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Bienvenue sur le blog de la Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral !

Marseillais, Aixois, Aubagnais, Ciotadens, quelque soit l'origine, nous sommes tous animés par la même passion de l'escalade libre. Les articles traiteront principalement des sorties en rocher avec des photos et encore des photos.

Puisqu'il y a du soleil toute l'année en Provence et que nous sommes heureux d'y vivre, c'est évidemment nos belles falaises du sud qui sont visitées régulièrement.

Et puisque le centre du monde vertical est à Marseille, les Calanques et toutes les falaises phocéennes seront à l'honneur. En amoureux transi du rocher, nous irons même jeter un oeil hors de nos frontières ...

La C.M.E.L., c'est aussi une association qui cherche à aménager notre environnement pour la pratique de notre sport favori (Clean Up Day de La Ciotat). Le blog permettra d'en rendre compte.

Bonne lecture à tous les grimpeurs internautes !!!

 

  

P.S. :

Pardonnez une facheuse tendance à laisser le retard s'accumuler dans la publication des articles !

Mais la description d'une voie ou d'un secteur est relativement intemporelle ... peu importe la date d'édition !

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Contacts C.M.E.L.

Pour toutes demandes d'informations, questions et autres, vous pouvez contacter (remplacer les mots en majuscules : AROBASE, POINT, par leur symbole) : 

 

  • Olivier Didon par mail : didon POINT olivier AROBASE gmail POINT com

                                     ou par téléphone : 06 19 14 01 01

  • Jean-Philippe Dalbavie par mail : jeanphi.dalbavie AROBASE wanadoo POINT fr

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La Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral vous offre ses services pour un encadrement en escalade, canyon, via ferrata, parcours accrobatique. Retrouvez le détail des prestations de "nos professionnels au service de votre passion" sur la page dédiée aux moniteurs C.M.E.L. 

 


 

  Saison 2012/2013 : compétition "Blocs qu'on teste" ouverte à tous. Rendez-vous mensuels les vendredis soirs à partir de 19h (le calendrier sur la page Compétition)  à Bloc Session de La Ciotat et finale en avril !


Les autres salles de la région sur la page des salles d'escalade phocéennes.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 


 

Quelques soient les opinions quant au choix du système de protection, le Parc National des Calanques est bien là (signature officielle en avril 2012).


La place des activités douce de pleine nature comme l'escalade est défendue par l'association "Des Calanques et des Hommes". Historique des actions depuis 2009 sur la page "Avenir de l'escalade dans le Parc National des Calanques".
 


 

 


 

 

 


 

10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 13:03

 

 

 

 

En 2009, les clubs de Marseille remettaient sur pied un triathlon dans leur ville.

Malgré tous leurs efforts, peine perdue pour renouveler et ancrer cet évènement des épreuves combinées : pas d'édition 2010, ni 2011 à Marseille même.

 

Marseille renacle à les accueillir ? Peu importe, Cassis tend les bras ...

 

S'attelant à cette lourde tâche, le club des Sardines de Marseille organise seul le premier Triathlon de Cassis.

Avec en son sein un atout essentiel nommé Gilles Bernard, l'organisation atteint son objectif : une course parfaitement maitrisée, un grand ciel bleu, une mer calme dans l'anse du Bestouan, des bénévoles en masse pour protéger et baliser le parcours (150 personnes) et un succès sportif mérité (plus de 300 participants).

 

Le parcours fait la part belle aux paysages sublimes de Cassis soulignés par les falaises de Soubeyrannes : circuit vélo montant à Roquefort la Bédoule et course à pied visitant les Calanques (boucle jusqu'à Port Miou).

 

Bravo pour cette réussite !

 

 

 

 

 

 P1010674rec reg red comp  P1010655rec reg red comp
 P1010659rec reg red comp  P1010684 rec reg red compLe premier dans la descente !
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Dernier concurrent à vélo !

 P1010688 rec reg red compLa voiture balai cloture la course vélo.

 

 

 

Le site du Triathlon de Cassis donne toutes les infos sur les parcours et les résultats.

 

A l'année prochaine !

 

 

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 13:03

 

 

Après avoir arqué les réglettes, serré les colonnettes et compresser les plats jusqu'aux portes du 8b, le "Djamoul des Goudes" s'est pris de passion pour le triathlon. Comme il le faisait pour l'escalade en cultivant le goût pour la performance de haut niveau, il cible ses objectifs sur les longues distances du triathlon.

Parmi les plus prestigieux et souvent qualifié de "plus dur Iron Man du monde", l'Embrun Man est une destination logique pour les provençaux.

 

C'est donc au petit matin de ce 15 août 2010 que nous retrouvons Gilles Bernard perdu dans cette foule de pingouins en combinaison prêt à prendre un petit bain revitalisant dans le lac de Serre-Ponçon : 3800 mètres de natation.

 

 

 

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Pour le soutenir, Gilles a rameuté tout son fan-club . Alors, la foule est nombreuse le long du parcours vélo qui remonte la Durance jusqu'à Mont-Dauphin avant de gravir le col de l'Izoard et de revenir sur Embrun.

 

 

 

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  Dans les gorges du Guil, les enfilades de courbes et de tunnels s'ouvrent sur des parois vertigineuses :

 

 

Certains attelages jouent la carte pittoresque ... sans avoir peur du surplus de poids à tracter sur les pentes raides.P1020483 rec reg red comp

  Même en VTT (avec pneus routes tout de même), certains ont fière allure.P1020528 rec reg red comp
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La Casse Déserte s'ouvre sur le monde minéral à 2000 m d'altitude.

Certains coureurs commencent à tanguer sur leur machine : l'oxygène se fait rare !

 

 

Préparez votre plus belle grimace de souffrance pour la photo souvenir !

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  Après le passage du col de l'Izoard à 2360 m d'altitude , descente infernale vers Briançon !

Le retour vers Embrun évite la vallée et serpente dans les coteaux du côté des Vigneaux, Pallon et Champcella. C'est l'épreuve casse-patte avec montées-descentes incessantes.P1020550rec reg red comp

Les Pom-pom girls officielles du club des Sardines de Marseille donnent de la voix !

 

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Il en faut car le mur de Pallon est d'une raideur assomante après 130 km de route : court en distance 1,3 km mais avec un dénivelé aigu sans replat.

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Après les 5000 mètres de dénivelé positif sur 186 km de vélo, les jambes sont dégourdies et il ne reste qu'à se finir sur la course à pied : juste un marathon soit 42 km en une boucle à parcourir deux fois.

 

 

 

Une petite sieste au parc à vélos avant de repartir ?P1020602 rec reg red comp

 

Encore fringant, c'est le premier tour !

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Sous les flashs des reporters !P1020623rec reg red comp

  Au second tour, les jambes sont raides et c'est là qu'il faut s'armer de courage, se décontracter en trottinant, marchant. Allez, un petit gel de sucre, un coup de bombe de froid sur les cuisses enflammées et c'est reparti !

 

La traversée du centre ville se fait au rythme des percussions :

 

 

Les nuages noirs l'annonçaient et l'orage éclate.

 

 

Les derniers kilomètres sous la pluie n'entament pas la motivation farouche de franchir la ligne d'arrivée.P1030334rec reg text red comp

 

Interdit de courir à côté (les juges sont intransigeants sur la soit-disant "aide psychologique extérieure" ), le soutien ne se fait qu'à distance pour le tour du parc à vélo avant le final.

  En 14h50min, Gilles est un Finisher comblé ! Bravo !P1030335rec reg text red comp

 

 

 

Avec un entrainement conséquent pour encaisser la distance, la gestion de l'effort (tempo réduit pour s'économiser) et surtout un mental solide sont primordiaux pour finir. Pour faire un temps, c'est un autre challenge ... Le record battu par Marcel Zamora, vainqueur 2010, est de 9h38'49" (arrivée sur la ligne en même que Gilles ... finissant son vélo).

Avis aux amateurs !

 

Bravo à tous les participants qui se dépassent pour atteindre l'arrivée : tous les résultats sur le site de l' Embrun Man.

D'autres photos sont visibles sur le site des Sardines.

 

 

 Objectif 2011 : Iron Man de Zürich en juillet.

Pas sur que la C.M.E.L. se déplace si loin pour le soutien !!!

 

 

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 10:30

 

 

La mode des trails sévit et draine de plus en plus d'adeptes. Courir dans la nature sur divers profils est un effort plus séduisant que l'équivalent bitumeux des courses d'endurance.

Les organisateurs d'évenements se professionalisent pour accueillir des foules de plus en plus denses.

 

Loin des "usines à dénivelé" fleurissant sur la moindre colline, le CAF de Marseille-Provence prépare tranquillement l'antique "Cross des Calanques".

Point de "prize money" alléchant à l'arrivée, point de ravitaillement gargantuesque mais la simplicité d'une course qui garde ses valeurs d'origine : traverser les Calanques par les crêtes de Callelongue à l'auberge de jeunesse de La Fontasse (sur le plateau coincé entre la Gardiole, En-Vau et Cassis). Environ 20 km d'effort sur sur les chemins cassant du massif.

Une règle simple : quelque soit l'itinéraire emprunté, rejoindre l'arrivée avec les points de passage obligatoire (sommet de Marseilleveyre, col de Morgiou, col de Sugiton, col de la Candelle).

 

Aucune publicité n'est faite pour éviter justement la sur-fréquentation sur un terrain déjà éprouvé. Les inscriptions sont limitées à 130 participants.

Ce sont donc les locaux essentiellement qui sont là et quelques "étrangers" mis dans la confidence.

 

Comme le dit le speaker au départ en ce dimanche 7 février 2010, "voici la plus belle course du monde !"

 

 

 

 

 

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 Le vainqueur de l'édition 2010 : Benoit Laval (l'activité de ce trailer stéphanois sur son blog et le résumé de l'épreuve).DSCN5080rec reg red comp  DSCN5094rec reg red comp
 Les "grands gibiers" sont en liberté ; c'est le panneau qui l'annonce  !DSCN5098rec reg red comp  Quelques sardines dans les Calanques DSCN5101rec reg red comp

 Dans le replat avant la Gardiole !

Gilles encourage la casaque rouge de Jean-Michel ...DSCN5108rec reg red comp

Anne Breugnaux, première féminine.

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 Fabienne Rai, deuxième femme ...DSCN5116rec reg red comp  ... et Carine Maze, troisième cette année (victorieuse en 2009).DSCN5130rec reg red comp
 Victime d'un état de sur-forme lors du sur-entrainement sur le parcours, le brillant Gilles Bernard a dû déclarer forfait pour sur-blessures tendineuses . Ses temps de référence lui assuraient un chrono canon. Dommage ! Reste les photos et les encouragements pour les collègues !DSCN5132rec reg red comp  Carine et Fred en finissent.DSCN5137rec reg red comp
 DSCN5141rec reg red comp Arrivée à l'auberge de jeunesse de la Fontasse avec paëlla pour les participants.DSCN5143rec reg red comp

 

 

 

Les résultats et le résumé sont à lire sur le site du CAF de Marseille - Provence.

Entrainez-vous pour l'édition 2011.

 

 

 

 

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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 13:25

 

 

 

 

Attirés pour une promesse de fiesta autour des 30 ans de Vincent, les invités se retrouvent en tenue légère (short, tee-shirt, baskets, ... et batons) le samedi matin à l'aube à affronter les prémices glacés de l'hiver valaisan dans les faubourgs de Fully.

 

 

 

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 Ce village suisse à proximité de Sion se targue d'être la capitale mondiale de la chataigne mais héberge aussi la course de côte la plus dure du monde : le Kilomètre Vertical de Fully.

 

 

La plus dure car la plus courte avec un dénivelé très prononcé et aucun replat : lire le site dédié.

 

 

 

 

 


 

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[ Lors d'un repérage nocturne, Vincent joue le guide à la Usain Bolt dans le tunnel ]

 

 

 

 

Sous forme de contre-la-montre, les participants de toutes l'Europe défilent suivant leurs prévisions de temps de course : les plus lents à partir de 9h et les plus rapides vers 11h30.

Les organisateurs n'ont pas à se torturer sur l'itinéraire : droit dans la pente et au plus droit.
Les côteaux couverts de vigne sont traversés à cet endroit par des rails, vestiges des aménagements qui tractaient des chariots ves le lac dans les hauts alpages.

Le départ se fait depuis l'ancienne usine et grimpe 1000 mètres de dénivelé plus haut.

 

 

 

 

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Si les premiers mètres peuvent se faire au pas de course, très vite, il faut ajuster son rythme sous peine de voir le coeur explosé.
Les bâtons sont d'un grand secours pour donner le tempo mais certains champions (comme Serge Garnier, le vainqueur au scratch), s'en passe avec succès.

 

La gestion de l'effort est primordiale : une légère accélération grisée par les encouragements de la foule et le coeur monte dans le rouge, les jambes crament et le chrono s'emballe !!!!

 

 

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L'entrainement spécifique et le foncier sont les qualités primordiales pour espérer perfer dans cette montée impitoyable.

 

 

 

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La course est largement suivie par les villageois qui encourage les concurrents dans une belle ambiance digne de la montée de l'Alpe d'Huez. Le reste de la foule se densifie au fur et à mesure des arrivées au sommet.

 

 

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Eddy bien loin de sa forme de 2008, sauve les meubles dans le challenge interne des collègues de Vincent

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Serge Garnier, vainqueur (sans bâtons) des vétérans et au temps scratch.

 P1000228reg redcompPierre Chauvet vainqueur en senior mais battu au scratch.

 

 

 

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La fine équipe du "Team Vincent" immortalise la course des 30 ans par une photo avec une gloire des trails : Mike Short, un exemple à plus de 60 ans passés.

 

 

 

 

Retour au village pour la traditionnelle brisollée !

 

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Une course à la portée des habitués des dénivelés pentus des Calanques mais nécessitant un minimum d'entrainement pour passer sous les 45'.

 

 

Ouverture des inscriptions le 1ier septembre 2010 pour l'épreuve du samedi 23 octobre 2010 ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 13:51


Une nouvelle chronique de Vincent sur une course routière classique du Jura :





20 septembre 2009 - Pontalier :  la Transroller  , 34 km de roller sur les routes vallonées du Doubs à destination du village de Mouthe, arrivée de la mythique Transjurassienne (pour les fondeurs hivernaux).



DSC01060rec reg red comp  9ème participation pour ma part (toutes les éditions). Je commence à connaître la musique, mais finalement je vais faire encore plus ample connaissance avec le goudron ...

  Grâce à Re....a, je me présente avec un rhume qui ne laisse presque plus passer l'air dans mes poumons ...
La route est moitié mouillée, moitié sèche. Dilemme sur le choix des roues ! Mais finalement je reste sur mes pneus secs ce qui semble être le meilleur choix.

Départ prudent cette fois-ci. Je me laisse emmener par les groupes qui se font et se défont dans les premiers kilomètres.
Sortie de Pontarlier : ça y est, on roule bien. Bon groupe d'environ 40 coureurs.
Je reste un peu à l'arrière pour essayer de faire le minimum d'effort mais ça fait un peu l'élastique, ça frotte pas mal et là : C'EST LE DRAME !!!  
Je vois le gars juste devant moi qui s'effondre comme les Tours Jumelles de Manhattan. En un instant, je le vois glisser sur le dos juste devant mes pieds et je réalise que je vais aller voir le goudron d'un peu plus prêt ! Et hop, je chute, bing bang bong, badaboum, tel un spécialiste à la Eddy Cannelle bien lancé, je roule sur l'épaule puis sur le dos et deux gars en font de même et m'atterrissent dessus.  
Bien ! Bravo ! Tout va donc pour le mieux. Je me relève vite en constatant que tout le monde est déjà reparti. En fait, ils doivent avoir l'habitude de tomber ces mecs ! Le coude saigne mais c'est pas la cata !
Je repars. C'est le bazar !
Le groupe est 150 mètres devant et entre deux, quelques gars à la dérive.
Je remonte vite mais ça pète devant et je me retrouve dans le 2ème morceau. Je laisse rouler les autres pour me refaire la cerise mais on ne revient pas franchement sur la tête. Quelques kilomètres passent et dans une bosse, on est deux à accélérer pour revenir sur le groupe de tête.
Je profite de l'aide du gars puis il coince. Alors je donne tout et reprend le groupe en arrivant vers le lac de St Point.



Ouf ! Je suis un peu sec. Je suis à l'arrière et on doit souvent combler quelques trous. 
Bon, finalement ça va mieux. Sauf que sur ce parcours vallonné, je me fais mettre 10 mètres dans chaque descente.
A l'approche de la côte du Brey, le groupe s'étire et je suis pas au mieux à l'arrière. Ca part devant !!! 5 mecs !
Je suis trop loin et bientôt dans le rouge. Je remonte au mieux et bascule en haut avec 50 m de retard sur la tête. Rapidement un groupe de 4/5 se forme puis se déforme au gré des relais désordonné. Je motive les gars mais je suis sec. L'un m'énerve : il veut pas rouler, je l'engueule, il me dit "j'ai un gars devant..." !!!??!!??? ... Rien à foutre ! On n'est pas au Tour de France  : "t'as pas intérêt à sprinter co... !" C'est quoi ces gars qui roulent pas. On n'est même pas avec les Elites et parce qu'il a un pote devant, il roule pas ???
  Bon finalement, voilà le clocher de Mouthe et le groupe de derrière menace. Il faut se remettre à l'ouvrage. Dans le village, on retrouve une route mouillée où la prudence est de rigueur. On est alors 5 à 500 m de l'arrivée. Malheureusement, il me manque des forces pour passer quelques gars : je finis dernier du groupe.
 
Au bilan : 10ème place cette année (15ème en 2008), en 59'36 pour 34 km. Meilleur temps, meilleure place, donc content malgré cette chute qui me laisse quelques steacks en souvenir ... enfin, ça fait partie du jeu !  Y'a moyen de faire mieux, l'année prochaine j'espère !

 
L'attraction terrestre me réserve encore quelques facéties. Dès le lendemain, jour de récup' pourtant, une impossibilité de déclipper en VTT et rebelotte, me voilà à terre. De nouveau quelques bosses sur mon corps déjà meurtri !!! 
Ca c'est fait !



 
   Vins' l'équilibriste




PS : vivement la neige, ça fait moins mal .

 
 
 
 

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 12:42



Vincent Morlet, notre envoyé spécial dans les Trails de la saison évoque ses impressions sur une course déjà mythique : la CCC.





 
Laissez-moi revenir sur ce dernier week-end qui marquera les esprits d'au moins 2 personnes : Jérome et moi-même.
 

Revenons à l'évènement en question, à savoir le grand rendez-vous mondial des traileurs : la CCC (Courmayeur - Champex - Chamonix) 98km et 5600m d'ascension.

Je ne vous parle pas de la course des psychopathes : l'U-T-M-B ni même la Petite Trotte à Léon ...


Donc nous voilà inscrit avec Jérome Auger le Toulousain affuté comme un Kényan . Jeudi, je retire mon dossard à Chamonix où la vie tourne pendant quelques jours uniquement pour la course (arrivée consécutive de toutes les épreuves autour du Mont Blanc). Grosse organisation, salon du Trail, etc ...

Je passe le prendre à l'aéroport et on file à Saillon, camp de base valaisan. Jérome panique déjà pour son dossard qu'il faudra prendre à Courmayeur. Il panique aussi pour son sac : il pèse, sous-pèse, re-pèse ses affaires, compte, re-compte et décompte ses gels : "un coup de fouet et je me refais le cerise..." sera son expression du week-end ! 
Il a une armée de gels dans le sac ; toutes les couleurs sont là. Je lui propose quand même de prendre un bout de saucisson, du pain d'épice, de la quiche faite maison mais rien n'y fait, il décline la proposition ...

Bon, on file vendredi tôt le matin à Chamonix puis Courmayeur par les bus de l'organisation.
Dossard pour Jérome puis longue attente ; on en profite pour dormir.
Quand on se pointe sur la ligne on est bien derriere, vers la 1500ème place je pense sur 1800 coureurs.
 La pression monte sur la musique des grands évènements et le départ est donné : le coeur bat car l'ambiance est forte et on sait pas trop dans quoi on s'est embarqué.

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   Interview dans la foule avant le départ !



 
La foule, la musique grandiose, le décompte et les fauves sont lâchés !

 





Pendant 2 heures, on est dans la masse. Ca bouchonne par-ci par-là. On monte tout tranquille à Bertone,le 1ier ravito. Ca roulotte !
Jérome est pressé et il me dit : "allez on y va, tu rechargeras plus tard ton camel ..." . Alors je dis "OK, on y va !" . Je fais 100m puis je me retourne et il n'est pas là. Il a trouvé sur le ravito un truc qui lui plaisait alors il bouffe un peu ...
 

Bon, ça repart tranquille. C'est super beau et on est en pleine forme. Le rythme est vraiment cool. On est sur les bases de 23h.
La premiere descente se passe bien puis à Arnuva, on accuse un peu de retard sur le planning de 23h.



 





Alors après une bonne bouffe, Jérome repart à bloc. Je trouve qu'il monte un peu vite et au bout de 20 minutes, c'est le drame : " Ouh là ! Je crois que je suis allez un peu fort ..." .
Je le relaie mais dans la montée du Grand Col Ferret, il connaitra un coup de moins bien. Je l'attends quelques minutes en haut et il se pointe avec une triste mine et le moral à zéro :  "j'ai une  pointe au coeur depuis le Mont Blanc. J'suis limite galette ...".
Je me dis que le gars ne risque pas d'aller bien loin si déjà au 2ème col, il est mal. Mais bon, on prend le temps de se refaire la cerise : la descente se fait vraiment lentement. Jérome n'est pas bien du tout et on perd bien des places. Arrivé à La Fouly je suis décidé à partir seul. Jérome semble néanmoins avoir retrouvé quelques forces mais je décide quand même de le quitter. On aura fait 8h15 de course ensemble.
Il essaie une derniere fois de me casser une jambe en me mettant ses bâtons entre les pieds mais il échoue dans sa tentative de sabotage .
Je file alors direction Issert où je rattrape un pote. On discute 5 minutes puis je continue à bonne allure. Trop vite ?


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Voici la montée de Champex et Rebecca m'accompagne. On monte un peu vite et je sens que la course change de profil pour moi. J'étais bien tranquille mais maintenant c'est plus dur. Bon, c'est normal après 10h de course !



 




Champex = mi-parcours.

C'est le gros ravito de la course. Je prend une assiette de pasta.
J'ai deux ampoules qui viennent alors je mets un petit bout de Compeed.  Je repars avec deux sandwichs au salami et des muffins made in Rebecca.

Je vais pour repartir et qui vois-je : Jérome qui arrive 25 minutes après moi. Il a une relative bonne mine et se sent pas mal. Je discute 2 minutes et c'est le moment de repartir dans la nuit cette fois.

Je garde le débardeur mais il fait pas bien chaud. Je sors la frontale et c'est parti pour de la descente où je double encore des wagons. On attaque Bovine que je connais par coeur. Mais c'est la nuit noir ; il y a du brouillard ; je vois rien ; ça glisse et on l'impression qu'il va neiger.
Je reviens sur une miss qui monte très vite. Je me cale derriere et tout le groupe avec qui on était, lache petit à petit. Je suis sec en haut et je me pose un moment à Bovine. Je discute avec un gars qui pisse du sang. Il doit arrêter mais il ne peut pas abandonner là-haut. Le secouriste appelle un médecin pour voir un peu comment faire ... 
Je repars sans être bien au top. Je dors sur ce chemin. Je me force à ouvrir les yeux. Enfin un peu de descente, inteminable, jusqu'au col de la ForclaRebecca attend patiemment. 
Je file à Trient et je crois que là ca va mieux. Je ne m'arrête pas au ravito. De toute façon, rien ne m'intéresse comme bouffe. Je repars avec dans la main un sandwich salami que je vais manger dans les premiers lacets. 
Ensuite, je cherche dans l'obscurité deux bouts de branches qui me serviront de bâtons (j'ai fait de même à Bovine). Je trouve d'abord un superbe bâton de pèlerin, bien droit, bien rigide mais il pèse des tonnes. Je trouve enfin deux branches plus légères qui me monteront jusqu'en haut. Là, c'est le bonnet et les deux vestes que je mets pour franchir le Catogne et descendre sur Vallorcine.
Je me bats contre l'endormissement pour aller jusqu'à Vallorcine où je me jure de faire un petit somme pour finir un peu éveillé. On sent alors gentiment que l'on va atteindre le bout, mais il reste encore des bosses.




 




Vallorcine : la pause de 30 minutes dont 15 minutes allongé sur un banc et sur mon sac.

Pendant ce temps, y'a un gars qui tombe dans les pommes depuis le banc et s'étale de tout son poids sur le sol. Il est à l'ouest pendant quelques secondes puis reprend ses esprits et se demande ce qu'il fait allongé au sol avec un médecin autour de lui : direction la civière !


 Je me refais la cerise grâce à la sieste et après deux bons verres de coca, je repars pour en découdre avec les derniers mètres de dénivelé : d'abord le Col des Montets puis l'ascension à la Tête aux vents.

La météo est très moyenne : toujours brouillard et quelques gouttes bien fraiches.
Y'a néanmoins du public dans des coins complétement perdus : "mais qu'est-ce qu'ils foutent là, ils feraient mieux d'aller se coucher ..." .
Je cherche alors encore deux bâtons mais rien ce coup-ci. Je pense à Jérome qui doit bien souffrir aussi s'il n'a pas abandonné.
Je monte comme une balle car dans mes calculs, je pense pouvoir finir en moins de 20h. Malheureusement mes calculs n'étaient plus très clairs et je me rends compte après un moment que c'est course perdue .

Je continue néanmoins sur le tempo avec un gars qui monte bien. On crame encore bien du monde. Je suis sans bâtons mais ça va bien dans cette montée qui doit etre jolie de jour par beau temps !
 On se retrouve alors toute une équipe en haut. Mais il manque toujours du dénivelé sur mon altimètre. On cherche alors dans un brouillard à couper au couteau les balises qui indiquent le chemin. Je trouve alors cette section interminable et on est bien content de trouver les contrôleurs de la te aux Vents. Ils nous annoncent : " La Flégère c'est 20 minutes ..." . Je trouve ça bizarre, mais je préfère les croire. 
Au bout de 20 minutes dans la caillasse et le brouillard, on arrive à un panneau : " La Flégère 50 minutes" ... !!!   
Ah ouais d'accord ! Les lascards, ils se sont foutus de nous ! 
Après encore 30 minutes de misère à éclairer le bout de ses pieds, enfin, on apercoit les lumieres de La Flégère ! Petite pause mais ça ne sert plus à rien de trainer là. Il ne reste plus que de la descente ! Je traine les savattes pendant un moment puis enfin la lumiere revient. 6h30 du mat' et un vieux papy (64 ans) me double et me dit "allez ! Viens ! ...".
J'hésite puis je retrotine un peu et bien m'en a pris, car je reviens sur 1 puis 2 puis encore 2 et ... etc ... jusqu'en bas où je retrouve des forces. Je finis les derniers kilomètres comme une balle et voilà enfin Chamonix qui se réveille gentiment. 


 Je me retourne dans les 200 derniers mètres pour m'assurer que Jérome ne soit pas revenu sur moi dans la dernière ligne droite et à 7h10, je passe la ligne après 21h10 de course. 421ème au scratch.

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Maintenant je peux le dire : bravo à tous ceux qui finissent cette course ! C'est vraiment dur !
Et d'autant plus bravo à Jean-Pierre Perret qui avait finit 5ème l'année dernière et à Etienne qui enchaine les UTMB et la Diagonale des Fous comme des perles ... !



 Je me remets 2 kms pour aller chercher la voiture puis à la douche !
Il y a alors une centaine de zombies qui dorment dans la salle de repos.

Je me renseigne sur Jérome. Il n'a pas abandonné.

Il vient même de passer à La Flégère et devrait arriver dans 30 minutes.

Je me poste alors dans les dernières lignes droites de Cham' pour l'accueillir et l'applaudir.

Il arrive avec une belle foulée et on voit dans ses yeux la joie et la fierté d'en avoir fini ! 


"Chapeau grand, t'es plus un furet !" 

22h44 et 666ème pour lui.
 


1800 au départ, 1200 à l'arrivée.  11h45 pour le vainqueur et 26h30 le dernier (résultats).


  J'espère que la lecture ne fut pas trop longue, mais la course l'était !

  A bientôt pour de nouvelles aventures en attendant l'UTMB 2010


     Vins'             




 
 
Photos et vidéos : Vincent Morlet.



 
 
 

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 10:10





Entre-aperçu dans ces pages au gré d'aventures (contrariées ?), Vincent Morlet est un jurassien exilé depuis près de 8 ans dans le Valais Suisse. Après l'exploration des "Calanques verticales" (détenteur du record d'ascensions de l'"Arête de la Cordée" ), il se spécialise dans les efforts longs à base de dénivelé.
Les saisons transforment le support (bitume, neige, glace, cailloux, lac, ...) mais le but reste identique : monter toujours plus vite ! A pied, à roller, à ski, en crampons, en vélo, tout est bon pour aligner les kilomètres.
La proximité de la trentaine affine sa plume faite de dérision et de lucidité sans oublier de chambrer tous les collègues d'entrainement.
D'âpres négociations débouchent sur un contrat ferme : correspondant spécial de la C.M.E.L. pour les courses de toutes sortes tant qu'il y a de la pente. L'objectif : vivre de l'intérieur les courses des amateurs en grande forme !

Pour premier papier, voici un bref retour sur un trail de juillet :


"Ce week-end (04/07/2009) a eu lieu le Trail Verbier St Bernard. Je n'ai fait que le petit parcours soit seulement 54 km et 4200 m de dénivelé positif (105 km et 7200 m pour le grand parcours).
  J'ai bien souffert mais réalise une bonne course avec seulement deux petits "coup de moins bien".
 Je ne vous détaille pas la canicule au départ, les 20 min dans la roue de Dashiri Sherpa, l'orage au col de Mille, ni le calvaire des descentes...
 Je suis juste content d'avoir fini avec encore un peu de nerf dans la dernière montée et réalisé en 7h54 de course à pied l'honorable place de 17ème scratch sur  350 partants, 285 à l'arrivée.
Dashiri Sherpa et un de ces amis népalais gagnent ensemble 1h25 devant moi.
 
Vous pouvez voir quelques images de la TSR sur ce lien, observez bien la casaque orange...

  A+ et merci aux coachs présents le long du parcours."




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