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Bienvenue sur le blog de la Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral !

Marseillais, Aixois, Aubagnais, Ciotadens, quelque soit l'origine, nous sommes tous animés par la même passion de l'escalade libre. Les articles traiteront principalement des sorties en rocher avec des photos et encore des photos.

Puisqu'il y a du soleil toute l'année en Provence et que nous sommes heureux d'y vivre, c'est évidemment nos belles falaises du sud qui sont visitées régulièrement.

Et puisque le centre du monde vertical est à Marseille, les Calanques et toutes les falaises phocéennes seront à l'honneur. En amoureux transi du rocher, nous irons même jeter un oeil hors de nos frontières ...

La C.M.E.L., c'est aussi une association qui cherche à aménager notre environnement pour la pratique de notre sport favori (Clean Up Day de La Ciotat). Le blog permettra d'en rendre compte.

Bonne lecture à tous les grimpeurs internautes !!!

 

  

P.S. :

Pardonnez une facheuse tendance à laisser le retard s'accumuler dans la publication des articles !

Mais la description d'une voie ou d'un secteur est relativement intemporelle ... peu importe la date d'édition !

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Contacts C.M.E.L.

Pour toutes demandes d'informations, questions et autres, vous pouvez contacter (remplacer les mots en majuscules : AROBASE, POINT, par leur symbole) : 

 

  • Olivier Didon par mail : didon POINT olivier AROBASE gmail POINT com

                                     ou par téléphone : 06 19 14 01 01

  • Jean-Philippe Dalbavie par mail : jeanphi.dalbavie AROBASE wanadoo POINT fr

                                  ou par téléphone : 06 09 89 64 91

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La Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral vous offre ses services pour un encadrement en escalade, canyon, via ferrata, parcours accrobatique. Retrouvez le détail des prestations de "nos professionnels au service de votre passion" sur la page dédiée aux moniteurs C.M.E.L. 

 


 

  Saison 2012/2013 : compétition "Blocs qu'on teste" ouverte à tous. Rendez-vous mensuels les vendredis soirs à partir de 19h (le calendrier sur la page Compétition)  à Bloc Session de La Ciotat et finale en avril !


Les autres salles de la région sur la page des salles d'escalade phocéennes.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 


 

Quelques soient les opinions quant au choix du système de protection, le Parc National des Calanques est bien là (signature officielle en avril 2012).


La place des activités douce de pleine nature comme l'escalade est défendue par l'association "Des Calanques et des Hommes". Historique des actions depuis 2009 sur la page "Avenir de l'escalade dans le Parc National des Calanques".
 


 

 


 

 

 


 

30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 15:35




Toute l'équipe de la C.M.E.L. s'associe pour souhaiter toutes ses félicitations aux heureux adhérents qui ont convolé en justes noces avant un autre heureux évenement en début 2009.


Félicitations Nicolas et Sabrina !



 
 
 
 



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Publié par cmel - dans C.M.E.L.
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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 17:16


Après avoir parcouru les secteurs de la Pougnade, Hervé propose d'explorer les secteurs du Mont Rouvière pour le prochain topo. Découvert il y a peu, force est de constater que ce site est fourni en voies bien équipées.
En fin d'après-midi, notre manuel de coteur professionnel sous le bras, direction le secteur Cocaïne en référence au nom de voie indiquée sur le rocher pour une séance de traçage et de cotations.
Petit mur compact se délitant dans sa partie inférieure à droite, les voies sont courtes mais parfaites pour profiter du soleil et de l'abri du vent. En plus, pas de réel test de force car la technique est plutôt sollicitée hormis le pas de bloc au-dessus de la lèvre désquamée.

Même les enfants évaluent les difficultés  : 5a, 5c, ... ?


 





 


A part, la fameuse ligne de "Cocaïne" où il vaut mieux avoir des doigts solides, tout est enchainé. Bilan de l'après-midi : du 5a au 7a en montant crescendo pour ces 6 voies intéressantes.

Les détails seront dans le topo (... 2009 ? ).
 
 
  
 
 
 
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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 10:52


Quand d'anciens collègues marseillais éparpillés à droite à gauche se réunissent pour un week-end d'escalade à Grenoble, les falaises de la capitale alpine devraient trembler.
C'est sans compter sur le temps hasardeux qui couvrent la cuvette de nuages épais et hésitent entre pluies et éclaircies.

Les objectifs sont redéfinis à chaque "but" et la journée devient vite un rallye entre plusieurs sites pour trouver quelquechose de grimpable ... et de convenable.





 Au Gerbier, la face est trempée, drapée dans une brume des plus humides et il faut bien trois avis pour qu'un seul jugement raisonnable l'emporte : "ce sera trop galère sous la pluie !" (photo à gauche devant le départ du "Pilier de la Double Brèche").
Privilégiant l'escalade-plaisir, retour dans la vallée pour finir au Petit Désert. Ambiance sombre mais style sympa (avec des vrais prises crochetantes).



 Le lendemain, un maigre espoir au lever mais l'écharpe noire au Gerbier fait renoncer à niveau au "Pilier de la Double Brèche". Passage éclair à Comboire, le temps de confirmer les avertissements du local de l'étape : sur-patiné, bloc, dur dans le 5 et 6 (sûrement plus intéressant dans les voies bien tendues en 7) : c'est loin de notre sortie détente.


    



Retour au Petit Désert  : la Grande Paroi est le réservoir de belles lignes déversantes et contis ; les autres secteurs avantagent les doigts affutés sur de petites prises mais jamais rondes. Pas mal du tout. On se croirait presque dans le sud tant les cotations sont un peu commerciale (surtout comparé à Comboire).
 

Choisissez votre créneau météo pour écumer les parois iséroises !
 
 
 
 
 
  
 

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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 11:46


Discrétement, sans faire de tapage médiatique dans les forums spécialisés ou autres médias, les professionnels de la montagne, les passionnés d'escalade en Ubaye oeuvrent avec enthousiasme : découverte et équipement de nouveaux sites, développement de secteurs existants.


En avant-goût, les images de falaises de la vallée en plein chantier :





 Café improvisé après une exploration productive : des centaines de mètres de voies sur un calcaire exceptionnel. Un nouveau Céüse ?  
Pour l'instant, respecter les consignes affichées sur le chemin !
Surtout les jours où les cailloux pleuvent ...






Mais, patience ! Vous aurez toutes les informations dans le topo regroupant tous les sites de couennes du massif.
Il devrait sortir en 2009 (normalement, si tout va bien !).

 

 

 

[Additif août 2009 :

Le topo "Couennes en Ubaye" de Laurent Perez (avec le concours du CD 04 FFME et de l'association Ubay'escalades) est sorti courant juillet 2009. Il regroupe 6 sites : La Roche, Herbez (voir photos ci-dessus), Mandeysse, Les Pinettes, Méolans, Pont Vouté. Au total 270 voies sur 108 pages. Il est annoncé sur les boutiques du net à 17€ ...

Il est précisé "Série 1" et sera donc complété à l'avenir ... ]

 

 

 

 




Au titre des topos, le CAF Ubaye annonce l'actualisation de celui de Colin Michel, "La grimpe en Ubaye" en 2009.

 

En attendant, leur site web propose quelques nouvelles voies d'escalade équipées après 2002 (année de la sortie du topo) :

 

De quoi saliver en attendant la parution de plus d'informations ...

 

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 15:41



Quand Olivier Didon, moniteur des Hautes Parois, président de la CMEL et fan absolu des contrées lointaines (surtout si elles sont verticales), invite un membre de l'association pour un week-end d'escalade, un tel honneur ne se refuse pas !

En ce début septembre, direction le massif de l'Ubaye et ses sommets sauvages !

Les guides locaux ont laissé quelques beaux itinéraires dans ce massif.

Avant que l'orage ne décide de son lieu de tempête, destination le Pain de Sucre (ou anciennement La Méa)au-dessus de Barcelonnette. Plusieurs voies parcourent ce rocher (voir un aperçu sur le site du CIECM).
Parmi elle, "le Versant du Soleil" attire le provençal en mal de chaleur. En référence au livre autobiographique de Roger Frison-Roche, c'est ici un ensemble de longueurs dans le 6 culminant à 6c, le tout équipé à la sauce rassurante en 1995 par G. Fiaschi et J. Golé !



  Départ du sentier depuis le parking.   Sous le Chapeau de Gendarme, les chamois s'ébattent dans les alpages.

  Au loin, Olivier entrevoit le Pain de Sucre atteignable en une heure.


Les marmottes commencent à siffler à l'approche de la paroi.

Aidé du topo "La grimpe en Ubaye" de Colin Michel (édition mise à jour pour 2009 d'après le site du CAF Ubaye), le repérage de la voie est facilité. C'est la deuxième ligne en longeant vers la droite après "Jour de Fête", une voie facile qui elle, permet de fouler le sommet et d'admirer le panorama sur la vallée de Barcelo'.


  L'itinéraire traverse en suivant les zones de rocher compact jusqu'à une antécime du sommet. En pointillé bleu, le départ d'une voie 2006 : "Qui s'y frotte, s'y pique".



Dès la première longueur, le ton est donné : rocher technique et équipement serré et solide.




 

  
Un passage vertical en 6b dans L4 !




La dalle à cannelures demande une pointe de réflexion et d'adhérence (L4).

 




Crux de la voie en 6c juste après le relais : des petites prises à serrer dans un ordre bien défini.



Avide d'espace et de rocher, Olivier double la longueur (L5 et L6). Cette dernière étant la plus belle avec son rocher verdonesque. Appauvri en dégaine, tout y passera pour atteindre le relais sans trop sauter de point : dégaine dissociée en deux mousquetons, mousquetons à vis, ... Le tirage s'en ressent.
Le relais suivant est suspendu et par conséquent des plus inconfortables !
Comme suggéré dans le topo, il vaut mieux doubler les longueurs suivantes (L6 et L7).

Le vent a poussé les nuages noirs toute la journée mais à cette heure de l'après-midi, l'amoncellement se densifie au-dessus de nos têtes. Les deux dernières longueurs (L7 très courtes avec un passage bloc au-dessus du relais et L8, jolie terminaison) sont avalées prestement pour aussitôt entamer le rappel sans attendre le bourdonnement des abeilles.
La voie n'atteint pas le sommet qui est accessible par quelques longueurs dans des passages faciles (quelques plaquettes protègent les pas les plus durs).


   Après une attente patiente et une surveillance vigilante des sacs, le fidèle Bo (l'immense chien talonnant son maitre sur la photo ci-dessus) peut descendre dans la vallée en courant.
Tant que la voiture n'est pas atteinte, la cordée n'est pas sauvée des risques de la montagne.  Les yeux rivés au sol, ce crâne haut perché n'a pu éviter une branche fourbe au ramification acérée. En président responsable, Olivier n(ett)oie le gouffre sanguinolent sous les dernières rincées d'eau.





Preuve de la générosité des habitants de ces charmants chalets, les randonneurs sauront profiter du plaisir de franchir les allées richement colorées de fleurs et de sculptures exotiques. 

 
 




Miraculeusement épargnés toute la journée, l'orage éclate sur Barcelonnette juste avant notre arrivée. Ouf, il était temps !



En conclusion, "le Versant du soleil" est une belle voie moderne de l'Ubaye : du bon rocher, des beaux passages (L4 et l'exceptionnelle L6) et un équipement parfait. Elle peut se conjuguer avec une autre ballade dans "Jour de fête" la première voie à gauche (plus facile) ... si le temps le permet.


En redescedant en rappel, quelques points brillants attirent l'oeil encore plus à droite (dans du rocher rouge fabuleux). Il s'agit d'une nouvelle voie (non décrite dans le topo actuelle) en plaquettes et goujons. Le site du CAF Ubaye donne le topo de "Qui s'y frotte, s'y pique" ED+, 6 longueurs, 7a+ max, 6b+ obligatoire, équipée en 2006 par Philippe Méjean et J.P. Chevallier. Bien tentant comme toutes celles du Chapeau de Gendarme, voisin de palier.




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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 11:29

Venir dans les gorges sans répéter une grande voie est une hérésie !

Surtout que ces dernières années, le Verdon se démocratise avec des grandes voies aux cotations plus amicales et un équipement plus serein.
Loin des foules de l'Escalès, l'ensemble de l'Eycharme est d'une tranquilité juste perturbée par la circulation sur le route en face (aux Cavaliers) et par les cris des baigneurs dans le Verdon (à la belle saison seulement).

D'une fréquentation plus anecdotique, l'extrémité de la face du Petit Eycharme héberge une petite voie sympa : "Free Tibet".



Le topo indique un accès par le haut au-delà de "Bwana Maline". Le schéma est bien trompeur car les distances sont à rallonger pour atteindre le rappel indiqué. Longer la crête vers l'ouest pendant un moment en cherchant une sente plus marqué arrivant sur une vire où git la chaine du rappel. Cette même vire servira au retour de la voie.

  
  
Si vous nouez vos deux brins, le relais du plateau est en retrait derrière une marche qui peut empêcher le noeud de coulisser. Prendre ces précautions en fonction !!!
Autre prudence pour les futurs répétiteurs : le rappel dans "Peep-chaud et sueurs froides"  annoncé à 50 mètres exige cette longueur au centimètre près ; le relais a été relevé d'ailleurs sans doute pour combler le mètre qui devait manquer à nombre de tentatives (rocher gris magnifique dans cette longueur qui a l'air d'avoir un départ du bas non mentionné dans le topo pour atteindre ce relais). Le second rappel passe entre les pieux de quelques troncs agressifs.






Au pied de la face, on aperçoit des plaquettes "modernes" dans "Spits show et sueurs froides" (uniquement indiqué sur coinceurs dans le topo).
A cet endroit, on distingue bien le chalet de la Maline tout en haut. Le sentier Martel doit descendre à proximité : en coupant à flanc, l'approche doit être bien plus courte (mais obligera à marcher pour rejoindre la voiture à la sortie).

 



Il faudra encore marcher à flanc vers l'arête distincte. La contourner et remonter dans l'éboulis pour trouver le départ de la voie.
 
 
L1 est une longueur de liaison pour rejoindre le bon rocher au-dessus. 
Il existe encore des jeunes grimpeurs nés dans les années 80 et connaissant par coeur les vidéos du Blond.
En hommage, certains se précipitent pieds nus sur les gouttes d'eaux. Le calcaire superbement sculpté mais aussi neuf qu'à l'ouverture mettra un terme à l'expérience et les chaussons recouvriront vite l'épiderme éraflé.
 
 


Comme toutes les voies récentes, les cotations sont commerciales (en comparasion aux voies de l'Escalès). Les longueurs déroulent sur un beau rocher compact. L'équipement est bon et aucune frayeur à l'horizon. C'est de l'escalade loisir-plaisir !


S'il n'y avait qu'une seule raison pour faire cette voie, ce serait pour La photo (à prendre de R4) :






   Après les gouttes d'eaux de la taille d'un bénitier, l'avant-dernière longueur s'achève dans la verticalité et sollicite les avant-bras !  






   La dernière longueur traverse sur la vire : un seul point après le relais. Sans rendre le tirage insurmontable, il est conseillé de tirer ces deux dernières longueurs d'un coup ! 

  Fin saluée par un drapeau de prière en référence au nom "Free Tibet" !

 Merci à l'équipe Faneau - Saval qui a équipé cette voie en 2000. Joli ballade au-dessus du Verdon sans risquer la moindre secousse cardiaque !

 
 Le retour se fait en traversant le long de la vire jusqu'au relais du matin.

La marche vers le parking pourra sembler rallongé si vous n'avez emporté qu'1,5 litre pour quatre 

La bière n'en sera que plus appréciée.
 
 
 
 


 
 
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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 11:43

 

 

En schématisant à l'extrême, les gorges du Verdon se scindent en deux dans l'esprit du grimpeur moderne : en rive droite, au soleil, les grandes voies qui ont bâti le mythe international de ce site d'escalade avec entre autres toutes les voies de l'Escalès et en rive gauche, à l'ombre, la partie varoise (qui lui donne ainsi son autonomie et son propre topo) avec des secteurs de couennes de tous styles et tous niveaux.

Evidemment, en détaillant, ce n'est pas aussi simple et on peut trouver les deux aspects de la grimpe d'un côté comme de l'autre.

Une chose est sûre : la distance à vol d'oiseau d'une crête à l'autre est rapprochée mais se programmer une grande voie d'un côté et couenner de l'autre n'est pas du meilleur effet sur votre équilibre-carbone : compter entre 45 minutes et 1 heure de route.

 

Amateurs de colonettes et d'envolées frolant les 40 mètres, destination le Bauchet (en rive gauche donc).

 La face Est de ce site garantit l'ombre l'après-midi. Par contre, sous la couverture arboricole, ne comptez pas sur le moindre courant d'air ; l'atmosphère serait presque lourde et les moustiques attendent patiemment l'heure du rush en fin de journée affolés par les fragrances musquées dégagés par les grimpeurs à demi-nus  ;-)))

 

 

 

 

Garer sa voiture à l'embouchure du sentier Vidal est déjà un challenge surtout pour le grimpeur moderne qui n'arrive jamais sur site avant 11h. Seule solution, s'ajouter à l'une des extrémités de la file sans trop empiéter sur la route. Souvenez-vous que ce soir, seul votre véhicule restera dans la pénombre et qu'ainsi isolé, il vous paraitra être en plein milieu de la chaussée loin du parking officiel ; donc, serrez au maximum sur le bas-côté !

 

 

 


 

 

 

  
 

 

  De la route, on distingue par-dessus le muret la gorge d'accès au pied de la paroi. La pente est prononcée et la terre se mêle aux caillasses pour rouler jusqu'à la forêt. Les locaux ont parfaitement sécurisé la descente au prix d'une débauche de cordes statiques en guise de main courante : du très beau travail !

 

Nostalgiques d'un autre temps, certains évoqueront leurs émois teintés d'un sentiment aventurier lors de leurs premières visites dans ce dégueuloir naturel parsemé de quelques barreaux plantés dans le rocher (ils y sont toujours !) mais sans "via cordata".

 

Cette étape franchit, il faut se dégager de bosquets d'arbres touffus pour voir enfin le rocher : un calcaire boursouflé comme on l'aime dont la tendresse a permis aux concrétions de se développer entre les surplombs plus ou moins saillants. L'escalade s'enrichit de ces multiples profils et de la variété des prises.

 

 

 

 

 

 

 

Agrémentant la recherche des lignes toutes plus belles les unes que les autres, les départs sont annoncées par de sympathiques plaques aux dessins mettant en scène le nom de la voie. Du plus bel effet !!!

La frénésie de quelques collectionneurs peu scrupuleux les a parfois durement éprouvé en laissant les stigmates de coups de burins désobligeants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La maquette des topos varois s'accompagnent d'étoiles distribuées comme les bons points par une institutrice bienveillante.

Celui d'"Aiguines - Verdon rive gauche" ne déroge pas à la règle. De fait, peu de voies sous les deux étoiles (le maximum étant à trois). Vous pourrez donc laisser votre regard choisir librement sans mauvaise surprise.  Le style est plutôt  à la continuité avec quelques pas plus serrés. Les voies longues exigent un noeud en bout de corde surtout si vous avez à peine 70 mètres.

 

 

 

 

 

 "La Bonne étoile" 6b+, majeure !   La colonne classique qui explose la conti dans la partie finale : "Rattlesnake" 7b.   "Jus de fantaisie" 7b+ ; des méthodes à trouver mais surtout des croutes et des plats à tenir pour traverser vers des prises plus conformes aux attentes d'un grimpeur normalement constitué. Dur !

 

 

 

  Au rayon des voies majeures essayées, citons :

 

  • "Tribulacion de Gabachos", un 7a abordable où la prise de décision peut assurer la réussite à-vue (si la longueur de corde le permet et avec assez de dégaines, enchainer directement avec la seconde longueur).
  • "Madame rêve" 6c par la gauche et un poil plus dure par le toit mais toutes les deux superbes.
  • "Le rêveur débauché" 7a sur-classe.

Tout le reste est à faire sans modération !

 

 

 

  En contre-bas de la falaise principale, Simon a équipé quelques lignes (du costaud dans le gros 7 et au-delà) dans une grotte. Pour plus de renseignements sur l'accès et les cotations, se renseigner auprès du Bureau des Guides de La Palud sur Verdon.

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 10:37


 
 
Bienheureux sont les étudiants qui dans leur calendrier décalé peuvent s'offrir un Roc-Trip débutant la veille  de la rentrée scolaire.

Quel dépaysement d'arriver dans un haut lieu touristique comme les gorges du Verdon et d'être à contre-courant : planter sa tente alors que le camping se déserte d'heures en heures, arpenter la route à l'opposé des flux migratoires, profiter des commerces sans pression.


Samedi 30 août, les pédalos sont encore de sortie sous le pont du Galetas mais plus pour longtemps.
Tout le monde remballe, y compris les pros (BE & Co) qui fêtent la fin de saison le soir même !





Au fond de l'embouchure du Verdon se trouvent les secteurs très à la mode de Psychobloc (ou en français, les traversées au ras de l'eau).
Derrière le coude de la rivière se niche sur le rive gauche la grande grotte du nouveau site du Galetas. Le topo est sur le site de la Miss Durif ou à consulter au sympathique bureau des guides de La Palud sur Verdon (comme bon nombre de topo des nouveaux sites).


La photo des touristes !


 
Sur la route du chalet de la Malines, le secteur de "l'Arête du Belvédère" et la dalle à cannelures de "Babouchemolle"(à distinguer sur la micro-photo par les yeux d'un connaisseur).





Découvrir le Verdon impose le tour de ses points de vue exceptionnels pour le touriste mais aussi pour le grimpeur avec en particulier la pause obligatoire à la Carelle au-dessus des falaises de l'Escalès (ci-dessous).

  
 
 



 




Reste à explorer ces parois de plus près !


 
 

 
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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 13:31



Fort de son expérience sur les sentiers escarpés du GR20 au travers de la montagne corse, Michaël, nous vante le trajet sud-nord pour les raisons suivantes : 

  • D'abord, on marche toute la journée avec le soleil dans le dos (pas d'éblouissement notoire à craindre ni de contre-jour sur les photos) .  
  • On est à contre-courant des troupes de randonneurs qui ont plutôt l'habitude de faire le trajet Nord-Sud. On ne se retrouve donc pas tous les soirs à partager le bivouac avec le même groupe de 40 personnes. Il y a plus de variété dans les rencontres.
  • En conséquence des deux premiers arguments, on n'est pas obligé de partir à l'aube pour arriver tôt au refuge et garantir sa place (surtout si on bivouaque sous la tente). Conseil à ne pas appliquer au plus fort des mois d'été quand les orages menacent l'après-midi ! 
  • On s'aguerrit au fil des premières étapes plus roulantes avant d'attaquer bien affûté les gros dénivelés (ou alors complètement cuit ??).
  • En juin, on peut ainsi laisser plus le temps aux éventuels névés (dans la haute montagne de la partie Nord) de fondre.




Place à son récit :



Le GR20 ... le sentier de grande randonnée le plus difficile d'Europe (c'est pas moi qui le dit) dans un univers hostile (maquis regorgeant de sangliers et que sais-je encore ...) et qui plus est, sur une île (heureusement que ce n'est pas Alcatraz ; de l'Ile de Beauté, on peut encore s'en échapper).

Le GR20 ... Qui n'a pas entendu parler du GR20, de son fameux "Cirque de la Solitude", de sa difficulté extrême (si si ...), de son
parcours-record en moins de deux jours, de ses défaillances physiques ou mentales, ...

Le GR20 ... Oui, mais pourquoi ai-je décidé de le faire ? Peut-être parce que cette aventure n'est pas si éloignée des principes de l'escalade : l'isolement, la maîtrise de soi, la recherche de ses limites, l'esprit de cohésion (dingue ! C'est du stage commando en milieu extrême ?).


Pour ceux qui n'en auraient pas entendu parler, le GR20 est le sentier de grande randonnée qui traverse la Corse du nord au sud (ou du sud au nord, ça marche aussi !) en suivant la ligne de partage des eaux, empruntant ainsi un itinéraire épousant le relief montagneux, résolument alpin.
Long d'environ 200 km, entre Calenzana et Conca, le sentier se divise généralement en 14-15 étapes de 4 à 8 heures de marche. La majeure partie du sentier s'effectue à plus de 2000m d'altitude avec un dénivelé positif souvent supérieur à 600m.





Lundi 9 juin :
Pour Nik, Liam (les australiens qui m'accompagnent) et moi, notre GR20 démarre du port de Marseille, noyé sous des trompes d'eau. Embarquement à bord du Monte d'Oro pour une nuit de "croisière" (grand luxe !). Avant de rejoindre notre cabine, face aux railleries en tout genre sur la piètre prestation de France-Roumanie (0-0) à l'Euro, le seul réconfort vient d'une bonne Pietra, la bière corse à la châtaigne, histoire de se plonger déjà dans les senteurs de l'île. Ca commence bien !!!


Arrivée le mardi 10 juin à Porto-Vecchio où l'on retrouve Kim ( le quota hollandais) pour un petit dej' à la terrasse d'un café. Une navette nous emmène à Conca, départ du GR20.
Ca y est, c'est parti pour 900 mètres de dénivelé pour la forme afin de rejoindre le refuge d'I Paliri


Mercredi 11 juin :
Départ en direction de Bavella et ces fameuses aiguilles, haut-lieu touristique de la Corse du Sud. Malheureusement, la météo n'était pas des plus clémentes et le spectacle n'était pas à la hauteur de leur réputation. Peu importe, la variante alpine tient toutes ses promesses dans cette ambiance de montagne, inondée dans les nuages et la brume. Les falaises nous entourant sont constellées de trous (les fameux taffonis), autant de prises pour autant d'itinéraires possibles. Arrivée à Asineaù toujours sous les nuages après une autre grosses journée de près de 1100 mètres de dénivelé et 8h de marche. Le sommeil promet d'être lourd jusqu'au moment où ...






...
La suite du détail étape par étape quand Michaël aura réuni tout ses souvenirs (ou le temps et la motivation de le faire).
...
 
 
 
 

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15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 11:30



La canicule n'est pas aussi intense qu'en 2003 mais il faut aller chercher les puits de fraicheur là où ils sont cultivés.

Visite annuelle des Dentelles de Montmirail pour escalader les pentes raides et fissurées de la face nord de la chaîne de Gigondas.




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Avec ses voies plus qu'abordables en deux ou trois longueurs, la tentation est grande de partir à leur assaut pour atteindre le sommet d'un seul jet sans transit aux relais.
Gestion du matériel (corde de plus de 70 mètres, 15 dégaines minimum), du tirage et prise de risque mesurée (sauter un point n'est jamais anodin même dans un niveau largement maitrisé) sont les exigences de cette pratique. Mais en retour, quel plaisir de fouler la crête accueilli par les rayons du soleil après 30 minutes d'une immersion complète dans l'escalade et la communion avec le rocher.



Application dans "La Régina", une classique au bord du couloir de parpinage mais parfaitement pourvue en mouvements fluides et instinctifs.

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Venir occasionnellement aux Dentelles et à Gigondas en particulier sans sortir une des voies de plusieurs longueurs seraient un délit. Avec tous les dièdres, fissures, et même dalle (celle des Parisiens par exemple), le choix est grand.

Après cet échauffement, libre à chacun de s'extasier dans les couennes de tous niveaux. Celles de l'Aiguillette Lagarde sont particulièrement recommandées pour les grimpeurs de petit 7 avec des petits pas de caractères entrecoupant des sections contis.


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Guillaume bien calé dans ses méthodes s'envoie "Williwaux" 7a. Après quelques runs, cela semble toujours plus facile : la difficulté s'amenuiserait-elle proportionnellement au nombre d 'essais ?



De l'autre côté de la brêche, quelques voies équipées gardent une certaine sauvagerie. Comprenez par là qu'il faut sortir les crocs pour les apprivoiser.
Sentiment à valoir aussi bien dans des classiques antédiluviennes comme la "De Champeville" en 5b ou du 7a comme "La griffe du lion" (départ ultra-saignant sur des trous à cramponner fermement donnant tout son sens au nom de la voie).

Tant de voies reste à découvrir dans cette face nord que le pélerinage n'est pas prêt de s'interrompre.

A l'été prochain !!!
 
 
 
 
 



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