La Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral (C.M.E.L.) présente les nouvelles de l'escalade sur les Calanques, Cap Canaille, Sainte Victoire, Garlaban, Marseille, La Ciotat, Aubagne et ses actions d'aménagement comme le Clean Up Day.
La ségrégation existe aussi chez les grimpeurs
: elle place une ligne de démarcation imaginaire scindant la
France en deux de Bayonne à Thionville : au sud de cette limite, les
nantis se repaissant de falaises et au nord, les disetteux s'acoquinant du moindre gravillon pour satisfaire leur désir primaire.
Loin de cette généralité inexacte (voire diffamatoire) existent quelques exceptions parmi lesquelles la région d'Angoulême, préfecture de la lointaine Charente (c'est
à l'Ouest, au centre d'un triangle formé par Bordeaux au sud, La Rochelle au nord et Limoges
à l'Est).
Les érudits penseront aussitôt aux Eaux Claires : ce site sorti de nulle part par la faveur des
chroniques people des années 90 quand Fred Rouhling, un mutant appréciant la médiatisation, bouscula le monde bien rangée de l'escalade avec ses premières tapageuses
dans l'extrême hauteur de la difficulté : premier 9a français et 9b mondial.
Près de 15 après, les polémiques (sur la réelle réalisation, sur la cotation, sur le bidouillage après enchainement des voies, ...) ressurgissent régulièrement et éclatent sur les forums mettant
à chaque fois sous le feux des projecteurs le site des Eaux Claires.
Plusieurs secteurs composent cet ensemble au sud d'Angoulême.
Le site Escalade Charente reprend le détail pour chacun d'eux, des blocs aux voies et le CAF Angoumois fait une présentation des lieux.
Accès :
Pour se rendre au site principal, passer devant l'hôpital au sud de la ville et continuer vers l'est sur la rocade Est (direction Soyaux). La quitter pour entrer dans Puymoyen (D104) et vers
la sortie du village, descendre à droite en direction du "Moulin du Verger" (cf photo ci-dessous des
panneaux).
Au bout des lacets, le rocher est évident de part et d'autres des petites routes.
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Le calcaire est typique du rocher qu'on trouve dans le nord comme en Bourgogne. Il parait plus usé que
d'habitude, plus ancien ? La particularité des lieux et ce qui a fait sa renommée, ce sont les trous dont sont truffées les faces : bidoigt, mono, toutes les extrémités digitales sont
sollicitées.
L'autre caractéristique désigne les courtes baumes qui servent de départ aux voies : idéal pour s'abriter d'une averse mais réclamant force et blocage pour dépasser ce premier crux et alimentant
la région de nombreux blocs sur-puissants (voir la vidéo plus loin).
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Comme tout bon site s'ouvrant à l'escalade libre naissante, le site a connu les bidouilles en tous genres : sika pour tenir une prise, pour l'assécher, tailles de prises, ... c'était la mode à
l'époque et tout le monde le faisait naturellement pour passer dans une gestuelle sportive.
L'équipement connait aussi les différentes vagues d'évolution jusqu'aux rings des dernières années. Il reste encore quelques curiosités rouillées qui trainent à droite à gauche.
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Du secteur central, on voit émerger de la forêt une espèce de promontoire arrondi et élancé. C'est le secteur du Grand
Toit avec les voies qui ont fait connaitre le site internationalement : "Hugh",
le prototype de la voie explosive taillée sur mesure avec ses jetés aussi monumentaux qu'aléatoires et "De l'Autre Côté du
Ciel" qui serait pas loin des 9a+ aux dernières nouvelles.
C'est d'ailleurs le profil emprunté par cette voie qui est remarquable : une avancée profilée impressionnante.
Le rocher n'apparait pas des plus adhérents et l'équipement sur pitons forés a gardé l'esprit de l'ancienne voie d'artif'.
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Pour apprécier le type d'effort à fournir, voici quelques images animées comme promotion des lieux ...
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La zone fourmille de voies dans un style très particulier mais reste une destination de fraicheur : lors d'un transit ou pour plusieurs jours à la belle saison ...
Additif d'août 2010 :
Pour compléter, lire le délicieux récit de visiteurs des lieux en vacances loin de leur Cuvette grenobloise.