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Bienvenue sur le blog de la Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral !

Marseillais, Aixois, Aubagnais, Ciotadens, quelque soit l'origine, nous sommes tous animés par la même passion de l'escalade libre. Les articles traiteront principalement des sorties en rocher avec des photos et encore des photos.

Puisqu'il y a du soleil toute l'année en Provence et que nous sommes heureux d'y vivre, c'est évidemment nos belles falaises du sud qui sont visitées régulièrement.

Et puisque le centre du monde vertical est à Marseille, les Calanques et toutes les falaises phocéennes seront à l'honneur. En amoureux transi du rocher, nous irons même jeter un oeil hors de nos frontières ...

La C.M.E.L., c'est aussi une association qui cherche à aménager notre environnement pour la pratique de notre sport favori (Clean Up Day de La Ciotat). Le blog permettra d'en rendre compte.

Bonne lecture à tous les grimpeurs internautes !!!

 

  

P.S. :

Pardonnez une facheuse tendance à laisser le retard s'accumuler dans la publication des articles !

Mais la description d'une voie ou d'un secteur est relativement intemporelle ... peu importe la date d'édition !

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Contacts C.M.E.L.

Pour toutes demandes d'informations, questions et autres, vous pouvez contacter (remplacer les mots en majuscules : AROBASE, POINT, par leur symbole) : 

 

  • Olivier Didon par mail : didon POINT olivier AROBASE gmail POINT com

                                     ou par téléphone : 06 19 14 01 01

  • Jean-Philippe Dalbavie par mail : jeanphi.dalbavie AROBASE wanadoo POINT fr

                                  ou par téléphone : 06 09 89 64 91

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La Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral vous offre ses services pour un encadrement en escalade, canyon, via ferrata, parcours accrobatique. Retrouvez le détail des prestations de "nos professionnels au service de votre passion" sur la page dédiée aux moniteurs C.M.E.L. 

 


 

  Saison 2012/2013 : compétition "Blocs qu'on teste" ouverte à tous. Rendez-vous mensuels les vendredis soirs à partir de 19h (le calendrier sur la page Compétition)  à Bloc Session de La Ciotat et finale en avril !


Les autres salles de la région sur la page des salles d'escalade phocéennes.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 


 

Quelques soient les opinions quant au choix du système de protection, le Parc National des Calanques est bien là (signature officielle en avril 2012).


La place des activités douce de pleine nature comme l'escalade est défendue par l'association "Des Calanques et des Hommes". Historique des actions depuis 2009 sur la page "Avenir de l'escalade dans le Parc National des Calanques".
 


 

 


 

 

 


 

15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 12:37


La ségrégation existe aussi chez les grimpeurs  : elle place une ligne de démarcation imaginaire scindant la France en deux de Bayonne à Thionville : au sud de cette limite, les nantis se repaissant de falaises et au nord, les disetteux s'acoquinant du moindre gravillon pour satisfaire leur désir primaire.

Loin de cette généralité inexacte (voire diffamatoire) existent quelques exceptions parmi lesquelles la région d'Angoulême, préfecture de la lointaine Charente (c'est à l'Ouest, au centre d'un triangle formé par Bordeaux au sud, La Rochelle au nord et Limoges à l'Est).
Les érudits penseront aussitôt aux Eaux Claires : ce site sorti de nulle part par la faveur des chroniques people des années 90 quand Fred Rouhling, un mutant appréciant la médiatisation, bouscula le monde bien rangée de l'escalade avec ses premières tapageuses dans l'extrême hauteur de la difficulté : premier 9a français et 9b mondial.
Près de 15 après, les polémiques (sur la réelle réalisation, sur la cotation, sur le bidouillage après enchainement des voies, ...) ressurgissent régulièrement et éclatent sur les forums mettant à chaque fois sous le feux des projecteurs le site des Eaux Claires.

Plusieurs secteurs composent cet ensemble au sud d'Angoulême.
Le site Escalade Charente reprend le détail pour chacun d'eux, des blocs aux voies et le CAF Angoumois fait une présentation des lieux.

Accès :
Pour se rendre au site principal, passer devant l'hôpital au sud de la ville et continuer vers l'est sur la rocade Est (direction Soyaux). La quitter pour entrer dans Puymoyen (D104) et vers la sortie du village, descendre à droite en direction du "Moulin du Verger" (cf photo ci-dessous des panneaux).
Au bout des lacets, le rocher est évident de part et d'autres des petites routes. 




Le calcaire est typique du rocher qu'on trouve dans le nord comme en Bourgogne. Il parait plus usé que d'habitude, plus ancien ? La particularité des lieux et ce qui a fait sa renommée, ce sont les trous dont sont truffées les faces : bidoigt, mono, toutes les extrémités digitales sont sollicitées.

L'autre caractéristique désigne les courtes baumes qui servent de départ aux voies : idéal pour s'abriter d'une averse mais réclamant force et blocage pour dépasser ce premier crux et alimentant la région de nombreux blocs sur-puissants (voir la vidéo plus loin).


    



Comme tout bon site s'ouvrant à l'escalade libre naissante, le site a connu les bidouilles en tous genres : sika pour tenir une prise, pour l'assécher, tailles de prises, ... c'était la mode à l'époque et tout le monde le faisait naturellement pour passer dans une gestuelle sportive.

L'équipement connait aussi les différentes vagues d'évolution jusqu'aux rings des dernières années. Il reste encore quelques curiosités rouillées qui trainent à droite à gauche.



   



Du secteur central, on voit émerger de la forêt une espèce de promontoire arrondi et élancé. C'est le secteur du Grand Toit avec les voies qui ont fait connaitre le site internationalement : "Hugh", le prototype de la voie explosive taillée sur mesure avec ses jetés aussi monumentaux qu'aléatoires et "De l'Autre Côté du Ciel" qui serait pas loin des 9a+ aux dernières nouvelles.
C'est d'ailleurs le profil emprunté par cette voie qui est remarquable : une avancée profilée  impressionnante.
Le rocher n'apparait pas des plus adhérents et l'équipement sur pitons forés a gardé l'esprit de l'ancienne voie d'artif'.




 




Pour apprécier le type d'effort à fournir, voici quelques images animées comme promotion des lieux ...


 Tour d'horizon des blocs par les locaux filmés par DrTopo.



 
 La zone fourmille de voies dans un style très particulier mais reste une destination de fraicheur : lors d'un transit ou pour plusieurs jours à la belle saison ...
 
 
 

 

 

 

Additif d'août 2010 : 

 

Pour compléter, lire le délicieux récit de visiteurs des lieux en vacances loin de leur Cuvette grenobloise.



 

 

 

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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 14:07


Arborant fièrement les couleurs du Clean Up Day 2005 et de ce fait, propulsant le message de la C.M.E.L. jusque dans les lointaines forêts glacées du nord, Vincent Scharwatt, notre VRP bleausard de luxe, s'illustre dans de nouvelles séquences vidéos :

 







Et puisqu'il n'y a pas que des mordus de Provence qui grimpent par tous les temps, la preuve est donnée par nos fondus de Fontainebleau qui compressent les plats au milieu de la neige :


 


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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 10:18

Abonné aux grandes voies des Calanques pendant la longue période marseillaise de ses études universitaires, Vincent Morlet avait privilégié la montagne valaisanne (terre d'exil professionnel) sous ses formes les plus alpines : ski de rando, de fond, trail, alpinisme. Le tout sous le signe de la compétition !






L'appel du rocher est-il le plus fort ? Toujours est-il qu'après quelques années de répit, le revoici sur les faces spitées du Valais suisse ... en charmante compagnie ?


A quand un prochain retour dans le Sud pour reprendre la dix-huitième ascension de "l'Arête de la Cordée".


 
 
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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 10:52


Quand d'anciens collègues marseillais éparpillés à droite à gauche se réunissent pour un week-end d'escalade à Grenoble, les falaises de la capitale alpine devraient trembler.
C'est sans compter sur le temps hasardeux qui couvrent la cuvette de nuages épais et hésitent entre pluies et éclaircies.

Les objectifs sont redéfinis à chaque "but" et la journée devient vite un rallye entre plusieurs sites pour trouver quelquechose de grimpable ... et de convenable.





 Au Gerbier, la face est trempée, drapée dans une brume des plus humides et il faut bien trois avis pour qu'un seul jugement raisonnable l'emporte : "ce sera trop galère sous la pluie !" (photo à gauche devant le départ du "Pilier de la Double Brèche").
Privilégiant l'escalade-plaisir, retour dans la vallée pour finir au Petit Désert. Ambiance sombre mais style sympa (avec des vrais prises crochetantes).



 Le lendemain, un maigre espoir au lever mais l'écharpe noire au Gerbier fait renoncer à niveau au "Pilier de la Double Brèche". Passage éclair à Comboire, le temps de confirmer les avertissements du local de l'étape : sur-patiné, bloc, dur dans le 5 et 6 (sûrement plus intéressant dans les voies bien tendues en 7) : c'est loin de notre sortie détente.


    



Retour au Petit Désert  : la Grande Paroi est le réservoir de belles lignes déversantes et contis ; les autres secteurs avantagent les doigts affutés sur de petites prises mais jamais rondes. Pas mal du tout. On se croirait presque dans le sud tant les cotations sont un peu commerciale (surtout comparé à Comboire).
 

Choisissez votre créneau météo pour écumer les parois iséroises !
 
 
 
 
 
  
 

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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 12:13



Profitant de l'exil d'un CMEListe au paradis du bloc (comprenez Fontainebleau, sa forêt, son grès), Gwen s'essaie à cette activité lors d'un week-end bleausard. Il nous raconte ses deux jours.




Au terme de longue tractations, il faut passer aux actes. A force, de dire, je vais, je vais ..., il faut agir. Les dates sont enfin fixées et les billets retenus. Jusqu'au derniers jours, la tension est présente : sec ou pluvieux. Finalement, la pluie annoncée pour dimanche s'épanchera samedi en une grosse averse et nous épargnera le reste du temps.

Samedi 14 juin, première étape de l'excursion découverte : le Cuvier. Au bord de la route, le parking est déjà bien garni ... de voitures et donc de grimpeurs. Hallucinant d'en voir autant ! J'en oublie le nombre conséquent de boules greseuses.

 
 
 
 

       



Dans les allées en direction du secteur facile, Vincent montre ses réalisations devant la "Bérézina", "Carnage", ... en quelques mois, il est devenu un réel spécialiste des lieux. J'ai l'impression de me voir : lui dans mon rôle de "guide" (mais à Bleau) avec méthodes à la baguette et anecdotes d'ascension dans les classiques.


Premier contact : le grain est fantastique (oui, c'est vrai, plus fin qu'à l'Etoile Noire !) mais dès les cotations les plus simples (4, 4+), il faut déjà s'employer.
Passage obligé dans le premier 6A de la forêt : "La Marie Rose", une dalle à méthode qui demandent quelques essais de découverte (même pour Vincent l'octogradiste).
Après l'échauffement et l'escalade dans tous les sens malgré les appels au calme de Vincent, il m'oriente vers un projet soit disant fait pour moi : "Duroxmanie" en 6C bloc. Pas moyen d'arriver à dépasser les 4 mouvements. L'averse me sauve et on part faire le tour des blocs mythiques au Rempart : "Big boss" et compagnie.

 
 
 

     Loin de l'éthique esthétique à "la Edlinger", il faut parfois savoir assurer ses rétablissements avec toute la surface de son corps.



Une liaison en voiture pendant que la route sèche et nous allons à la gorge aux Chats. Sur un petit monticule, le site est très beau (loin de l'ambiance routière du Bas-Cuvier). Quelques essais infructueux dans un 6B avant de réussir une traversée plus adaptée à ma fibre continue : "Arachnée" (rouge 14).
"La grêve des nains" en 6A passe bien mais mon postérieur ne décolle pas d'un centimètre dans le départ assis en 7A.
Pour le fun, Vincent me montre un jeté qui envoie bien. Sensation intense des mains qui restent accrochées sur le bac de sortie : génial !



 Une belle arête en 6C : "La Consolation". Il faut se sentir car la réception au sol n'est pas terrible.






  
 
  
 

Soleil couchant sur la forêt !



La nuit arrive et nous repousse jusqu'au lendemain.

Premier bilan : le bloc, c'est l'école de l'échec, de la modestie, du travail, de la remise en question et de la patience.
Réussir à intégrer ces principes demande d'être un local ou de venir pour un long séjour. A chaque fois, il m'aura manqué l'un d'eux (surtout la patience).


En guise de transition, la vidéo réalisée par notre guide local :

Bleau Trip 14 juin 2008 part1 sélectionné dans N.C.





Dimanche, le ciel est noir mais ça tiendra.
Première étape aux Trois Pignons avec des blocs plantés dans le sable au milieu des arbres.




 
S'éclater dans du 4+, c'est le top !

  

L'épineux problème de la redescente ! Surtout quand on a lutter à grimper par le passage le plus facile !

Quand on est adepte du plafond, on ne renie pas une fosse à papiers-toilettes pour son projet en 7B ! 




Des grimpeurs partout, de tous niveaux et de tous âges : de la famille avec les petitous aux groupes de sexagénaire en passant par les troupeaux d'hollandais fans absolus de la forêt.

Aidé par une allonge conséquente, je réussis "Chapeau chinois" (rouge18 bis) en 6B avec de bonnes prises en dévers et un petit balan.



    "Le surplomb des frelons".




L'après-midi, nous poussons vers le Cul de Chien et ses longues travées de sable. C'est la plage sans la mer. Certains n'hésitent pas à jouer au beach-volley et les enfants se régalent dans ce bac à sable géant.



 Le fameux "Bilboquet" planté au milieu d'une immensité sableuse : deux passages pas trop dur qui permettent de fouler le sommet !

[Ajout 04 2013 : interdiction de grimper dessus depuis juillet 2012]








Sur place, Vincent en profite pour répéter devant les objectifs photos et vidéos quelques uns de ses classiques :


"Le Toit du Cul de Chien" 7A     
A l'autre toit du Cul de Chien !
  
"Eclipse" 7C
  
"Arabesque" 7B+
  
Zoom sur les prises de sortie d'Arabesque : taillées !!!




En conclusion, une découverte passionnante de la forêt qui réclame une prochaine visite ... et peut-être un abonnement régulier !
 
 
 
 
La seconde partie du Bleau trip juin 2008 à voir aussi sur le blog de Vincent :


Gwen a Bleau Part 2 sélectionné dans N.C.





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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 16:09


Au terme d'un siège conséquent, Vincent Scharwatt enchaine le superbe bloc "Opium" 8A à Fontainebleau évidemment. Félicitations pour cette croix !
Il aura fallu quelques séances pour trouver la méthode permettant d'amortir ce diabolique balan.
Pour revivre l'action, visionnez la vidéo sur le blog de Vincent.
 
 

 
  
 

 
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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 12:35

Profitant dès que possible de son nouveau jardin, Vincent nous envoie le récit de ses dernières réalisations à Fontainebleau (en date du 16 avril 2008) ainsi qu'une rencontre avec une figure internationale de la Varraping connection. A lire ci dessous :






Depuis deux semaines, j'ai remarqué que les blocs un peu haut et expo me plaisaient bien. J'ai fait "Le Désert des Tartares" (tout seul) en 4 séances quand même [Note : côté 7C, ce bloc ouvert par Jean Pierre Bouvier est une référence parmi les blocs très engagés vu la hauteur et la sortie à plus de 6 mètres du sol ... surtout sans pareur. Un mental à toute épreuve ce Vincent ; la preuve en image avec cette vidéo lors de son enchainement ; ainsi que quelques autres].







Ensuite, je me suis lancé dans le travail de "Miséricorde" [7C+] (le plus beau bloc de la forêt). Y a une vidéo de Loïc Gaidoz dans ce bloc pour le compte de Freestone.



Le lendemain, je retourne à Franchard Cuisinière pour tordre le coup à ce beau challenge, je m'échauffe dans "The Beast", une trav' en 8a avec Laure.

J'entends arriver un groupe de grimpeurs.
Il semble qu'ils soient au moins quatre, deux personnes parlant Anglais et les deux autres essayant de le parler avec un fort accent français. [...]
Rien d'exceptionnel, lorsque je sens passer l'un d'eux, sauter de bloc en bloc derrière moi. Je me retourne et j'entraperçois un grimpeur pas très grand, très fin, les cheveux mi long bouclés, au jogging gris puma assez ample. Je repense à la couverture du dernier Grimper d'avril.
C'était bien lui !!!
Sieur Dave Graham en personne accompagné par les locaux Antoine Vandeputte, Nils Ménégatti et par un cameraman.
Un grand moment de ma vie de grimpeur !
 Antoine enchaine trois fois "Karma" 8A+ sous l'objectif du cameraman. Le projet était d'essayer le départ assis ... sans trop de motivation apparemment. Dave ne grimpe pas trop car il s'est blessé lors de l'ouverture de son 8C "The Island".
Ils restent 1 heure environ. [...] Moi, j'enchaine mon 7C+ sous l'oeil du maître ... Un grand moment !

Il a vraiment trop la classe ce Dave d'autant plus que dans l'article sur les falaises espagnoles, tu ne le voyais pas vraiment dans une voie en dessous de 8c et là, il a montré les méthodes d'une trav en 3 à Laure...

Je peux mourir tranquille.

A bientôt !



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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 10:59

St Géry ???

Evidemment, les Grimponautes (= grimpeurs-internautes avertis) connaissent ce nom, mais que leur évoquent-ils ? ...

St Géry ? Les connexions neuronales se rétablissent et farfouillent dans la mémoire ...




St Géry !!!! 

Mais oui, les images reviennent en bloc : une marche dans la forêt, un short jaune flashy et un certain Dave Graham au combat, soufflant, gainant dans la voie phare du site : "Baston à la maison" (cliquer sur le lien ci-contre pour voir la vidéo sur le site Petzl).


Enchainer un 8c (d'après Dave) au premier essai peut paraitre dérisoire aujourd'hui à l'heure de l'ébauche de 8c+ à vue, mais c'était en mai 2003 et la performance était soulignée comme un bel exploit.


Dans le topo 2006 du Lot (disponible au sympathique bar sur la place du village), la voie est passée de 8c+ (d'après la vidéo) à 8b+ mais reste une sacrée référence pour la région et même nationalement.




Mettre en avant une voie majeure avec une vidéo est le meilleur moyen d'immortaliser le nom d'une voie et de sa falaise.
Mais, l'effet réducteur existe également en conséquence.
Mélangeant les images, on imagine une falaise fraiche perdue dans l'immensité d'une forêt dense avec un calcaire ciselé.

A l'arrivée au village, le décor est tout autre : méandre mélancolique du Lot et bourgade champêtre, le tout surmonté d'une couronne de falaise grise tacheté d'impact à tendance ocre ; bien différent des clichés retenus mais on ne perd rien en beauté du cadre.






Entre Toulouse et la Lozère, à hauteur de Cahors et de son vin, St Géry est le site emblématique du département du Lot. Des falaises où la vie s'écoule nonchalemment comme la rivière qui le traverse.

Pour accéder aux secteurs, on remonte le long de l'église. La rue s'interrompt de part en part vers l'accès des maisons. En fait, le chemin monte droit devant derrière le poteau d'éclairage public. Peu marqué quand il se retrouve recouvert de feuilles, il est très visible dès les premiers lacets. La montée est vive mais rapide. A gauche, on bifurque pour atteindre les principaux secteurs. L'équipement a déjà envahi les parois les plus proches et il progresse vers les plus éloignées.


Il existe aussi un autre secteur à droite dans deux grottes jumelles avec quelques voies dures.







Des voies, il y en a pas mal et de tous niveaux du 5 au 8. Pas trop de 3 et 4 pour vraiment s'initier. Il faudra de suite s'aguerrir. Le calcaire est joli avec ses coulées orangées ; bien sculpté, il n'a pas l'air aussi adhérent que dans les Alpes Maritimes mais c'est mieux pour préserver la peau.
Tous les renseignements sont dans le topo et quand les voies sont trop récentes pour s'y trouver, demandez aux locaux ! Ils se feront une joie de vous faire partager leurs informations.
Quand on a une nature accueillante, forcément, les habitants sont à l'image de ce pays : même leur molosse vous pourchasserons le bâton entre les crocs ... pour jouer et vous obliger à sans cesse lui renvoyer sans jamais se fatiguer (lui, pas vous !).


Enfin, pour conclure la présentation de cette falaise à inscrire dans ses projets de vacances, ajoutons le charmant panneau posé par les "Amoureux de la lecture".

Plutôt que de s'étendre dans de vaines diatribes sur les forums internet, ils ont choisi la communication In Situ avec humour et clairvoyance : une démarche qui devrait être suivi dans bien des lieux même si le combat semble bien déséquilibré. Peu de traits disgracieux visibles du sol en tous cas !




Si vous avez apprécié les lieux, notez un mot dans le livre d'or du site ou feuiletez-le à la recherche d'une anecdote savoureuse.

 

 


De nombreuses autres falaises vous attendent dans le Lot parmi tant d'activités sportives, culturelles et culinaires qu'il faudra renouveler la visite à volonté.




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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 11:10

 

Site splendide et réputé, la grotte de Peillon n'est pas vraiment adapté à une petite reprise après presque 3 semaines d'arrêt surtout si notre prétention nous pousse dans les dévers les plus prononcés.

La continuité n'est pas une vaine qualité dans ces falaises même pour les plus astucieux dénichant des repos salvateurs.

Mais, l'escalade dans la baume ne se résume pas à cette simple expression puisque un minimum de puissance sera obligatoire pour tracter son poids dans quelques passages en force.

Marronner sur sa surcharge devient la rengaine favorite du grimpeur en perdition.

 

En deux mots, pas de perf' pour nous dans ce site. Vincent a l'illusion de bien démarrer la séance en flashant "Cent milles pattes" magnifique 7a+ (aux concrétions fragiles) et "Captain Caverne" 7a, la classique d'échauffement des mutants. Mais, les autres tentatives nous désolent face à notre médiocrité. C'est un vide sidéral qui envahit nos bras définitivement à plats pour plusieurs jours (aucune récupération surcompensatoire pour le dimanche).

 

Heureusement que l'affluence nous apporte le réconfort d'un spectacle permanent.

Les grimpeurs forts de la région se succèdent dans leurs tentatives d'enchainement.

L'échauffement est réduit à son plus simple appareil : un petit 7a, un petit 7c et hop, direct dans les projets en 8b et plus.

 

 

Stéphane, le principal équipeur du secteur, s'envoie sa dernière création. "La croisière s'amuse" : 50 mètres de 8a traversant toute la grotte (en tee shirt blanc au centre de la photo ci dessous).

L'enchainement est une chose mais poser puis ramasser les dégaines demande peut être plus d'effort ;-)

 

 

 

 

 

Avant de partir dans son projet "Rue Gamma" 8c (enchainé quelques heures plus tard au 3ème run par Alex C.), Anatole s'échauffe dans "Batman" 7c+.

 

 

Manu en plein essai de "Vizir" 8a+.

La première partie dans le gros dévers passe par le 7c+ de "Batman". Un bivouac dans le trou face à ce relais avant d'entamer la suite moins déversante mais beaucoup plus fine !

 

 

 

 

 

Tous les repos sont bon à prendre !

Ben' au départ du "Souffle du Vizir" 8b+.

 

 Les genouillères ou chambre à air XXL sont l'accessoire numéro un pour ces grottes à concrétions. Ou alors un bon jean fera l'affaire.

 

 

 

 

Gros mouvement d'allonge avant un repos total dans "le souffle du Vizir" 8b+.

 

 

La veille, c'est le jeune Kevin qui épingle cette classique.

 

 

 

 

Un certain Alex (célèbre vainqueur de multiple coupe du monde de difficulté parait il ;-)) randonne à vue "A l'envers à l'endroit" 8a+.

Eclaboussant d'aisance et de relachement, son ascension pendant 20 minutes de cette ligne de plus de 30 mètres est un modèle d'escalade fluide et précise.

 

A la moitié du parcours, toujours aucun frémissement ou signe de fatigue. A peine une légère hausse du rythme pour franchir une section moins prisue. Vissé au plafond, il gère tranquillement l'éventuel tirage en démousquetonnant les paires les unes derrière les autres.

La grande classe !

 

La configuration de la grotte permet de prendre des photos intéressantes en restant au ras du sol.

En visite sur place, n'hésitez pas à remplir la boite à images ! Mais attention, la nuque en prend un coup à force d'avoir la tête en l'air !

 

 

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18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 10:28

 

 

 

Alors que Marseille plie sous les assauts hivernaux du Mistral déchainés depuis presque une semaine, visiter des lieux plus accueillants devient une préoccupation essentielle. Loin de la vallée du Rhône et de ses bourrasques frigorifiques, les Alpes Maritimes semblent tout indiqué pour retrouver une douceur automnale le temps d'un week end.

Direction Peillon, village perché dans l'arrière pays monégasque et ses secteurs orientés au sud est.

D'après les locaux, c'est la meilleure saison pour venir ; en plein hiver, le rocher est vite glacé et mieux vaut se rabattre sur Castillon profitant pleinenement d'un ensoleillement complet.

Site majeur du département et même du sud, Peillon est une destination incontournable pour les grimpeurs du 6 au 8.

En contrebas de la route de Peille, la première barre aperçu est le secteur du Baus Roux : voies du 5c au 7c avec une grande majorité en 6a+.

  

 
 
 
En comparaison, le caillou de Peillon ressemble à celui de Lascours et des sites du Garlaban : un calcaire très fourni en prises mais aussi très agressif pour la peau ; les gouttes d'eaux s'apparentent à des couteaux et les réglettes sont boursoufflées de picots abrasifs.

Quand on pense à quelques grimpeurs provençaux (sans doute trop habitués à la résine des pans) qui râlent sur les voies soit disant non nettoyées, abimant leurs chères excroissances boudinées, un conseil : ne mettez pas les pieds (ou plutôt les doigts) dans les Alpes Maritimes. Devant un travail colossal, les équipeurs ont abandonné l'idée de gratter chaque prise. Les grimpeurs locaux font avec et sont parfaitement adaptés à ce rocher ... à méditer !

 
 
  

Memorial Paul Arène : l'exposition au soleil la plus profitable. Des voies en mur dans le 6 et quelques draperies sur la droite dans un léger dévers. 
 

 

 
 
 
D'autres secteurs (Chez Pierrot, Derrière le bloc) centrés sur le 6 offrent des longueurs exceptionnelles.

 
Mais, on vient avant tout à Peillon pour son secteur phare : la grotte, une baume géante bardée de stalactite et colonnettes de toute taille.

 
Les voies de 30 mètres et plus sont un temple de la continuité pour les grimpeurs de 7et 8ème degré.

 
 
 

 

 
 
 
Lors des weeks ends d'automne comme celui ci, il n'est pas rare de voir une concentration de tout le gratin niçois dans ce secteur. La fréquentation du site peut parfois se résumer à cet secteur majeur.

Ainsi, ce dimanche, la grotte attire plus d'une vingtaine de personnes. Le niveau sonore s'en ressent.
On se croirait à la Paroi des Toits ou à la grande époque de la grotte des Goudes.
Ce sont les retrouvailles d'une petite famille où on passe plus de temps à parler de ses dernières croix qu'à enchainer les longueurs.
De toutes façons, vu l'énergie laissée dans chaque essai, il est difficile d'aligner les voies. Il faut au minimum 30 à 40 minutes de repos entre les essais. 
 
 

  

 
 
  

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