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Bienvenue sur le blog de la Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral !

Marseillais, Aixois, Aubagnais, Ciotadens, quelque soit l'origine, nous sommes tous animés par la même passion de l'escalade libre. Les articles traiteront principalement des sorties en rocher avec des photos et encore des photos.

Puisqu'il y a du soleil toute l'année en Provence et que nous sommes heureux d'y vivre, c'est évidemment nos belles falaises du sud qui sont visitées régulièrement.

Et puisque le centre du monde vertical est à Marseille, les Calanques et toutes les falaises phocéennes seront à l'honneur.

La C.M.E.L., c'est aussi une association qui cherche à aménager notre environnement pour la pratique de notre sport favori (Clean Up Day de La Ciotat). Le blog permettra d'en rendre compte.

Bonne lecture à tous les grimpeurs internautes !!!

 

 

 

Contacts C.M.E.L.

Pour toutes demandes d'informations, questions et autres, vous pouvez contacter (remplacer les mots en majuscules : AROBASE, POINT, par leur symbole) : 


  • Olivier Didon par mail : olivier POINT didon AROBASE free POINT fr
                                     ou par téléphone : 06 19 14 01 01
  • Jean-Philippe Dalbavie par mail : jeanphi.dalbavie AROBASE wanadoo POINT fr
                                  ou par téléphone : 06 09 89 64 91

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Site d'escalade dans les Calanques

Lundi 23 janvier 2006

 

Invraisemblable !

Samedi, le temps est si beau que jamais l'idée du mauvais temps ne nous a effleuré pour le lendemain.

Rendez vous est donné à la fameuse Paroi des Toits dès dimanche matin.

 

 

Premier arrivé à la falaise, le plafond nuageux nous accueille de ses couleurs en nuances foncées de bleus-violets aussi belles que menaçantes.

 

 

 

 

 

 

Prêts à enfiler les chaussons, c'est la pluie qui déboule puis se transforme en averses de grêle.

Météo France en prend pour son grade !

Le grand soleil était prévu.

 

 

 

 

Protégé par les toits sommitaux, on peut grimper malgré le mauvais temps.

"La Vima".

 

Le vent finit par tourner et déchire les nuages avant de les chasser.

  

 La douceur accompagnera le reste de la journée.

 

 

"Les aigles fins" : une voie fréquemment parcourue pour l'échauffement.

35 mètres variés dans le style des Toits : continuité en léger dévers puis quelques rétablissements. De bons repos favorisent la récupération entre chaque section.

Ci contre, la traversée sous le surplomb : aérienne, elle impressionne même en second.

 

 

 

 

  

 

 

 

 

Sur le pilier séparant la baume du secteur Terrasse, chercher la grimpeuse enchainant les 2 longueurs d'un coup (40 m).

En arrière plan, le Socle !

 

 

 

 

 

 

 

Dans la partie gauche, "Tranche montagne" : un départ à bras puis on rejoint du rocher blanc atypique pour ce secteur des Toits. Un repos bien assis est utile pour se recharger avant de terminer.

 

 

 
 

Les Toits, c'est pour toutes les générations !

Un grand habitué des lieux transmet le virus à sa progéniture : Julien ci dessus et Marie au soleil !

 

 

 

L'après midi bien avancée, Carine démarre sa séance par un 6c dans la partie gauche.

 

 

Hervé, l'homme aux chevilles d'argile trouve la parade à cette fragilité articulaire : renforcé de chevillère rigide, il se joue de la gravité en usant des pieds avec parcimonie.

Utilisée à la suite de 8 entorses des chevilles, l'investissement est largement amorti.

En conclusion, des entorses bilatérales ne sont pas une entrave à l'exercice de sa passion verticale.

 

 

 

"Roule galette"

 

 

A l'assaut de "Petite Marie" !

A droite : Le Djamoul en action !

Les excès des fêtes s'estompent et la forme revient !

Encore 3 kilos de moins et c'est le feu vert pour taper les essais dans le 8a.

 

Par cmel
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Samedi 4 février 2006

 Finalement, c'est la brume qui nous tient compagnie toute la journée : on se croit transporter sur une côte bretonne.

Rien de méchant tout de même ! Ce n'est pas cette espèce de coton vaporeux qui va décourager un grimpeur provençal !

De l'obélisque de Mazargues, les retardataires permettent le temps de la réflexion : ce sera Callelongue pour se diriger vers le site du Jardins d'enfants.

 

 

 

 

Cette grisaille enveloppe la côte et donne une sensation d'approche alpine !!!!

 

 

Les crêtes  en deviennent des cols inaccessibles !!!

 

 Perché au dessus de l'Alpinodrome, le site du Jardin d'enfant connait un grand succès à en juger par l'érosion du sol au pied de la paroi : des aménagements pour empêcher d'assurer dans le futur directement depuis un éboulis, serait à envisager !

En effet, quasiment que du 5c - 6a sur un beau calcaire compact !!!

Isabelle démarre sur le pilier dans "Charlotte et Aurélien" 5b

Grimace de soulagement ou rictus d'effort !??

Mickaël s'emploie dans "Rémy" 6a+

Les voies plébiscitées :

  •   "Elisa et Louise" 5b : une fissure assez athlétique pour ce niveau et un pas où la lecture et le bon choix sont nécessaire.
  • "Bag attack" 6c/6c+ : un pas sur petite prise qui vaudrait 6c si l'allonge le permet. Un léger réta sympa puis un final continu.
  • "Emmanuelle et Loïc" 5c : une sortie sur écailles-cannelures. Commence à se patiner !
  • "Brice et Benoît" 4b : dalle à grosses prises homogènes. Parfait pour dompter son premier à vue en tête !
  • "Les vacances du Petit Nicolas" 6b : une bonne section sur petites prises toujours crochetantes malgré leur effet rabot pour la peau.

 

 

 

 

 

 

Par cmel
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Samedi 4 février 2006

Toujours aux Goudes, en face du Jardins d'enfants, les contreforts de la Tête du Trou du Chat (ça, c'est pour le petit tour du proprio façon Guy) accueillent de grands murs blancs : les Flammes de Pierres.

 Le cirque d'hiver prend un peu de soleil l'après midi dès 13 - 14 heures. Les autres secteurs conservent un calcaire bien froid. Heureuesement, les 30 mètres de haut font tourner le sang dans la machine !

 

 

 

 

 

 

Dur dur de s'habituer au calcaire pour un alsacien loin de son grès rose local. Trop de prises et trop de possibilités ; le temps de se décider laquelle choisir, les bras sont cramés !

 

Dans "Excalibur" 6b, Vincent en plein flagrant délit de tentative d'arrachage de prises.

Toujours avec le sourire s'il vous plait !

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Gwen dans sa panoplie 90's de grimpeur hivernal à l'assaut de "Asphodèle" 6c.

Encore fringant avant de se retrouver pendu au bout de sa corde suite à la martyrisation du rocher.

   

La méthode pour casser une prise (renforcée d'ailleurs, mais pas suffisamment de colle) : arriver mauvaise main dessus, s'en rendre compte mais persister dans son erreur et tenter le changement de main ; doigts après doigts, infliger une force inappropriée à l'écaille et l'envoyer dans les airs tester ces qualités de skyclimber en essayant par la même occasion de viser fortuitement son assureur .

 

 L'écaille est au pied de la voie ; si un volontaire veut la recoller, à sa guise ; mais, non seulement, cela passe avec le reste de la prise mais même sans ! Et pour la même difficulté !

 

 

 

 

Par cmel
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Dimanche 5 février 2006

Le soleil est au rendez vous avec son petit mistral glacé !

Rendez vous au col de Sormiou ! Les grimpeurs semblent avoir eu la même idée ce dimanche : tous se rendent au Nid d'Aigle. Pour explorer les terrains inconnus et éviter le surpeuplement, le choix se porte sur le Baou Rond en partie gauche.

Le Baou Rond au dessus de la calanque de Sormiou, c'est d'abord un balcon offrant une vue imprenable sur la plage et ses eaux turquoises.

C'est ausssi un site d'escalade : le plus fréquenté est celui de droite avec ses voies pour débutants.

A gauche, la réputation et le nom des voies ne présagent pas d'un grand plaisir : rocher délité en perspectives.

 

 

 

 

A cette vue, l'impression est modifiée.

 

Mais, les voies en 6 sont dans le mur de gauche. 3 voies dans le dévers seulement !

 

 

De pluie de caillou, il n'en est rien !

Oui, 2 ou 3 morceaux volent en tirant la corde mais rien de bien méchant.

Les voies traversent un peu et l'assureur n'est pas dans la ligne d'éventuelle chute de pierrailles.

Après le 5c+ qui est tranquille, "BEP jardinage" 6a+ chauffe les bras d'un coup : plus longue, les points s'espacent bien en sortie. Lecture et gestion sont utile.

 

On poursuit par le 6b+ plus court et intense et enfin le 6c+ dans une fissure d'aragonite orange traçant sa ligne dans le calcaire blanc : belle continuité !

En conclusion, un petit casque pour les plus sages et des voies sympas à tester !!

Par cmel
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Dimanche 12 février 2006

 

 

 

 

Toutes les conditions sont réunies et pourtant arrivée en vue de la paroi des Toits, le site phare (en hiver) des Calanques est en voie de désertification.

On croise : un groupe de Toulonnais dont les plus prolifiques équipeurs de la ville varoise et quelques locaux dispersés.

Mais où sont les grimpeurs  par un dimanche ensoleillé ???

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le soleil joue à cache-cache avec les nuages.

 

 

Roro vite en action, chauffe la fibre dans "Le Mérou" 7a.

 

Tellement à l'aise, qu'il ne voit même pas un point pourtant fort utile pour nous autres !

 

 

C'est au tour du classique 7a+ de "Renatissimo" d'être revisité par le tranquille Roger.

 

Superbe enchainement sur les patates dans la première partie !

Pour les petits biscottos, cherchez le repos au milieu de la voie en coinçant les fesses derrière le rocher : récupération garantie des moyens nécessaires pour la suite !

 

 

Vincent se lance dans "le Mérou" 7a !

 

Une belle voie assez variée avec des sections entrecoupés de bonnes prises pour délayer et soulager ses bras.

La fin (à gros muscles) demande une réserve d'énergie pour réussir à tenir les grosses prises des fissures.

 

 

 

 

 

 

Gillou continue son programme de retour en forme avec un essai dans la célèbre voie indémodable de Michel Dinard :

"Le Cimetière des éléphants"  7c+.

 

 

 

En 15 ans d'âge et des milliers de passages (sans exagérer) ou de tentatives juste pour la photo, cette pure ligne n'a rien perdu de son intérêt ... et de sa difficulté (à part, quelques pieds patinés rançon du succès).

 

 

 

 

 

 

 

 

Récitant la symphonie des mouvements de cette voie, Gilles place le fameux crochetage en début de traversée. 

 

 

 

 

Gillou, la prochaine fois, pour la photo, mets pas un tee shirt camouflage !

 

 

 

Après le second surplomb, il faut rechercher la moindre étincelle d'énergie demeurant dans son corps épuisé pour atteindre la chaîne promise.

 

 

 Petit à petit (à raison de 5 voies par visites hebdomadaires, l'hiver 2006 ne suffira pas à le faire sur toutes les voies), les relais des Toits sont reliftés avec des maillons inox aussi solides que brillants.

Finie la petite crainte exacerbée par un effort intense quand on redescendait du relais sur les anciens maillons plus que rouillés ou creusés par les moulinettes successives.

 

 

 A noter :

Dans le classique (et bien lustré) "Des enfers fabuleux", le 7a de continuité se renforce maintenant d'un démarrage bloc.

En effet, de la petite vire, une bonne prise permettait de ramener dessus les 2 mains avant de prolonger sur l'incroyable et non moins énorme écaille inversée.

De cette bonne prise, il  n'en reste que les traces de Pof  et les grains de terre qui montre la surface de la plaque arrachée.

Il faut maintenant serré une prise de pied pour aller chercher doucement main gauche une règlette avant de dynamiser sur la profonde inversée.

Ce pas transforme-t-elle la difficulté à 7a+ ???

Que les répétiteurs nous fassent part de leur avis !!!

A suivre, ...

Par cmel
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