La Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral (C.M.E.L.) présente les nouvelles de l'escalade sur les Calanques, Cap Canaille, Sainte Victoire, Garlaban, Marseille, La Ciotat, Aubagne et ses actions d'aménagement comme le Clean Up Day.
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Parmi eux, notons les aménagements réalisés au Baou de St Jeannet dans les Alpes Maritimes
En tant que simple consommateur, force est de constater que le propriétaire (la commune de St Jeannet au sein de la Communauté urbaine Nice Côte d'Azur) assume bien la pratique de l'escalade sur ces terrains tout en respectant le classement Natura 2000.
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Les discussions entre les organismes gestionnaires n'ont pas seulement abouti à une signature de convention autorisant la pratique de l'escalade. Elle s'est poursuivie logiquement par le
rééquipement des secteurs sportifs (les Ressauts, la Source) et surtout a abouti à une mise en place de signalétique et de
panneaux d'informations.
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Les nostalgiques de la ronce et de la recherche du sentier perdu en sont pour leur frais. Dès le parking du village, on se sent bien accueilli : un panneau informel indique directement les accès aux différents secteurs (il manque juste la pastille indiquant l'endroit où on se situe à la lecture du panneau et éventuellement la date de la réhabilitation), les recommandations aux grimpeurs et surtout identifie les espèces naturelles protégées qu'elles soient animales (faucon pélerin, merle bleu) ou végétales (Lavatère maritime, chou de montagne, genévrier de Phénicie, Nivéole de Nice, Campanule).
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Pour éventuellement préserver, encore faut il être au courant. Photos à l'appui, la sensibilisation est concrète.
Complété d'une répartition des niveaux de difficulté (là, c'est peut être du superflu), on retrouve le même affichage à l'approche des principaux centres : la grande Face, les Ressauts, la Source, la Cagne.
Les voies de la Grande Face sont restées telles quelles avec leur équipement moderne ou daté ou bien leur absence
d'équipement. Quelques stats trainent présageant de chantier en cours.
En s'aventurant sur cette corniche, le panorama s'ouvre sur une multitude de villas avec piscines, lagons bleus morcelant la colline. On s'étonne alors des risques encourus en regard des
tombereaux de caillaisses en suspension au dessus de leurs toits. Le jour où un éboulement se produit, sûr que l'escalade sera en ligne de mire mais c'est une autre histoire ...
![]() Les sentiers sont balisés et quelques directions sont indiqués au carrefour sans trop en rajouter. |
Au pied des grandes voies
subsistent quelques traces du passé comme cette boite malheureusement vidée de sa mémoire ;-(
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Exemples de céramiques citant les noms de voies à la grotte de la Dominante.
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En quelques minutes de déambulation au pied du Baou, c'est le constat qu'on peut en tirer. Sûrement existe-il des
imperfections aux yeux des habitués mais il est toujours positif de souligner un résultat en cohérence avec notre société de consommation : du pré-maché clé en main ! D'autre part, si
l'information ne vient pas directement à nous, personne ne fera l'effort d'aller la rechercher, il est donc intelligent de la délivrer directement aux endroits les plus fréquentés !
A voir des exemples de réussite, on s'interroge sur le manque de communication entre les différents comités départementaux FFME en charge de ces dossiers. Pourquoi ne pas profiter des bonnes
idées des uns pour les adapter à son territoire que ce soit en terme d'aménagements, de négociations et d'équipements ? Pourquoi reprendre de zéro les discussions dans son secteur sans s'appuyer
sur ce qui fut construit ailleurs ?
Certes, l'ouverture arrive mais c'est au ralenti ...
Chacun travail dans son coin avec le même objectif : pérenniser l'escalade tout en préservant l'environnement et en rassurant les propriétaires et organismes gestionnaires.
Dans les Bouches du Rhône, espérons qu'une mise en place similaire puisse voir le jour.
Le CD13 est très actif avec son trident : Gilles Bernard et Vincent Vilmer sur le terrain pour monter des projets de balisage des accès aux secteurs
d'escalade et Claude Fulconis aux négociations (très longues) sur les conventionnements.
Après le projet repoussé des falaises du Renard à Morgiou, celui rejeté de la Brèche de Castelvieil, les éboulis de la
Grande Candelle semblent avoir reçu l'aval de l'ONF. Interlocuteur pointilleux, l'Office pêche par une certaine lourdeur à
réagir et prendre des décisions (suivre la voie hiérarchique et consulter tous les avis prend nécessairement un temps fou). Mais ce défaut est une tradition administrative
bien française.
Alors patience, la Sabline de Provence et les pieds de Lavatères
maritimes sauront encore résister quelques mois avant la déviation des sentes (l'annonce sera faite dans ces pages).
Imaginons comme au Baou de St Jeannet des panneaux renseignant le marcheur et le grimpeur des espèces protégées
!
L'éducation est première source de civisme !