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La Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral (C.M.E.L.) présente les nouvelles de l'escalade sur les Calanques, Cap Canaille, Sainte Victoire, Garlaban, Marseille, La Ciotat, Aubagne et ses actions d'aménagement comme le Clean Up Day.

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Verdon rive gauche - escalade au Bauchet

 

 

En schématisant à l'extrême, les gorges du Verdon se scindent en deux dans l'esprit du grimpeur moderne : en rive droite, au soleil, les grandes voies qui ont bâti le mythe international de ce site d'escalade avec entre autres toutes les voies de l'Escalès et en rive gauche, à l'ombre, la partie varoise (qui lui donne ainsi son autonomie et son propre topo) avec des secteurs de couennes de tous styles et tous niveaux.

Evidemment, en détaillant, ce n'est pas aussi simple et on peut trouver les deux aspects de la grimpe d'un côté comme de l'autre.

Une chose est sûre : la distance à vol d'oiseau d'une crête à l'autre est rapprochée mais se programmer une grande voie d'un côté et couenner de l'autre n'est pas du meilleur effet sur votre équilibre-carbone : compter entre 45 minutes et 1 heure de route.

 

Amateurs de colonettes et d'envolées frolant les 40 mètres, destination le Bauchet (en rive gauche donc).

 La face Est de ce site garantit l'ombre l'après-midi. Par contre, sous la couverture arboricole, ne comptez pas sur le moindre courant d'air ; l'atmosphère serait presque lourde et les moustiques attendent patiemment l'heure du rush en fin de journée affolés par les fragrances musquées dégagés par les grimpeurs à demi-nus  ;-)))

 

 

 

 

Garer sa voiture à l'embouchure du sentier Vidal est déjà un challenge surtout pour le grimpeur moderne qui n'arrive jamais sur site avant 11h. Seule solution, s'ajouter à l'une des extrémités de la file sans trop empiéter sur la route. Souvenez-vous que ce soir, seul votre véhicule restera dans la pénombre et qu'ainsi isolé, il vous paraitra être en plein milieu de la chaussée loin du parking officiel ; donc, serrez au maximum sur le bas-côté !

 

 

 


 

 

 

  
 

 

  De la route, on distingue par-dessus le muret la gorge d'accès au pied de la paroi. La pente est prononcée et la terre se mêle aux caillasses pour rouler jusqu'à la forêt. Les locaux ont parfaitement sécurisé la descente au prix d'une débauche de cordes statiques en guise de main courante : du très beau travail !

 

Nostalgiques d'un autre temps, certains évoqueront leurs émois teintés d'un sentiment aventurier lors de leurs premières visites dans ce dégueuloir naturel parsemé de quelques barreaux plantés dans le rocher (ils y sont toujours !) mais sans "via cordata".

 

Cette étape franchit, il faut se dégager de bosquets d'arbres touffus pour voir enfin le rocher : un calcaire boursouflé comme on l'aime dont la tendresse a permis aux concrétions de se développer entre les surplombs plus ou moins saillants. L'escalade s'enrichit de ces multiples profils et de la variété des prises.

 

 

 

 

 

 

 

Agrémentant la recherche des lignes toutes plus belles les unes que les autres, les départs sont annoncées par de sympathiques plaques aux dessins mettant en scène le nom de la voie. Du plus bel effet !!!

La frénésie de quelques collectionneurs peu scrupuleux les a parfois durement éprouvé en laissant les stigmates de coups de burins désobligeants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La maquette des topos varois s'accompagnent d'étoiles distribuées comme les bons points par une institutrice bienveillante.

Celui d'"Aiguines - Verdon rive gauche" ne déroge pas à la règle. De fait, peu de voies sous les deux étoiles (le maximum étant à trois). Vous pourrez donc laisser votre regard choisir librement sans mauvaise surprise.  Le style est plutôt  à la continuité avec quelques pas plus serrés. Les voies longues exigent un noeud en bout de corde surtout si vous avez à peine 70 mètres.

 

 

 

 

 

 "La Bonne étoile" 6b+, majeure !   La colonne classique qui explose la conti dans la partie finale : "Rattlesnake" 7b.   "Jus de fantaisie" 7b+ ; des méthodes à trouver mais surtout des croutes et des plats à tenir pour traverser vers des prises plus conformes aux attentes d'un grimpeur normalement constitué. Dur !

 

 

 

  Au rayon des voies majeures essayées, citons :

 

  • "Tribulacion de Gabachos", un 7a abordable où la prise de décision peut assurer la réussite à-vue (si la longueur de corde le permet et avec assez de dégaines, enchainer directement avec la seconde longueur).
  • "Madame rêve" 6c par la gauche et un poil plus dure par le toit mais toutes les deux superbes.
  • "Le rêveur débauché" 7a sur-classe.

Tout le reste est à faire sans modération !

 

 

 

  En contre-bas de la falaise principale, Simon a équipé quelques lignes (du costaud dans le gros 7 et au-delà) dans une grotte. Pour plus de renseignements sur l'accès et les cotations, se renseigner auprès du Bureau des Guides de La Palud sur Verdon.

 

 

 

 

 

 

 

 

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