain article).

Concernant la polémique apparue sur le forum des grimpeurs, les naturalistes ne sont pas catégoriques sur la voie de "la Guitare" (passant par un trou abritant les restes d'un nid) : d'une part, les oiseaux utilisant potentiellement ce trou sont des corbeaux et des tourterelles (vu la taille du trou, impossible pour un rapace de l'utiliser), et d'autre part, il n'y a pas d'obligation à ce qu'un nid serve d'une année sur l'autre. Il est proposé de retirer les premières plaquettes s'il y a nidification et de les remettre à la fin de cette période tout en informant les grimpeurs. Les responsables réservent leur réponse sur la publication dans le futur topo de ce site. Averti que les grimpeurs fréquentent les falaises en masse sous l'effet de mode et qu'ils sauront toujours avoir l'information, nos interlocuteurs n'ont pas tranché négativement. A suivre ! 

Dans l'idéal, les naturalistes souhaiteraient que des falaises vierges au potentiel grimpables soit désignées par les équipeurs. Les spécialistes font leur étude des espèces présentes sur le site et donnent leur feu vert ou non suivant la population et la rareté de l'espèce.

Pour les espèces végétales, il convient d'éviter les zones d'éboulis et les faces sud où poussent le Lavatère. 
A ce titre, l'accès à l'Abri Bus doit se faire par le chemin  et non l'éboulis en sortie du vallon vers le secteur du Cirque.



Le spécialiste des oiseaux invitent tous les participants à assister aux séances d'écoute nocturne des Grands Ducs à l'automne afin de déterminer les territoires et compter les couples sur le massif.

Le dialogue est cordialement ouvert ...
 

 

 

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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 15:09

 

 

 Dans le Gard, à l'est d'Alès, le village de Seynes accueille des cohortes de grimpeurs à l'heure où les températures frôlent les 0°C.

Venus de toutes les contrées françaises et européennes, ils apprécient les multiples secteurs tous orientés en plein soleil et permettant une escalade confortable en plein hiver. Si on ajoute à ces conditions exceptionnelles, une escalade en mur et dalle favorable à l'expression des grimpeurs de 5 et de 6, l'équipement mentalement irréprochable, la marche d'approche réduite et les cotations bien flatteuses, alors on comprend aisément l'engouement pour ce site.

 

Attention, ce tableau idyllique comporte une ombre. En effet, on ne nous dit pas tout : à l'instar de sites majeurs comme le Kronthal en Alsace, Castillon vers Nice, les sonores passages des voitures sur la route en contrebas gachent le formidable cadre naturel de ce promontoire.

Dommage !

Heureusement, elle n'est pas au bord même de la falaise, le dérangement n'est pas assourdissant et donc, aisément encaissable.

 

 Les multiples secteurs face au soleil !
Le célèbre secteur "Nouveau Monde" avec son lot de voies dures !

 

 

La barre du "Nouveau monde" est truffée de colonnes plus ou moins isolées ou groupées, entrecoupée de passage à réglette sur 30 mètres de haut. Le dévers est léger et constant. Le calcaire est assez agressif pour les doigts.

Parmi ces draperies, la fameuse épine dorsale de "Dinosaure". Pour serrer ces segments rocheux, il faut atteindre la seconde longueur de la voie et ... avoir le niveau : 8a+.

Non moins célèbre mais bien plus abordable : la cheminée formée par les colonnes géantes du "Tube neural" 6c+.

Création magique de la nature mais désillusion du grimpeur à son pied car la voie doit faire péniblement 10 - 12 mètres.

 

 

Echauffement dans les voies technniques du secteur Liaison (photo à gauche) avant de s'aventurer dans quelques projets du Nouveau monde.

 

 

Bastien à l'oeuvre dans la première partie de "Vipère" 7c avec un relais intermédiaire (7b). Une voie à faire absolument !

Au rayon, belle voie à faire : "Au nom du père". Un 7a local extrêmement abordable pour tous grimpeurs voulant faire sa première à ce niveau.

 

 

 Attention, si l'insouciance de Noël vous fait rouler sur la réserve de votre voiture, vous ne trouverez pas de ravitaillement à Seynes. Il faudra pousser jusqu'à Alès (à 18 kilomètres) pour une station service ... et même pour d'autres commerces. A part une bière avant le retour, pas d'échoppes dans le petit village.

 

 Hormis l'affluence digne de la rue St Fé' la veille de Noël, tout concourt à visiter Seynes !

 

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20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 16:35



 

 Site phare de la haute difficulté dans les années 90 avec l'affluence pour tenter "Bronx""Macumba club" ou l'invaincu "Sacchidananda", le Canal d'Orgon a retrouvé ces derniers mois (année ...) un nouvel essor avec le développement de nouveaux secteurs parmi lesquelles des voies plus abordables aussi. Sur la piste d'accès, certains secteurs émergent des broussailles et laissent apparaitre des plaquettes rutilantes.
Bravo pour le travail !
Il n'y aura donc pas seulement les mutants à profiter de l'ombre les après midis de canicule ... et du bruit de la route, du train ...

  En attendant toute la lumière sur ces nouveautés dans le futur topo des Alpilles (décembre 2008 - janvier 2009), vous pourrez toujours tenter les lignes en aveugle.

 

Additif mai 2008 :
Un article de Grimper aussi émoustillant que décevant relate les nouveautés du Canal ... sans montrer un seul topo ou ne faire mention des voies plus faciles. Où est l'information ? Allécher sans donner les moyens de conclure, bande d'allumeurs, va !!!
Comment faire monter la sauce et retourner dans son inconsistance en moins de cinq minutes ...
 
 


Additif juillet 2008 : 
Avant un prochain article plus détaillé sur l'un d'entre eux, en voici un peu plus sur les nouveaux secteurs rencontrés sur la piste d'accès depuis Orgon (infos glanées à droite et à gauche vers les locaux).
Le premier visible n'a que peu de voies mais bien dures : de 7b à 8b+.
Ensuite, dans un mini cirque renfoncé derrière la broussaille, de grands murs compacts avec quelques voies en 6 à gauche et du 7b au fond.
Le dernier est le plus visible avec un gros travail d'aménagement du sous bois et de la falaise (équipement en scellements Fixe). D'apparence abordable, au milieu des voies en 5 et 6, il y aussi quelques 7. 
En espérant que cette présentation succint vous incite à tester les voies ...

 

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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 09:15

  [ Retour sur un récit d'une sortie avortée lors de l'hiver 2006-07 ]

L'hiver dernier, Jean Phi imagine visiter une falaise des Alpilles. Vantant  un niveau très abordable, il convaint sa femme de l'accompagner. Après une heure de route, il se retrouve dans ce massif.

Muni du précieux (ou pitoyable selon les avis) actuel topo des Alpilles et de l'article du Grimper d'octobre 2006, la falaise est à la hauteur des espérances : belle paroi. Le bruit de la route est encore audible et peut gêner mais on ne va pas chipoter.

C'est parti pour une belle journée d'escalade : première longueur, "Eperon des Alpilles", un long 6a.

D'après l'article de Grimper, avec une 60 mètres, ça passe partout. Première imprécision !

Mais cet éperon n'est pas rectiligne et navigue de part et d'autre du fil du pilier si bien que l'assureur ne voit plus le grimpeur quand il est au relais et quand il redescend. Effectivement en suivant bien la ligne équipée, on réussit à retomber juste juste en bout de corde. Mais si on descend à la verticale du relais, on se retrouve dans un dévers qui s'achève 10 mètres plus bas ... et donc, sans corde suffisante.

Les 60 mètres peuvent passer mais avec vigilance et réflexion ... ce qui n'est pas précisé dans l'article.

Bon, à la rigueur !

Mais ensuite, Jean Phi va dans "Tisseurs d'or" 6a (cotation topo) remonter à 6a+ dans Grimper (quelle audace ;-)). Dès le bas, les mouvements sont durs sur des bi en tendus et au prix d'un mouvement d'envergure systématique. Un passage qui n'a rien à voir avec du 6a mais bien 6b+ voire 6c (ou alors serait-il complétement rouillé ??).

En plus, l'équipement est assez espacé.

En conclusion, saoulé de ne pouvoir offrir l'escalade promise à Nath', les sacs sont prestement faits et l'après midi se finit par une visite aux ruines du Glanum (vive les activités culturelles pour se détendre).

Le bilan de cette mésaventure, Jean Phi aurait pu le prévoir car il connaissait les conditions des équipements de l'époque ; Daniel Gorgeon l'avait même prévenu à l'époque : "le Mont Gaussier, c'est dur ! ".

En effet, l'équipeur utilisait frénétiquement le matériel pour équiper les lignes les unes après les autres et cotaient à l'arrache dans une fourchette de 5b à 6a, voire 6a+ si c'était dur.

Alors, les voies sont bien, là n'est pas la question mais, il faudrait arrêter la démagogie.

Quand on vend sur un topo (complétement faux sur les cotations car on retrouve les mêmes choses à Aureille et à Maussanne sans parler de Mouriès historiquement sur-dur) et encore plus sur un article récent de Grimper qui ne prend même pas le temps de prévenir sur la sous-cotation flagrante, il y a comme qui dirait de la publicité mensongère. Si au moins l'homogénéïté à l'intérieur des secteurs était respectée ...

A présenter de belles photos (sans parler du texte polémique qui ne fait aucun cas des efforts des locaux pour trouver un terrain d'entente avec les organismes de défense des oiseaux), Grimper vend son magazine, un point c'est tout !!! Sa démarche commerciale a ses limites (ce n'est pas une stratégie à long terme car à force de divulguer des infos pourries, les lecteurs vont abandonner ce magazine). Mais, le topo lui, se doit de coller au plus à la réalité.

Comme Jean Phi le précise, un grimpeur de 7 dont la marge lui permet de grimper dans du 6 sous-coté n'aura pas de problème : il serrera les dents et s'arrachera jusqu'au relais.

Mais, pour un grimpeur qui vient se faire plaisir sur une falaise présentée avec une difficulté moyenne de 6a, la surprise va être de taille. Non seulement il va galérer dans les voies et se prendre des bonnes ratasses de 6 mètres garanti.

Un espoir et aussi une crainte, c'est que le futur topo fédéral des Alpilles corrigent ses erreurs grossières et ne fassent pas un léger lifting en rajoutant un + aux cotations actuelles.

Car à Aureille, à Maussanne, au Mont Gaussier, des 5c qui valent 6b et des 6a qui sont limites 7a, il y en a quelques uns.

Arrêtons l'hypocrisie de dire qu'on conserve les cotations en l'état car c'est historique (comme pour Mouriès où les voies faciles n'ont aucune raison d'être sous-côtée). Les cotations sont subjectives et ne sont pas figées comme le nom donné à une voie. Elles doivent évoluer avec le rocher et avec la pratique des grimpeurs.

Le rôle d'un topo est aussi de renseigner sur la vraie difficulté (au moins à la lettre près) d'un site pour éviter de faire 100 km de route pour finalement se prendre but sur but.

Connaissant la rigueur et l'ouverture de Jean et des clubs des Alpilles, leur travail corrigera ces invraisemblances sans faire du vague copier-coller des cotations du vieux topo.

Il faudra attendre la fin de 2008 pour avoir la réponse.
En attendant, visiter les superbes sites des Alpilles ... avec un peu de marge !

 
 

 

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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 15:42

 

 

Le chapitre "Côte bleue" du futur topo attend les dernières retouches pour passer chez l'imprimeur.

Parmi celles ci, certains secteurs sont dépourvus de cotations fiables.

Ce dimanche, c'est Hervé qui s'en chargent en déplaçant inlassablement la corde de relais en relais pour mouliner les unes après les autres toutes les voies du secteur du Banc.

Ensoleillé le matin, ce secteur de la Baume Canouille de Vitrolles ne souffre pas trop de la proximité de l'autoroute. Blotti dans le défilé, le mur fait office d'antibruit.

Les difficultés s'étalonnent du 4 au 7 dans des voies courtes qu'un moniteur aura vite installé du haut en moulinette. C'est donc un endroit tout indiqué pour l'encadrement.

Les ruissellements sur ces petits murs ont créé un placage de mini colonnettes très particulier.

L'escalade est très à sensations, techniques et souvent à doigt.

 

Le défilé !

Hervé "Face à l'étang de mer" 6c+.

Une main s'agrippe. Elle est poursuivie d'un grimpeur qui s'étire sur cette arête verticale.

 

Les voies sont courtes d'une dizaine de mètres mais la complexité du rocher et sa lecture peu évidente oblige à progresser par à-coups léger. Il faut un certain nombre de mouvements et donc de temps pour atteindre le relais : escalade intéressante.

Pas majeur diront certains ? Certainement, mais doit-on obligatoirement fréquenter les sites exceptionnels ? Certains sauront apprécier ces voies lors d'une courte journée à l'occasion.
 
  

 

 

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