A l'origine, au début des années 2000, les débats lors des réunions entre le
GIP des Calanques, l'
ONF et le
Comité Départementale FFME des Bouches du
Rhône (= CD13 FFME) faisaient rage pour défendre chacun son domaine (préservation de l'environnement pour les uns, terrain d'escalade pour les autres). Pour
les grimpeurs, notre fidèle
Gilles Bernard montrait les "crocs" et marquait le territoire (rôle toujours inoccupé depuis son orientation vers d'autres
multi-activités).
Afin de montrer combien les grimpeurs sont soucieux des
Calanques et de leur environnement fragile,
Gilles
monte en 2005 un
projet-pilote de modification des sentiers d'accès à la
falaise du Renard.
En effet, les éboulis abritent la fameuse
"Sabline de
Provence" (ou
"Sabline de Marseille" ou
"Herbé à
Gouffé" ou
"Gouffeia arenarioides"), une frêle plante très discrète, fragile et surtout
endémique à la région (entre
Marseille et
Toulon ; à différencier de celle du
Verdon). Elle est de ce fait strictement protégée.
Les grimpeurs arpentant les éboulis menant aux falaises, il est naturel de modifier les tracés pour éviter la destruction des populations de
"Sabline".
Non initiatrice de ce projet, l'
ONF soutient très mollement cette première action : le chemin est
cairné en évitant les emplacements recensés par Robert Giraud et Pascal Auda, botanistes [des années plus tard, il
serait utile d'en faire l'entretien avec les moyens mis en oeuvre actuellement].
Il faut attendre l'année 2007 pour voir un nouveau modèle se déclarer. Mené par l'ONF, il entreprend de
modifier l'ensemble des accès à la face sud de la Grande Candelle (en résumé, lire par ailleurs
le communiqué de presse de
l'ONF en date du 3 juin 2008) :
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concertation avec les usagers (grimpeurs et randonneurs), gestionnaires et propriétaires.
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Recensement des populations de "Sabline de Marseille", de "Lavatère Maritime".
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Proposition de nouveaux tracés de sentier sur carte.
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Puis, mise en application (balisage en croix noires, cairns, protection des plants, modification du départ de la "Cheminée
Bouisson", ...) en octobre 2007 avec Vincent Vilmer (représentant CD13
FFME) et d'autres grimpeurs emblématiques du massif comme Pierre Clarac (compte rendu parfaitement détaillé sur son site).
Les mêmes acteurs s'attaquent en 2008 à l'accès à la Brèche de Castelvieil. L'éboulis est ruiné par
des décennies de descente en course-glissade. A la destruction du milieu de la "Sabline" s'ajoute l'instabilité des cailloux qui rendent le
sentier très inconfortable.
L'ONF reproduit la procédure de la Candelle : concertation, évaluation des zones à protéger puis travaux sur place pour aménager les sentiers et les baliser.
Vincent Vilmer coordonne pour les grimpeurs : "Comme pour l'opération menée à la Candelle avec l'ONF nous faisons appel aux différents acteurs de l'escalade du massif des Calanques pour une concertation sur l'accès à la brèche de Castelvieil. La problématique est sensiblement la même : des
sentes multiples créées par les grimpeurs entraînent une forte érosion et une
dégradation de l'habitat de la "Sabline de Provence". L'idée est de tracer deux
chemins bien balisés partant de la piste d'En-Vau qui éviterait au mieux les plantes protégées et les éboulis . Ces
chemins ont déjà été repérés avec l'ONF : sentier "historique" dont le départ ou l'arrivée se situe vers la plage
et un sentier prenant son origine plus haut sur la piste."
Le résultat est à la hauteur : le balisage s'identifie clairement, le sentier serpentent par des lacets confortables sans monter droit dans la pente, les éboulis sont évités. Bravo !
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Marquages au sol avec le
fameux petit grimpeur bleu (logo et pochoir créés par Gilles Bernard ).
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Parfaitement dans l'air du temps, le
CD13 FFME contribue au développement durable de nos activités sportives :
Quelles seront les prochaines actions sur le terrain ?
A suivre ...