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Bienvenue sur le blog de la Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral !

Marseillais, Aixois, Aubagnais, Ciotadens, quelque soit l'origine, nous sommes tous animés par la même passion de l'escalade libre. Les articles traiteront principalement des sorties en rocher avec des photos et encore des photos.

Puisqu'il y a du soleil toute l'année en Provence et que nous sommes heureux d'y vivre, c'est évidemment nos belles falaises du sud qui sont visitées régulièrement.

Et puisque le centre du monde vertical est à Marseille, les Calanques et toutes les falaises phocéennes seront à l'honneur. En amoureux transi du rocher, nous irons même jeter un oeil hors de nos frontières ...

La C.M.E.L., c'est aussi une association qui cherche à aménager notre environnement pour la pratique de notre sport favori (Clean Up Day de La Ciotat). Le blog permettra d'en rendre compte.

Bonne lecture à tous les grimpeurs internautes !!!

 

  

P.S. :

Pardonnez une facheuse tendance à laisser le retard s'accumuler dans la publication des articles !

Mais la description d'une voie ou d'un secteur est relativement intemporelle ... peu importe la date d'édition !

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Contacts C.M.E.L.

Pour toutes demandes d'informations, questions et autres, vous pouvez contacter (remplacer les mots en majuscules : AROBASE, POINT, par leur symbole) : 

 

  • Olivier Didon par mail : didon POINT olivier AROBASE gmail POINT com

                                     ou par téléphone : 06 19 14 01 01

  • Jean-Philippe Dalbavie par mail : jeanphi.dalbavie AROBASE wanadoo POINT fr

                                  ou par téléphone : 06 09 89 64 91

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La Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral vous offre ses services pour un encadrement en escalade, canyon, via ferrata, parcours accrobatique. Retrouvez le détail des prestations de "nos professionnels au service de votre passion" sur la page dédiée aux moniteurs C.M.E.L. 

 


 

  Saison 2012/2013 : compétition "Blocs qu'on teste" ouverte à tous. Rendez-vous mensuels les vendredis soirs à partir de 19h (le calendrier sur la page Compétition)  à Bloc Session de La Ciotat et finale en avril !


Les autres salles de la région sur la page des salles d'escalade phocéennes.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 


 

Quelques soient les opinions quant au choix du système de protection, le Parc National des Calanques est bien là (signature officielle en avril 2012).


La place des activités douce de pleine nature comme l'escalade est défendue par l'association "Des Calanques et des Hommes". Historique des actions depuis 2009 sur la page "Avenir de l'escalade dans le Parc National des Calanques".
 


 

 


 

 

 


 

21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 12:50




L'aire toulonnaise recèle quelques bijoux d'escalade pour toutes les saisons.
Même au plus fort des chaleurs d'août (celles qui font ruisseler au moindre battement de cils), il existe une destination parfaitement ombragée et prodigant des trésors de refroidissement.
Le Faron Nord en est une avec de nombreux secteurs se développant régulièrement.






Après le zoo du Faron, depuis le parking de la Concession (secteur de haut niveau ; photo ci-dessous), revenir en arrière (vers l'ouest) sur la piste longeant la route (sentier des Crécerelles) jusqu'à une sente balisée de nombreux cairns.
 
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 Ce chemin descend doucement jusqu'à longer les falaises qui s'accroissent à fur et à mesure.

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Avec cette hauteur, on imagine bien quelques voies sur cette paroi. Et bien, en approchant, nos désirs prennent forme : des rings tout neufs jalonnent le calcaire (photo ci-dessous). C'est le secteur du Balcon (une dizaine de voies du 5 au 7b+).

Les équipeurs toulonnais sont vraiment exemplaires : non seulement, ils débordent d'énergie pour étoffer notre terrain de jeu et nous proposer des nouveautés et en plus, les aménagements sont toujours soignés ; la preuve ici avec un sentier particulièrement bien tracé, sans oublier un coin "salon" pour assurer confortablement assis ou se reposer d'un essai éreintant !



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Vers La Concession, quelques carcasses enfouies dans les kermès attendent l'heure de la décomposition finale !


La vue se dégage vers le pilier annonçant les grandes voies du Faron Nord.

Sur l'image ci-dessous, la face à l'ombre au premier plan est encore un secteur en finition avec des superbes envolées : la Cour des Grands (15 voies du 6a au 8a).
Parfait pour l'été ; merci aux travailleurs acharnés pour ces nouvelles voies !

Les bruits de couloir annoncent une révision des topos toulonnais (pour 2010 ?) ; ils seront chargés de nouveautés ...




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Le pied des grandes voies est défendu par des passages vertigineux bien protégés en câbles.
Le but de la visite est de parcourir une des grandes classiques en plusieurs longueurs : "Le Grand dièdre".
Rééquipée en goujons en plaquettes, la difficulté ne dépasse pas le 6a+. Parfait pour les mécaniques encrassées ne voulant pas trop se forcer !

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5 longueurs suivent une ligne évidente de fissures, dièdres et cheminées à la sauce des années 60.



 Dès la première longueur, le pas de ce 5a met dans l'ambiance : ça rigole pas et il faut déjà forcer un peu pour une longueur qui s'annonçait facile P1110840rec reg red comp  Vient ensuite en L2 un 5b dont les bacs rassurent mais dont le dévers est inattendu pour cette cotation.
En L3, c'est le clou du spectacle : une longueur aérienne avec une traversée gazeuse vers le relais caché sur la gauche. P1110851rec reg red comp
 Heureusement, avec un peu de lecture, les bonnes prises sont au rendez-vous.

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Remarque : sur le pilier à notre gauche et intercalée avant "Soirée de gala", une ligne de plaquettes n'est pas décrite dans le topo 2004 ...


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Dans la pure tradition des anciennes voies, l'itinéraire s'immisce en L4 dans cette cheminée et le grimpeur renfougne à grand renfort d'ondulations du corps et de coincements millimétrés .
P1110866rec reg red comp  La longueur-clé est la dernière pour l'enchainement en libre : 6a+ ; mais hyper-protégée pour éviter le but si près du sommet (5c obligatoire ?). 7 - 8 mètres bien raides avec des verticales à bien travailler (un verrou).P1110872rec reg red comp


Après un dernier combat dans ce final, la température corporelle monte d'un cran et c'est le souffle court que la rencontre avec le soleil s'opère : un choc sans transition après 2 heures de fraicheur.

A peine le temps de profiter de la vue dégagée sur le Coudon et toute la vallée, vite, le besoin intense d'une bonne bière se fait ressentir.
Aïe, la route en sens unique obligerait-elle à faire le grand tour vers Toulon et repousser d'1/4 d'heure la récompense ?
Non ! Miracle, la "Guinguette au chat perdu" est pile sur la route après le parking pour accueillir les grimpeurs déshydratés.



P1110862rec reg red comp P1110890rec reg red comp



Bilan :
  1. "Le grand dièdre" est une classique bien rééquipée. Les cotations paraitront bien sèches pour le calanquiste s'attendant à se promener dans le 5a, 5b. Pas de dalle technique ici mais de l'escalade intérieure à la mode des années 60. C'est la plus abordable de la face.
  2. le Faron tient toutes ses promesses pour grimper au frais pendant l'été.
Avec les secteurs de couennes abordables qui sont en cours de livraison (à ceux cités dans cet article, s'ajoute "Ici l'ombre"), c'est une destination vraiment majeure pour cette période !
Vivement la sortie du prochain topo ...



 
 
 


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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 22:47





L'été venue, l'Homme retrouve ses instincts grégaires et s'agglutine au pied des falaises les plus réputées pour communier à grands renforts de cris et encenser le dieu des croix.

Sans doute popularisé par l'acharnement de Chris Sharma à libérer "Biographie" puis par ses exploits dans le 9ème degré, il est amusant de voir les américains (au même titre que les grimpeurs d'Europe de l'Est)  fréquenter en nombre à Céüse, "la plus belle falaise du monde".

Plus proche de la Côte d'Azur, les japonais préfèrent les Gorges du Loup et son fameux site de Déversé (le "plus grand stade en plein air du monde" ). Le nombre de voies en 8 sup' et plus est d'une densité incroyable (plus d'une vingtaine de 8b+ à 9a), le tout dans un style très à la mode (rési sur colonnes en bon dévers).
 
Spot d'été par excellence, l'ombre tient la fraicheur toute la matinée jusqu'à 15h et le courant d'air dans les gorges renforce les bonnes conditions.


La Côte est à 1/2 heure avec son lot d'hébergements et de réjouissances (restau', bars, plages, ...).

On rejoint l'entrée des gorges au Pont du Loup :
  • de Nice, par Cagnes/mer, St Paul, Vence, Tourrettes sur Loup.
  • de Cannes, par Mougins, Grasse et Magagnosc.
De là, remonter la rive gauche sur la D6 en direction de Gréolières, "Cascade du Saut du Loup".

Le site est invisible de la route en montant car il se trouve en sortie du premier grand tunnel. On se gare au milieu de la file des touristes admirant le paysage. Le sentier grimpe dans la pente vers les hauteurs (main courante) et atteint la face en 5 minutes.

Sur place, la hauteur est conséquente mais c'est seulement le premier tiers qui attire les foules. Les grandes voies (souvent itinéraires d'artif') sont (beaucoup) moins répétées.




Dans l'immensité du secteur Pupuce surplomb, les voies de Déversé paraissent bien petites.DSCN3934rec reg red comp
Photo de droite, la vue de la face au-dessus de la sortie du tunnel.
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DSCN3935rec reg red compAu Pont-du-Loup, l'intersection avec la D6 en direction de Courmes, Gréolières.

A la sortie du premier tunnel, parking sauvage en bord de route !
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DSCN3915rec reg red compLa discrète corde fixe indique le sentier d'approche.
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Enzo Oddo au travail dans ... ?  "PuntX" ??? (sera enchainée le 4 septembre 2009).
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DSCN3900rec reg red comp DSCN3904rec reg red compEnchainement de "Quoussaï - Les Maux de la fin" 8c.




La proximité d'une zone urbaine à forte densité et l'accès facile font du secteur Déversé un rendez-vous incontournable pour les mutants locaux ou de passage. Les détracteurs trouvent que les voies dures sont bidouillées, que le style confère plus au centre d'entrainement en falaise mais en tous cas, l'engouement reste certains et tous les meilleurs mondiaux s'y sont frottés (Patxi Usobiaga, Adam Ondra, Dave Graham, ...).

Autour de "Déversé satanique" l'une des premières voies dans ces colonnes déversantes (passée de 8b/b+ à l'ouverture à 8a aujourd'hui grâce à la maitrise de ce style d'escalade en coincements, pinces et autres astuces), les voies mythiques ont étoffé l'offre en 9a : "Kinematix", le 9a le plus répété au monde (16 fois fin septembre 2009), la fine colo' d'"Abysse", les passages blocs de "PuntX" , le départ en traversée-bloc d'"Inga", mais aussi "7 pm JP chaud" un 8c court de référence, "TripTikTonic" un 8c+ majeur d'après ses répétiteurs et sans parler des multiples combinaisons de 8b à 8c.

Lors d'une visite en saison, le spectacle est continu lors des essais des grimpeurs et si les conditions sont bonnes, vous pourrez assister à l'accomplissement euphorique dans un projet extrême.

Pour grimper plus humainement dans le 5, 6 ou 7, de nombreux autres secteurs jalonnent les gorges en jouant avec le soleil. Il n'y a plus qu'à faire son choix sur le topo des Alpes Maritimes ou sur les mises à jour du site Nice Climb (rubrique topos).




DSCN3895rec reg red comp  DSCN3921rec reg red comp
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En été, les Gorges du Loup résonnent surtout des cris des groupes descendant la rivière en canyoning : il faut bien que les BE locaux vivent .

 
 
 

 
 
 

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 19:33
 
 


A peine décalé du déversoir à touristes qu'est l'autoroute du soleil, Omblèze est un destination de premier choix : ombre suivant l'orientation des falaises, fraicheur grâce aux bois, à la rivière coulant au fond des gorges et variété des profils (dalles, murs, dévers).

A 45 minutes de Valence,la capitale drômoise, la falaise est réputée grâce au travail (entre autres) de l'infatigable Philippe Saury.

Avant une visite directement sur le rocher (plus de 200 voies à tester), voici déjà quelques images pour vous décider à inscrire ce site dans vos priorités :



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Panneau d'information dans les gorges et falaises ombragées à proximité de la route.
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P1110511rec reg red comp Il y a aussi du gros dévers et de bons projets.
P1110537rec reg red compLa falaise à la renommée "internationale" hébergeant la fameuse "Hirondelle des faubourgs" (6c max).




Avec sa classique "Jojo le bricoleur", une grande voie en 6a max, la falaise d'Anse est plutôt adaptée à l'hiver avec sa face sud baignée de soleil.

 P1110502rec reg red comp P1110503rec reg red comp


...

 
 
 

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 10:10





Entre-aperçu dans ces pages au gré d'aventures (contrariées ?), Vincent Morlet est un jurassien exilé depuis près de 8 ans dans le Valais Suisse. Après l'exploration des "Calanques verticales" (détenteur du record d'ascensions de l'"Arête de la Cordée" ), il se spécialise dans les efforts longs à base de dénivelé.
Les saisons transforment le support (bitume, neige, glace, cailloux, lac, ...) mais le but reste identique : monter toujours plus vite ! A pied, à roller, à ski, en crampons, en vélo, tout est bon pour aligner les kilomètres.
La proximité de la trentaine affine sa plume faite de dérision et de lucidité sans oublier de chambrer tous les collègues d'entrainement.
D'âpres négociations débouchent sur un contrat ferme : correspondant spécial de la C.M.E.L. pour les courses de toutes sortes tant qu'il y a de la pente. L'objectif : vivre de l'intérieur les courses des amateurs en grande forme !

Pour premier papier, voici un bref retour sur un trail de juillet :


"Ce week-end (04/07/2009) a eu lieu le Trail Verbier St Bernard. Je n'ai fait que le petit parcours soit seulement 54 km et 4200 m de dénivelé positif (105 km et 7200 m pour le grand parcours).
  J'ai bien souffert mais réalise une bonne course avec seulement deux petits "coup de moins bien".
 Je ne vous détaille pas la canicule au départ, les 20 min dans la roue de Dashiri Sherpa, l'orage au col de Mille, ni le calvaire des descentes...
 Je suis juste content d'avoir fini avec encore un peu de nerf dans la dernière montée et réalisé en 7h54 de course à pied l'honorable place de 17ème scratch sur  350 partants, 285 à l'arrivée.
Dashiri Sherpa et un de ces amis népalais gagnent ensemble 1h25 devant moi.
 
Vous pouvez voir quelques images de la TSR sur ce lien, observez bien la casaque orange...

  A+ et merci aux coachs présents le long du parcours."




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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 14:10




A Ailefroide, les dalles granitiques sont propices aux grandes envolées pour grimpeurs de 6.
A la recherche de la difficulté aux frontières du 7, il faut s'éloigner du standard de Maitre Cambon tout en serrant ses chaussons au maximum : du 6 sup' très technique et un peu plus d'espace entre les points.

C'est le cas des voies de Pierrette Bolot et Jean-Luc Leblanc où l'indication du niveau obligatoire requis se confondrait presque avec le niveau max des difficultés.


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Abordant le secteur "Ne tirez pas sur l'ouvreur", l'abondance de grimpeurs dans chaque voie (même dans la nouveauté 2009 du "Zag-zig" avec son créateur Jean-Michel Cambon, galopant dans les longueurs en 5-6) repousse les volontaires nonchalants vers "La coccinelle en perd ses ailes".




P1110742rec reg red comp "Ne tirez pas sur l'ouvreur" - L1
 "Ne tirez pas sur l'ouvreur" - L3 P1110769rec reg red comp P1110776rec reg red comp





Cette grande voie équipée en 1993 par Bolot/Leblanc hausse le ton jusqu'au presque 6c obligatoire et du petit 7a maximum.
L'itinéraire est entrecoupé de rappels (à deux reprises) qui brise un peu l'élan.

Les longueurs sont très exigeantes pour du 6c. En effet, la taille des prises réclame une rigueur dans les placements et l'approximation dûe à la fatigue est très handicapante dans ce style.
Il vaut mieux être à l'aise et serein sur ce terrain où l'escalade est un poil engagée : passage obligatoire au-dessus des plaquettes et parfois chute déconseillée pour cause de risque de retour sur vire (pitié pour les chevilles dans L3 !).



Facile de repérer le départ avec cette coccinelle peinte sur le rocher !

P1110745rec reg red comp 
Après le premier rappel, L3 avec les bombés sur lesquels il serait malcommode de retomber.P1110758rec reg red comp Annoncé 7a, L4 passe mieux que L2 (annoncée 6c mais plutôt un gros 6c+). Les topos toulonnais parleraient de "continuité à doigts" . Le cheminement déterminera la difficulté : trop haut et c'est plus dur ! Bien protégée !

P1110770rec reg red comp



 L5 est un mur foncé très pur : les règlettes sont bien disposées ; très jolie dans ce style avec une belle ambiance.

P1110781rec reg red comp
Après le second rappel intermédiaire, la voie rejoint une autre face : L6 pas évidente pour un 6b.
L7 : un gros pas de bloc au-dessus du relais (6c+ ?) avant de traverser agréablement.

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 L8 : traversée en 7a. Encore une fois, la lecture est essentielle pour bien passer au plus simple. Section dure sur petites prises !P1110792rec reg red comp L10 : belle dalle lézardée d'une fissure horizontale. Il faut bien pousser sur les pieds et aller chercher bien à gauche.P1110796rec reg red comp




Du sommet, le panorama remonte la vallée depuis le camping d'Ailefroide jusqu'au glacier blanc.



P1110798rec reg red comp  P1110782rec reg red comp





 P1110783rec reg red comp P1110799rec reg red comp



Pour résumer, on peut coter par longueur :
L1 : 6c ; L2 : 6c+/7a ; rappel ; L3 : 6c ; L4 : 6c+ ; L5 : 6c ; rappel ; L6 : 6b+ ; L7 : un pas 6c+>A0 puis 6a+ ; L8 : 6c+/7a (comme L2) ; L9 : 6a+/6b ; L10 : 6c.

L'ensemble centré sur le 6c est destiné plutôt à un bon technicien, à l'aise sur ses pieds et avançant bien en dalle (au-dessus du point).
A tenter frais et reposé si on est juste au niveau.


A la descente en rappel, repérer les relais jusqu'au dernier pour être sur d'avoir assez de corde pour atteindre le sol. Des arbres jonchent les vires et peuvent dépanner ...
 
 
 
 
 


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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 10:34


Allongé sur l'herbe verte du camping d'Ailefroide, les yeux perdus dans les nuages, avant de céder à la lourdeur des paupières vers une sieste bénéfique, on peut suivre les tribulations des cordées en pleins échanges sur les parois voisines : échange avec la nature, avec le rocher en se lovant sur ces dalles, échange de sourd entre partenaires et le tout formant un échange avec le public involontaire des campeurs.

De l'invasion matinale sur les faces ensoleillées de l'ensemble du secteur Palavar (challenge de la plus grande file d'attente entre "Palavar les Flots" et "Little Palavar"), les cliquetis mécaniques nous attirent vite vers la paroi de la Fissure. La grande proximité permet de détailler les longueurs pour chaque voie.
Or, en cet été 2009, les cordées se suivent dans un flux important sur de nouvelles lignes à droite de la fissure ...

Oui ! C'est confirmé !
Le grand maître des lieux, Jean-Michel Cambon, a bien travaillé pendant l'année et laisse de belles lignes toutes neuves à la frénésie des grimpeurs : distribution de bons points ... de 12 mm évidemment !

Jouant et profitant de relations amicales intermédiaires, nous remercions JMC pour ces chantiers de philanthrope passionné et nous donner les noms de voies avant la parution du détail dans la prochaine mise à jour du topo (en 2010 normalement).




A droite de la "Fissure", deux nouveautés :

  • "Relève la tête" : premier départ bien à droite de la "Fissure", c'est une directe sous le surplomb déjà approché par "A visage découvert".
De la verticalité sur ce pilier, la bonne surprise d'une fissure à verrouiller dans cette première partie puis l'océan de dalles pour buter sous le surplomb noir ; une traversée vers la gauche pour le franchir et faire un relais suspendu, histoire de s'aérer le fondement .  Vient ensuite le passage clé où il faut couiner pour enchaîner ce pas assurément dans le 7 . Très bel ensemble et beau nettoyage des prises et surtout des fissures.
 
 
Après la fissure à verrous raide et aérienne, relais dans l'océan de dalles !
 
 
La cordée fulgurante de Jean et Hervé, sprinteurs des dalles granitiques !
   Traversée sous le surplomb pour le contourner et revenir se suspendre le c... dans le vide !








  • "Fier Six-Cambre" : la plus à droite, juste avant le secteur-école de voies d'une ou deux longueurs.

Jean-Michel nous livre une petite explication sur ce nom mystérieux qui éveillera la curiosité des érudits :
Peuple germanique du Ier siècle de notre ère, les Sycambres (ou Sicambres) se sont petit à petit confondus avec les Francs du premier roi à l'origine de la monarchie française : Clovis. Roi guerrier élu par ses pairs, il est devenu un roi "divin" par son baptême qui le couronne roi des Francs. Lors de ce baptême collectif avec tous ces soldats, l'évêque Rémi prononce cette phrase restée dans l'Histoire : "Courbe la tête fier Sycambre ! Adore ce que tu as brûlé et brûle ce que tu a adoré".
Pour JMC, la tribu des "Six-Cambre" devient celle de célèbres alpinistes avant l'heure qui passaient couramment le 6 ...


Deux petits surplombs à franchir grâce au concours volontaire de frêles pins taillés en échelle (resteront-ils longtemps en place ? Ayez le pied léger pour ne pas casser les branches !). La difficulté s'installe dans le 6ème degré avec des originalités comme le dièdre en adhérence de L5 avide de petits pas et de mouvements patients, la longeur clé de L6 (les visiteurs en manque de repère sueront sang et eau pour sortir ce pilier dalleux et ces blocages athlétiques : 6c ?).
C'est une belle voie plus facile que sa voisine de gauche : 6a obligatoire ?



Gilles Crespi, un habitué d'Ailefroide et des expéditions avec Mister Cambon dans L3. Admirez au premier plan les réservoirs de terre évidés et offerts comme prises béantes aux grimpeurs fébriles.
 Le développement durable passe aussi par le renforcement préventif de gros blocs : ici, une belle tige goujonnée pour fixer le rocher !  
Jonction herbo-dalleuse en L4



 Le père Crespi dans L6 frôle l'enchainement de la longueur clé. A deux pas de la fin, le réflexe du montagnard le jette sur la dernière dégaine.
Dommage
 Un point rose dans le coin gauche : c'est la silhouette dévêtue d'Hervé dans la voisine "Relève la tête".



Ces nouvelles voies renouvellent l'intérêt déjà important pour la Paroi de la Fissure. Merci Jean-Michel !
Toutes les nouveautés plus ou moins connues seront à découvrir courant 2010 dans la dernière édition du topo ...






    
 
 
 

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 13:24




Flash spécial :

Réalisé sur un immense panel de moins de 10 enfants représentatifs des grimpeurs en herbe campant cet été à Ailefroide, un sondage exclusif livre ses résultats sans appel  :
La jeunesse plébiscite le bloc, ses efforts courts et intenses pour un plaisir immédiat, tout en reposant les pieds très vite sur le sol ferme .
"La couenne ? Ouais à la rigueur pour cocher un 7a ; les grandes voies, quelle horreur, trop long, trop ch... mais le bloc, oui, y a k'ça !"






 



Alors, avant de descendre à la piscine de l'Argentière La Bessée ou de pédaler à fond sur les chemins du camping, il est possible de faire un raid vers les blocs du parking puis sous les arbres pour moins suinter au soleil.
C'est l'occasion aussi de se régler avant le prochain T.A.B. ...




 

Attention à la prise main gauche qui se fragilise !



 
 
 





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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 11:23


Dans le pré du camping d'Ailefroide, l'oisiveté s'insinue insidieusement jour après jour . La frénésie de grimper ou de courir partout est moins forte chaque matin, surtout après une semaine à ce régime.
Alors quand vient le moment de poser la question sur le programme de la matinée lors du petit déjeuner : "on va faire une grande voie ?", les réponses évasives se disputent aux refus clairs et nets.
Poussant le tour de table jusqu'à la plaisanterie vers les plus jeunes des campeurs, l'espoir jaillit de Lucas, du haut de ses 9 ans, qui acquiesce avec aplomb et détermination.
Un regard vers ses parents qui n'oppose aucun veto et l'affaire est entendue : pour grimper, OK ! Pour assurer , OK seulement s'il n'y a pas de chute à enrayer , surtout d'une masse largement supérieure à 70 kg . Seuls les rappels ne sont pas encore assimiler.
Dans l'intervalle, un grimpeur plein d'expérience (le solide Gilles) vient s'ajouter à l'équipe et donc, assurer la part manip' et ... bonne humeur.
Direction la paroi de la Draye en vertue de sa sortie à la cool sur le chemin pour descendre à pied, de ses nombreuses échapées pour s'arrêter quand on veut.


Approche express en VTT pour dérouiller les cuisses avant d'errer longuement au pied de la falaise à la recherche d'une voie libre.
Evidemment, à 12h, toutes les cordées du camping sont déjà actives et les processions ainsi formées rivalisent dans chaque ligne facile de la Draye : "Chaud Biz", "Two Hot Men", "Remonte-pente direct".

Finalement avec seulement 3 cordées visibles et déjà à deux longueurs au-dessus du sol, le choix se porte sur "Two Hot Men", une grande voie de l'infatigable Jean-Michel Cambon qui en rallongeant la voie initiale "One Man Chaud" a doublé aussi le nom de celle-ci.

Sur ce pan droit de la face, le style est à la dalle couchée avec quelques passages plus fissurés dans des portions  presque verticales : 6a max, 5c obligatoire, 180 mètres.





  En L1, comparatif entre le "jeune pousse" et le "vieux lion". 



Sur la dalle, Lucas court littéralement sur le granit. Une inquiétude quant au passage à bras ? Aucune ! Le poids plume s'envole et ne s'embarrasse pas d'une quelconque éthique sportive à l'approche d'une dégaine : saisie à deux mains pour se relancer encore plus vite.
A ce rythme effréné, c'est Gilles qui risque l'essoufflement .



   



Dans le premier ressaut, la voie serpente en 4 longueurs entre dalles et fissures .
L'inattention peut faire dévier de la bonne trajectoire en fin de deuxième longueur vers le relais perché à droite de "Chaud chichon". Le relais de "Two Hot Men" est caché sur la gauche de L2.

Une courte liaison dans les arbres (première échappatoire possible) mène au pied du deuxième ressaut pour deux longueurs de dalle sombre : adhérence maximum !

Alors que la jonction avec les cordées précédentes s'opère, quelques exclamations admiratives jaillissent et félicitent le brillant Lucas de son aisance sur le rocher.



Au relais, la communication inter-générationnelle avec Gilles fait feu de tous bois dans des réparties savoureuses.
 




Après la seconde vire, le dernier ressaut doit être vite avalé même avec une longueur de 6a traversant le long d'une fissure (une lecture attentive sera récompensée d'un bac caché loin à droite ).
A 9 ans, on peut avoir de l'enthousiasme pour grimper mais il ne faudrait pas trop que ça dure ; la patience a des limites tout de même.





 La course pour arriver le premier au sommet !
 


A la sortie, les gâteaux sont bien mérités et la descente sur le sentier de la Draye offre de beaux points de vues.
2h30 d'escalade sympa !



Bilan et conseils :

Une cordée de trois avec un enfant de moins de 10 ans est l'idéal pour assurer convenablement (à partir de 11 ans, ils peuvent assurer seuls dans une voie facile où l'adulte n'ira pas risqué une chute ).
"Two Hot Men" est une voie bien adaptée pour grimper avec les enfants : peu de difficulté physique, bon équipement, échappatoires possibles. Attention, aux nombres de longueurs !
Comme pour toute activité continue et parfois monotone, 2h est une durée limite. Au-delà, l'envie est émoussée et il faut trouver des animations distinctes : un bon blagueur comme Gilles par exemple .









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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 09:36




A l'instar des troupeaux transhumant en altitude vers de plus verts paturages, les grimpeurs phocéens prennent leurs quartiers dans les étendues rafraichies de l'Alpe. Pour un mois, deux semaines ou juste un week-end, nombreux se dirigent vers le camping d'Ailefroide, bastion des marseillais, toulonnais et autres aixois.




  Au fond de la vallée, dans la forêt gît le camping d'Ailefroide, minuscule pré vu de celui de Mme Carle.
Dominant le camping, la célèbre paroi de la Fissure est ridicule de taille malgré ses 250 mètres minimum de haut et celle de la Draye (à gauche) ne paie pas de mine. Pourtant, c'est le lieu couru des grandes voies clé en main du Père Cambon.



Perpétuant les bonnes méthodes traditionnelles et effrayé par la vue de "pointe en inox" (aiguille trop fine pour être un piton ) dont abuserait certains sports à deux roues, l'escaladeur vient prendre le frais et accessoirement produire des globules rouges. Tout bénéfice est bon à prendre pour espérer gagner en oxygénation dans les voies contis des Toits ou préparer un triathlon longue distance vers l'Alpe d'Huez .




Mêmes les plus jeunes apprécient le séjour : moins de surveillance des parents, plein de copains, copines, ...



  Sous l'oeil du Glacier Blanc, toujours là malgré sa fonte inéluctable !


Le programme du séjour est centré sur l'escalade sous toutes ses formes mais aussi, le vélo, la marche sur glacier, la baignade et les soirées grillades ...

 
 
 
 


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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 13:41




Ce mercredi 22 juillet 2009 après-midi, une odeur acre envahit Marseille. Aucun doute, ce parfum tenace de fumées, de bois brulés indique qu'un incendie s'est déclaré dans les collines voisines.
Le regard inquiet fouille les environs  : au nord, une colonne de fumée s'étend au delà de l'Estaque. Mais finalement, c'est à l'opposé que le danger s'étend.
Démarrant du camp militaire de Carpiagne, une manoeuvre aurait mal tournée et les balles traçantes des militaires seraient à l'origine de l'embrasement de la garrigue ultra-sèche.
Les moyens terrestres et aériens sont mis en oeuvre pour limiter la propagation des flammes mais le vent fort n'est pas de cet avis.
Dans la soirée, le front de l'incendie s'est considérablement étendu et les évacuations commencent aux Trois Ponts, puis dans tous les quartiers en bordure jusqu'à La Panouse et La Rouvière. Une nuit d'angoisse pour les habitants qui quittent leurs maisons peut-être pour la dernière fois ...


Dans la nuit, le feu détruit le Parc des Bruyères, le mont Rouvière et jusqu'à la Muraille de Chine.


Bilan après l'extinction du sinistre : 1070 hectares brulés !
Un terrain immense pour les amoureux de la nature (mais une paille par rapport aux incendies de Grèce ou de Californie et même par rapport au triste incendie de la Sainte Victoire il y a 20 ans) !
La nature va remettre du temps pour reprendre ces droits et les travaux de stabilisation des sols vont démarrer rapidement pour l'ONF et l'armée.

Quelques articles de La Provence :
Le récit et les questions posées par ce sinistre.



 
 
 
 


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