Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Accueil

Bienvenue sur le blog de la Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral !

Marseillais, Aixois, Aubagnais, Ciotadens, quelque soit l'origine, nous sommes tous animés par la même passion de l'escalade libre. Les articles traiteront principalement des sorties en rocher avec des photos et encore des photos.

Puisqu'il y a du soleil toute l'année en Provence et que nous sommes heureux d'y vivre, c'est évidemment nos belles falaises du sud qui sont visitées régulièrement.

Et puisque le centre du monde vertical est à Marseille, les Calanques et toutes les falaises phocéennes seront à l'honneur. En amoureux transi du rocher, nous irons même jeter un oeil hors de nos frontières ...

La C.M.E.L., c'est aussi une association qui cherche à aménager notre environnement pour la pratique de notre sport favori (Clean Up Day de La Ciotat). Le blog permettra d'en rendre compte.

Bonne lecture à tous les grimpeurs internautes !!!

 

  

P.S. :

Pardonnez une facheuse tendance à laisser le retard s'accumuler dans la publication des articles !

Mais la description d'une voie ou d'un secteur est relativement intemporelle ... peu importe la date d'édition !

Recherche

Contacts C.M.E.L.

Pour toutes demandes d'informations, questions et autres, vous pouvez contacter (remplacer les mots en majuscules : AROBASE, POINT, par leur symbole) : 

 

  • Olivier Didon par mail : didon POINT olivier AROBASE gmail POINT com

                                     ou par téléphone : 06 19 14 01 01

  • Jean-Philippe Dalbavie par mail : jeanphi.dalbavie AROBASE wanadoo POINT fr

                                  ou par téléphone : 06 09 89 64 91

Visites

 

Nombre de visiteurs (depuis 2006) :

 

Articles Récents

A découvrir

 

 

   
La Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral vous offre ses services pour un encadrement en escalade, canyon, via ferrata, parcours accrobatique. Retrouvez le détail des prestations de "nos professionnels au service de votre passion" sur la page dédiée aux moniteurs C.M.E.L. 

 


 

  Saison 2012/2013 : compétition "Blocs qu'on teste" ouverte à tous. Rendez-vous mensuels les vendredis soirs à partir de 19h (le calendrier sur la page Compétition)  à Bloc Session de La Ciotat et finale en avril !


Les autres salles de la région sur la page des salles d'escalade phocéennes.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 


 

Quelques soient les opinions quant au choix du système de protection, le Parc National des Calanques est bien là (signature officielle en avril 2012).


La place des activités douce de pleine nature comme l'escalade est défendue par l'association "Des Calanques et des Hommes". Historique des actions depuis 2009 sur la page "Avenir de l'escalade dans le Parc National des Calanques".
 


 

 


 

 

 


 

20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 12:27

Lorsque le ciel gris recouvre l'horizon et fait descendre la température sous la dizaine, les extravagances vestimentaires les plus folles sont autorisées.

Au secteur "Belle Dalle" de Lascours, Jean nous en livre un extrait en revisitant sa garde-robe mixant les couleurs au gré des épaisseurs et osant l'ultime accessoire comme couvre-chef. Rien n'est laissé au hasard dans ce savant mélange de confort thermique et de recyclage de fond de placard puisant son inspiration directement dans les années 80-90.

Au départ de "Recrue Bachelourd", une sortie dans les cannelures en 6b+.   "Gwena Vista Social Pub" : toute la poésie des Caraïbes pour ce 7a bien corsé pour le prétendant à vue.



L'anti-conformisme sera-t-il suivi en 2009 par la tribu grimpante. Les fashions-victimes des falaises réussiront-elles à s'extraire de leur carcan consumériste en lâchant le sweet Prana, la GoreTex North Face, la polaire Columbia ?
Pas sûr ! Le bien-paraitre impose de plus en plus sa loi !



 
 

Repost 0
26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 17:06





  
Quand un grimpeur engraissé et un éclopé (handicapé par une poulie partiellement rompue) se retrouvent armé du nouveau topo du Mont Ventoux, ils décident de découvrir le site de Combe Obscure espérant renouer avec de lointaines sensations dans des voies à leur niveau du jour.
 
 


 D'abord effrayé par le descriptif de l'accès réduit à son plus simple appareil (juste un plan), finalement, la seule erreur sera de dépasser la piste d'accès au parking, victime d'un aspect trop tout-terrain (mais ça passe !).
Pour préciser, de Bédoin emprunter la D19 en direction de Malaucène. Dans un virage ascendant à gauche, ne pas rater la piste tourmenté donnant l'impression d'être réservé pour les 4x4 mais pas de panique, ça passe aussi pour les caisses basses.



Les falaises au sommet de la colline et visible depuis le parking attirent l'oeil mais le sentier balisé n'y mène pas du tout.


Le GR suit un vallon débouchant sur les hautes falaises orientées sud.
  


De la dénomination Combe Obscure et des avertissements lus ça et là, il faut bien confirmer que c'est une falaise de fond de vallon et par son orientation ne prend le soleil que dans la matinée et le début d'après-midi (c'est déjà beaucoup).
En cette fin de journée d'hiver, l'ombre a déjà gagné la face et le froid occupe les lieux.
Bonnet, écharpe, gants, gore-tex sont un minimum si on le courage de s'aventurer dans cette combe en fin de journée hivernale.


   Le rocher est un calcaire au gris saisissant qui fait d'abord penser à celui du Verdon mais aussi à la Sainte Victoire (ou ce sont les coulées des rings qui l'apparentent à la montagne aixoise).
Au contact des premières voies, c'est la quantité de bacs immenses que rappellent une petite falaise comme le Miroir du Fou à la Bretagne.


 
L'équipement en rings est bien marqué des années 90 puisque l'espacement est parfois exposé : la chute est alors interdite dans les portions faciles en départ de voies. Dans la difficulté, les pas (parfois  assez blocs) sont bien protégés.

Même pour un site si bien connu, le topo a son lot d'erreurs de tracé : pas évident de trouver le véritable départ de certaines voies faciles. Une fois embarqué, on peut encore hésiter avec une variante non mentionnée, mais c'est relativement rare.




Malgré une certaine usure, des cotations où l'humilité est la première des qualités à retrouver, les voies sont belles, notamment "Le Chandelier" un 6a d'une classe indémodable et "Vibration" avec sa section patinée dans une fissure bien pourvue. Pour le reste, il faudra revenir tester.
 
En conclusion, c'est un beau site pour les grimpeurs de 6 au solide bagage technique et mental. Le soleil quitte la falaise en milieu d'après-midi donc, choisissez votre préférence pour la chaleur ou la fraicheur suivant la saison.
 
 
 
 
Repost 0
24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 11:23

 

 

 

Extensions et nouvelles voies étoffent le secteur Cayenne du Baou des 4 Ouros.
Dans l'idée initiale de les explorer, l'attraction pour ces belles lignes qu'elles soient récentes ou plus anciennes nous détournent du droit chemin et nous fait grimper à l'envie jusqu'à l'ultime mètres de calcaire.

Le site est gavé de soleil et les polaires s'évadent, découvrant quelques audacieux bras nus (tout de même, c'est toujours l'hiver !).










 A l'extrémité droite du secteur :

"Escalator" évaluée 6a/6a+

  

"La loi du K.O." évaluée 6a+


 




Olivier apprécie "Tabasco" et propose 6c. Insatisfait du relais trop tôt rencontré, il prolonge par la gauche (avec un peu de tirage) pour sortir au sommet et un poil de difficulté supplémentaire : 6c+.


 
Fruit d'une séance précédente, "Au dessus de Métaphysique" est proposé à 7a.
 





 S'extirpant des tentacules du travail, Laurent reprend contact avec le rocher. Les bras gonflent mais le plaisir est intact.   
Bo, le bonheur des enfants tout heureux d'un camarade de jeux si massif.
   A gauche, Stef' reprend l'escalade avec détermination et toujours la même élégance.

  
Petits ou grand, tous aux arbres !




Au secteur Compet', la taille des voies diminuent mais aussi celles des prises. La conti' a fait place à de la rési bouillonnante et quelques résidus de force. Les cotations s'en retrouvent bien sèche. Carine et Hervé s'emploient avec rigueur pour clipper le relais. Dure transition avec Cayenne !  


Le Baou des 4 Ouros sachant se renouveler grâce au travail remarquable des équipeurs locaux (entre rééquipements et nouvelles voies) garde toujours un intérêt majeur en toutes saisons.
 

 
 

 

 

Repost 0
30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 10:34
 
 



"Ca, c'est le Verdon que j'aime !!!!"

Les paroles pourraient sortir de la bouche de n'importe quel couenneux effrayé à l'idée d'affronter l'ambiance verdonnesque et l'engagement de ses murs techniques.


Au Verdon, il n'y a pas que l'Escalès avec ces belvédères gonflés de touristes en extase devant les "grimpeurs à mains nues".
Il y a d'autre paroi à explorer loin des foules, des cannelures complexes et de l'usure du calcaire mythique des gorges. Par exemple, au Grand Eycharme (falaise connue pour héberger une grande classique rééquipée "Les Caquous" et une autre tout aussi majeur sur coinceurs "L'Estamporannée"), un ouvreur prolifique de La Palud sur Verdon a jeté son dévolu sur cette face.

 






A l'instar d'un Lionel Catsoyannis, Pascal Faudou nous livre en moyenne près de deux bijoux tout neuf par an.




Agé d'à peine quelques mois (novembre 2007), le parcours de "Dédale et fantaisie" est une pure gourmandise.



Du rocher compact et parsemé de prises crochetantes. Certains n'en demandaient pas tant : exceptionnel !


L'alchimie opère des rappels dans "Les Caquous" jusqu'à la sortie sur le plateau : un équipement béton en goujons de 12 mm, un rocher de rêve entre la goutte d'eau profonde et les baquasses hallucinantes, un gaz très modéré (certains adeptes de l'émotion s'en plaindront peut-être) dû à la présence visuelle de quelques vires herbeuses malgré la hauteur de 200m, des cotations "officielles" bien commerciales pour se faire plaisir (on peut facilement envisager d'ôter un + à chaque longueur).


9 longueurs qui tournicotent à la recherche de la belle escalade sans chercher à sortir au plus direct : c'est la démarche des ouvertures de Pascal Faudou et ses amis !


Retrouver le topo des dernières grandes voies sur son site professionnel (rubrique Escalade) !

 




Suivant la saison, prévoir que le soleil disparait de cette face Est pour l'après-midi. Venir assez tôt si on recherche un peu de chaleur !




Le sommet des "Caquous" (et donc des rappels de descente) est signalé par ce cairn. Au fond, on distingue à peine le lacet où la voiture reste.

 

Première longueur mais derniers rayons de soleil : un pas plus marqué où la découverte d'une bonne goutte tout à gauche aide grandement.

  
L2 : traversée dans un champ de gouttes d'eau !




Dernier pas où il faut serrer les prises dans L2.


L4 : jolie longueur bien pourvue en prises confortables avec un final ponctué par un pas bloc bien marqué ; repérer le bon trou pour envoyer le mouvement !

 



 L5 : une fissure pas si anodine puis une traversée avec vue panoramique sur les
immenses baumes de la rive gauche (voir la photo suivante).








L6 rejoint un petit rappel vers L7, une longueur surprenante : courte montée avant de largement traverser et finalement désescalader.

 

 

 

L8 : belle longueur homogène sur bonnes prises et fin dans du rocher ocre.



L9 (photos à droite) : dernière longueur la plus difficile avec un cheminement en arc de cercle mais des prises divines à aller chercher en pleine extension (les envergures de géant seront bien favorisées pour escamoter quelques plats durs à tenir)

 






 
Loin des directissimes suivant les lignes de faiblesses des parois, loin des courses à la perf et à l'enchainement, ces ballades à la recherche de l'escalade-plaisir sont très agréables.

A recommander pour se ressourcer sans stress !
 
 
 
 
 

Repost 0
7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 11:29

Venir dans les gorges sans répéter une grande voie est une hérésie !

Surtout que ces dernières années, le Verdon se démocratise avec des grandes voies aux cotations plus amicales et un équipement plus serein.
Loin des foules de l'Escalès, l'ensemble de l'Eycharme est d'une tranquilité juste perturbée par la circulation sur le route en face (aux Cavaliers) et par les cris des baigneurs dans le Verdon (à la belle saison seulement).

D'une fréquentation plus anecdotique, l'extrémité de la face du Petit Eycharme héberge une petite voie sympa : "Free Tibet".



Le topo indique un accès par le haut au-delà de "Bwana Maline". Le schéma est bien trompeur car les distances sont à rallonger pour atteindre le rappel indiqué. Longer la crête vers l'ouest pendant un moment en cherchant une sente plus marqué arrivant sur une vire où git la chaine du rappel. Cette même vire servira au retour de la voie.

  
  
Si vous nouez vos deux brins, le relais du plateau est en retrait derrière une marche qui peut empêcher le noeud de coulisser. Prendre ces précautions en fonction !!!
Autre prudence pour les futurs répétiteurs : le rappel dans "Peep-chaud et sueurs froides"  annoncé à 50 mètres exige cette longueur au centimètre près ; le relais a été relevé d'ailleurs sans doute pour combler le mètre qui devait manquer à nombre de tentatives (rocher gris magnifique dans cette longueur qui a l'air d'avoir un départ du bas non mentionné dans le topo pour atteindre ce relais). Le second rappel passe entre les pieux de quelques troncs agressifs.






Au pied de la face, on aperçoit des plaquettes "modernes" dans "Spits show et sueurs froides" (uniquement indiqué sur coinceurs dans le topo).
A cet endroit, on distingue bien le chalet de la Maline tout en haut. Le sentier Martel doit descendre à proximité : en coupant à flanc, l'approche doit être bien plus courte (mais obligera à marcher pour rejoindre la voiture à la sortie).

 



Il faudra encore marcher à flanc vers l'arête distincte. La contourner et remonter dans l'éboulis pour trouver le départ de la voie.
 
 
L1 est une longueur de liaison pour rejoindre le bon rocher au-dessus. 
Il existe encore des jeunes grimpeurs nés dans les années 80 et connaissant par coeur les vidéos du Blond.
En hommage, certains se précipitent pieds nus sur les gouttes d'eaux. Le calcaire superbement sculpté mais aussi neuf qu'à l'ouverture mettra un terme à l'expérience et les chaussons recouvriront vite l'épiderme éraflé.
 
 


Comme toutes les voies récentes, les cotations sont commerciales (en comparasion aux voies de l'Escalès). Les longueurs déroulent sur un beau rocher compact. L'équipement est bon et aucune frayeur à l'horizon. C'est de l'escalade loisir-plaisir !


S'il n'y avait qu'une seule raison pour faire cette voie, ce serait pour La photo (à prendre de R4) :






   Après les gouttes d'eaux de la taille d'un bénitier, l'avant-dernière longueur s'achève dans la verticalité et sollicite les avant-bras !  






   La dernière longueur traverse sur la vire : un seul point après le relais. Sans rendre le tirage insurmontable, il est conseillé de tirer ces deux dernières longueurs d'un coup ! 

  Fin saluée par un drapeau de prière en référence au nom "Free Tibet" !

 Merci à l'équipe Faneau - Saval qui a équipé cette voie en 2000. Joli ballade au-dessus du Verdon sans risquer la moindre secousse cardiaque !

 
 Le retour se fait en traversant le long de la vire jusqu'au relais du matin.

La marche vers le parking pourra sembler rallongé si vous n'avez emporté qu'1,5 litre pour quatre 

La bière n'en sera que plus appréciée.
 
 
 
 


 
 
Repost 0
4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 11:43

 

 

En schématisant à l'extrême, les gorges du Verdon se scindent en deux dans l'esprit du grimpeur moderne : en rive droite, au soleil, les grandes voies qui ont bâti le mythe international de ce site d'escalade avec entre autres toutes les voies de l'Escalès et en rive gauche, à l'ombre, la partie varoise (qui lui donne ainsi son autonomie et son propre topo) avec des secteurs de couennes de tous styles et tous niveaux.

Evidemment, en détaillant, ce n'est pas aussi simple et on peut trouver les deux aspects de la grimpe d'un côté comme de l'autre.

Une chose est sûre : la distance à vol d'oiseau d'une crête à l'autre est rapprochée mais se programmer une grande voie d'un côté et couenner de l'autre n'est pas du meilleur effet sur votre équilibre-carbone : compter entre 45 minutes et 1 heure de route.

 

Amateurs de colonettes et d'envolées frolant les 40 mètres, destination le Bauchet (en rive gauche donc).

 La face Est de ce site garantit l'ombre l'après-midi. Par contre, sous la couverture arboricole, ne comptez pas sur le moindre courant d'air ; l'atmosphère serait presque lourde et les moustiques attendent patiemment l'heure du rush en fin de journée affolés par les fragrances musquées dégagés par les grimpeurs à demi-nus  ;-)))

 

 

 

 

Garer sa voiture à l'embouchure du sentier Vidal est déjà un challenge surtout pour le grimpeur moderne qui n'arrive jamais sur site avant 11h. Seule solution, s'ajouter à l'une des extrémités de la file sans trop empiéter sur la route. Souvenez-vous que ce soir, seul votre véhicule restera dans la pénombre et qu'ainsi isolé, il vous paraitra être en plein milieu de la chaussée loin du parking officiel ; donc, serrez au maximum sur le bas-côté !

 

 

 


 

 

 

  
 

 

  De la route, on distingue par-dessus le muret la gorge d'accès au pied de la paroi. La pente est prononcée et la terre se mêle aux caillasses pour rouler jusqu'à la forêt. Les locaux ont parfaitement sécurisé la descente au prix d'une débauche de cordes statiques en guise de main courante : du très beau travail !

 

Nostalgiques d'un autre temps, certains évoqueront leurs émois teintés d'un sentiment aventurier lors de leurs premières visites dans ce dégueuloir naturel parsemé de quelques barreaux plantés dans le rocher (ils y sont toujours !) mais sans "via cordata".

 

Cette étape franchit, il faut se dégager de bosquets d'arbres touffus pour voir enfin le rocher : un calcaire boursouflé comme on l'aime dont la tendresse a permis aux concrétions de se développer entre les surplombs plus ou moins saillants. L'escalade s'enrichit de ces multiples profils et de la variété des prises.

 

 

 

 

 

 

 

Agrémentant la recherche des lignes toutes plus belles les unes que les autres, les départs sont annoncées par de sympathiques plaques aux dessins mettant en scène le nom de la voie. Du plus bel effet !!!

La frénésie de quelques collectionneurs peu scrupuleux les a parfois durement éprouvé en laissant les stigmates de coups de burins désobligeants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La maquette des topos varois s'accompagnent d'étoiles distribuées comme les bons points par une institutrice bienveillante.

Celui d'"Aiguines - Verdon rive gauche" ne déroge pas à la règle. De fait, peu de voies sous les deux étoiles (le maximum étant à trois). Vous pourrez donc laisser votre regard choisir librement sans mauvaise surprise.  Le style est plutôt  à la continuité avec quelques pas plus serrés. Les voies longues exigent un noeud en bout de corde surtout si vous avez à peine 70 mètres.

 

 

 

 

 

 "La Bonne étoile" 6b+, majeure !   La colonne classique qui explose la conti dans la partie finale : "Rattlesnake" 7b.   "Jus de fantaisie" 7b+ ; des méthodes à trouver mais surtout des croutes et des plats à tenir pour traverser vers des prises plus conformes aux attentes d'un grimpeur normalement constitué. Dur !

 

 

 

  Au rayon des voies majeures essayées, citons :

 

  • "Tribulacion de Gabachos", un 7a abordable où la prise de décision peut assurer la réussite à-vue (si la longueur de corde le permet et avec assez de dégaines, enchainer directement avec la seconde longueur).
  • "Madame rêve" 6c par la gauche et un poil plus dure par le toit mais toutes les deux superbes.
  • "Le rêveur débauché" 7a sur-classe.

Tout le reste est à faire sans modération !

 

 

 

  En contre-bas de la falaise principale, Simon a équipé quelques lignes (du costaud dans le gros 7 et au-delà) dans une grotte. Pour plus de renseignements sur l'accès et les cotations, se renseigner auprès du Bureau des Guides de La Palud sur Verdon.

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 10:37


 
 
Bienheureux sont les étudiants qui dans leur calendrier décalé peuvent s'offrir un Roc-Trip débutant la veille  de la rentrée scolaire.

Quel dépaysement d'arriver dans un haut lieu touristique comme les gorges du Verdon et d'être à contre-courant : planter sa tente alors que le camping se déserte d'heures en heures, arpenter la route à l'opposé des flux migratoires, profiter des commerces sans pression.


Samedi 30 août, les pédalos sont encore de sortie sous le pont du Galetas mais plus pour longtemps.
Tout le monde remballe, y compris les pros (BE & Co) qui fêtent la fin de saison le soir même !





Au fond de l'embouchure du Verdon se trouvent les secteurs très à la mode de Psychobloc (ou en français, les traversées au ras de l'eau).
Derrière le coude de la rivière se niche sur le rive gauche la grande grotte du nouveau site du Galetas. Le topo est sur le site de la Miss Durif ou à consulter au sympathique bureau des guides de La Palud sur Verdon (comme bon nombre de topo des nouveaux sites).


La photo des touristes !


 
Sur la route du chalet de la Malines, le secteur de "l'Arête du Belvédère" et la dalle à cannelures de "Babouchemolle"(à distinguer sur la micro-photo par les yeux d'un connaisseur).





Découvrir le Verdon impose le tour de ses points de vue exceptionnels pour le touriste mais aussi pour le grimpeur avec en particulier la pause obligatoire à la Carelle au-dessus des falaises de l'Escalès (ci-dessous).

  
 
 



 




Reste à explorer ces parois de plus près !


 
 

 
Repost 0
15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 11:30



La canicule n'est pas aussi intense qu'en 2003 mais il faut aller chercher les puits de fraicheur là où ils sont cultivés.

Visite annuelle des Dentelles de Montmirail pour escalader les pentes raides et fissurées de la face nord de la chaîne de Gigondas.




P1070040rec reg red comp

 



Avec ses voies plus qu'abordables en deux ou trois longueurs, la tentation est grande de partir à leur assaut pour atteindre le sommet d'un seul jet sans transit aux relais.
Gestion du matériel (corde de plus de 70 mètres, 15 dégaines minimum), du tirage et prise de risque mesurée (sauter un point n'est jamais anodin même dans un niveau largement maitrisé) sont les exigences de cette pratique. Mais en retour, quel plaisir de fouler la crête accueilli par les rayons du soleil après 30 minutes d'une immersion complète dans l'escalade et la communion avec le rocher.



Application dans "La Régina", une classique au bord du couloir de parpinage mais parfaitement pourvue en mouvements fluides et instinctifs.

P1070024rec reg red comp

 

P1070015rec reg red comp 
 



Venir occasionnellement aux Dentelles et à Gigondas en particulier sans sortir une des voies de plusieurs longueurs seraient un délit. Avec tous les dièdres, fissures, et même dalle (celle des Parisiens par exemple), le choix est grand.

Après cet échauffement, libre à chacun de s'extasier dans les couennes de tous niveaux. Celles de l'Aiguillette Lagarde sont particulièrement recommandées pour les grimpeurs de petit 7 avec des petits pas de caractères entrecoupant des sections contis.


P1070034rec reg red comp 

 

P1070038rec reg red comp


Guillaume bien calé dans ses méthodes s'envoie "Williwaux" 7a. Après quelques runs, cela semble toujours plus facile : la difficulté s'amenuiserait-elle proportionnellement au nombre d 'essais ?



De l'autre côté de la brêche, quelques voies équipées gardent une certaine sauvagerie. Comprenez par là qu'il faut sortir les crocs pour les apprivoiser.
Sentiment à valoir aussi bien dans des classiques antédiluviennes comme la "De Champeville" en 5b ou du 7a comme "La griffe du lion" (départ ultra-saignant sur des trous à cramponner fermement donnant tout son sens au nom de la voie).

Tant de voies reste à découvrir dans cette face nord que le pélerinage n'est pas prêt de s'interrompre.

A l'été prochain !!!
 
 
 
 
 



Repost 0
16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 11:26





Dans le massif des Dentelles de Montmirail, le grimpeur phocéen réagit par dichotomie : hiver en face Sud du Clapis et été en face Nord de la chaîne de Gigondas.

Loin de connaitre toutes les richesses de ce spot touffu, il est possible de varier les plaisirs : l'ombre s'étend aussi par-delà les cimes au bord du vignoble de Beaumes de Venise. Déjà pourvu de secteurs de perfectionnement dans les murs gris (décrit dans le topo 2003), le site de la Cascade Lafare sous le Rocher de St Christophe s'est étoffé ces dernières années de nouvelles voies plus dures ( et même bien pus dures).
  
 
 

DSCN1572rec reg red comp

 

 


En guise d'ombre, il faut décoller tôt pour en profiter car l'après-midi le grand mur est plein cagnard (dès midi).




DSCN1546rec reg red comp
"Pouss' mouss'" 5b ; une jolie voie qui n'est pas si rando !
Les anciens secteurs comme le bien nommé "Couloir de la Glisse" (on assure en équilibre précaire sur une dalle patinée parsemée de quelques plaques métalliques servant de marches aux randonneurs rejoingnant le sentier longeant la paroi) sert de tremplin pour les grimpeurs de 5-6. Les voies en 5 sont conseillées car assez homogène et dans du beau rocher mais dès la hausse des difficultés, les départs deviennent très blocs et du coup, moins intéressants.




DSCN1558rec reg red comp


A la sortie de "Pouss' mouss'" avec le secteur école de la Tyrolienne en arrière-plan.




Entre deux familles profitant du cadre pour une sortie pique-nique, il est temps de se faufiler vers d'autres horizons tout neuf. 
Sur le versant ouest, le secteur Pékin ou secteur de la Vire Cablée a doublé le nombre de ses lignes. Le profil de ce mur légèrement bombé apporte son lot de haut niveau avec du bon 8.
Heureusement que quelques lignes de faiblesse encadrent la compacité des ventres aux coulées ocres ! C'est l'occasion de suivre une longue fissure bien physique en 6c+ (au-dessus du 5b de "Dièdre à sec") qui met à jour les angoisses des grimpeurs les plus stables d'apparence.



DSCN1560rec reg red comp

Dans la fissure en 6c+ !


  Au bout de la vire, au secteur du Dièdre des Cascades !

DSCN1570rec reg red comp

 

 

DSCN1564rec reg red comp


En suivant la vire jusqu'à son terme, le calcaire se fissure plus et la difficulté redevient plus humaine. Au secteur du "Dièdre des Cascades", une belle voie s'achemine jusqu'au sommet : dans la première longueur, deux crux entrecoupe l'ascension. L'un à méthode est à base de règles crochetantes et l'autre bien plus technique demande de la conviction pour appuyer ce pied imaginaire et atteindre un eldorado fantasmé.
Vraisemblablement, "No limit à la fuite" 6c+ !

 




Pour les gros grimpeurs (entendez par là, les mutants octogradistes), la lèvre surplombant le chemin d'approche (secteur du Grand Toit) offre des challenges à l'effort violent. Une bonne dizaine de lignes entre 6b+ et 7b sont disposées à droite du toit. A découvrir lors d'une prochaine visite ...

De topo, point d'infos si ce n'est celles glanées auprès des locaux avisés (au gite de Gigondas ?) ou en farfouillant sur Internet. En premier lieu, vous trouverez l'article du numéro 10 d'Escalade Mag' sur les nouveautés des Dentelles et ces tracés avec quelques nouveautés au secteur de la "Vire câblée" sur le site du CAF Avignon.



 
 
 
 
 
 

Repost 0
7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 15:56




La rumeur autour du site d'escalade de Gargantua diffusait ses volutes diffamatoires jusqu'au plus profond des échoppes marseillaises : "c'est moisi !", "tout taillé", "une vraie carrière !", ...

Il est temps de lancer les investigations pour démêler le vrai du faux dans toutes ces allégations de fond de déchetterie. Rendez-vous avec quelques indics avignonais en ce début juillet et déjà des réponses dès l'approche :

La carrière ? Oui, vers Roquemaure, on passe devant une carrière à ciel ouvert (sur le D980) à au moins plusieurs centaines de mètres (voire kilomètres ;-)) du parking.


Moisi ? Profonde cavité (la bouche grande ouverte d'un géant rabelaisien ?) débouchant à mi-hauteur d'une colline parsemée de dalles calcaires, la vue est bien dégagée sur la plaine du Rhône et le mont Ventoux en toile de fond. En cherchant bien, quelques cheminées d'une industrie bien implantée sur les bords du fleuve se découvrent au-delà des bosquets d'arbres. A la limite, c'est la circulation des trains de marchandises qui pourraient nous sortir de la tranquilité ? On n'est quand même loin des sites encombrés par les ronflements routiers.


DSCN1461rec trace red comp

DSCN1464reg red comp 



Taillés ? Il faut s'approcher encore plus prêt (ou plutôt, grimper) pour s'en rendre compte mais oui, c'est clairement un site bricolé. C'est la seule vérité (... qui a peut-être entrainé d'autres dérives calomnieuses ;-)).
La tendance s'est même accélérée avec toutes les nouvelles voies extrêmes (l'équipement est placée en premier puis les prises manquantes sont taillées !?!???!!).
Effectivement, les ayatollahs du 100% nature devront passer leur chemin avant de lever une fatwa sur les équipeurs de la grotte. Les itinéraires sont logiques mais réellement façonnés par la main de l'homme.


DSCN1465rec reg red comp

 En guise de grotte, on dispose d'un vrai tube émanant des tréfonds (des Cévennes ?  ;;-))) qui peut se parcourir de maintes façons, en fonction de son potentiel dans les joutes apnéïques et les contorsions reposantes : par les côtés pour s'échauffer, appréhender le style et entrainer la fibre aux blocages.

DSCN1467rec reg red comp

 

Puis, vient l'heure des combinaisons en décalant le départ de plus en plus vers le fond de ce gouffre. Les mouvements se compilent à l'infini vers des difficultés mutantes [additif de septembre 2008 avec l'équipement de nouveaux projets] : 8c, 8c+, 9a ? ... premières à suivre dans les chroniques spécialisées !





Outre le temple des voies de haut niveau en plafond, ce site a le grand avantage d'être bien ombragé et de rester frais pendant l'été, phénomène amplifié par la ventilation d'un judicieux thermique (comparé à l'asphyxie étouffante du parking) : le soleil ne lèche que le pan droit de la grotte (quand on regarde le fond). Mais attention, cette orientation nord le rend sensible au mistral.

Au terme d'un dénivelé harrassant, l'approche ne dure finalement qu'à peine dix minutes.



  DSCN1474rec reg red comp
 Dans une tentative en 8c ...

  P1060988rec reg red comp




Tous ces éléments en font un site moderne pour tous grimpeurs ne dédaignant pas empoigner des prises taillées.

D'ailleurs, à voir la fréquentation massive du gratin local pendant cet été 2008, plus d'interrogation sur l'intérêt (ou alors, c'est le prix du pétrole qui empêche de rouler plus loin ?).





Tous les cadors se sont donnés rendez-vous pour plier les connexions et (depuis septembre), les nouveaux itinéraires aux frontières de l'extrême !

Rassurez-vous ! Avant le 8-sup', il y a assez de voies en 6 costaud et 7 pour remplir une bonne séance et repartir les épaules oedèmateuses et les abdos liquéfiés.




DSCN1477rec reg red comp
Olivier dans sa bête noire : "Satan" intégrale en 8a+ (enfin enchainée au bout de multitudes d'essais).
  DSCN1478rec reg red comp


  DSCN1481rec reg red comp





Les conseils pour grimpeurs de petit 7 : 


"Champagne Supernova" 6c continuité avec mur, dièdre et petit bombé à rétablir. Garder des forces pour aller à la chaine !
"La Belle Vie" L1 6a (L'1 6c) bon échauffement jusqu'au relais et plus corsé au dessus (ne ratez pas les prises clés).
"Test de sécurité" L1 6c bonne conti avec déjà un léger dévers.
"La Gargantuesque" L1 7a bonnes prises (taillées) éloignées en bas puis conti sur grosses prises en dévers. La suite est en 8b : pas de commentaire !
"Le complexe d'Oedipe" 7b suit une belle colonne tourmentée puis il faut s'activer : force et méthode puis résistance pour réussir à clipper au dessus.
"La Fissure" 7a prise taillée au départ puis conti dans la fissure. Se fait bien à vue.



Pour les belles voies en 8, il faudra demander sur place aux locaux en train de pourchasser la première des derniers projets (à suivre sur les carnets de croix de 8a.nu de Christophe Zehani, Olivier Bert, ...). Sinon se reporter au topo 2005 des falaises du Gard.
Sur ce même site, on peut lire une liste des voies parcourues dans la grotte comme une ébouche de topo !
Pour se faire une idée visuellement, une vidéo dans "Résurgence du pire" 8b. 




En conclusion, un site d'été à visiter pour les adeptes du bourrinage en plafond !
 
 
 
 
 
 
 

Repost 0