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Bienvenue sur le blog de la Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral !

Marseillais, Aixois, Aubagnais, Ciotadens, quelque soit l'origine, nous sommes tous animés par la même passion de l'escalade libre. Les articles traiteront principalement des sorties en rocher avec des photos et encore des photos.

Puisqu'il y a du soleil toute l'année en Provence et que nous sommes heureux d'y vivre, c'est évidemment nos belles falaises du sud qui sont visitées régulièrement.

Et puisque le centre du monde vertical est à Marseille, les Calanques et toutes les falaises phocéennes seront à l'honneur. En amoureux transi du rocher, nous irons même jeter un oeil hors de nos frontières ...

La C.M.E.L., c'est aussi une association qui cherche à aménager notre environnement pour la pratique de notre sport favori (Clean Up Day de La Ciotat). Le blog permettra d'en rendre compte.

Bonne lecture à tous les grimpeurs internautes !!!

 

  

P.S. :

Pardonnez une facheuse tendance à laisser le retard s'accumuler dans la publication des articles !

Mais la description d'une voie ou d'un secteur est relativement intemporelle ... peu importe la date d'édition !

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Contacts C.M.E.L.

Pour toutes demandes d'informations, questions et autres, vous pouvez contacter (remplacer les mots en majuscules : AROBASE, POINT, par leur symbole) : 

 

  • Olivier Didon par mail : didon POINT olivier AROBASE gmail POINT com

                                     ou par téléphone : 06 19 14 01 01

  • Jean-Philippe Dalbavie par mail : jeanphi.dalbavie AROBASE wanadoo POINT fr

                                  ou par téléphone : 06 09 89 64 91

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La Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral vous offre ses services pour un encadrement en escalade, canyon, via ferrata, parcours accrobatique. Retrouvez le détail des prestations de "nos professionnels au service de votre passion" sur la page dédiée aux moniteurs C.M.E.L. 

 


 

  Saison 2012/2013 : compétition "Blocs qu'on teste" ouverte à tous. Rendez-vous mensuels les vendredis soirs à partir de 19h (le calendrier sur la page Compétition)  à Bloc Session de La Ciotat et finale en avril !


Les autres salles de la région sur la page des salles d'escalade phocéennes.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 


 

Quelques soient les opinions quant au choix du système de protection, le Parc National des Calanques est bien là (signature officielle en avril 2012).


La place des activités douce de pleine nature comme l'escalade est défendue par l'association "Des Calanques et des Hommes". Historique des actions depuis 2009 sur la page "Avenir de l'escalade dans le Parc National des Calanques".
 


 

 


 

 

 


 

28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 11:01


L'exploration récente de ce site du vallon des Escourtines nous a prouvé sa destination logique et prioritaire pour les chaudes journées avec son orientation nord-est et l'ombre bénéfique qui y est associée.
Alors que la météo s'annonce chargée en précipitation, une nouvelle visite impromptue dévoile une autre facette intéressante du Mont Wu Tang : l'escalade à l'abri en cas d'averse dense.



A l'arrivée, le ciel bleu est encore de la partie et le mur de gauche accueille un échauffement approprié en montant crescendo dans le 6.

  La voie la plus à gauche en traversée sur une fissure horizontale ... 6a ?P1120239rec reg red comp
P1120249rec reg red comp
Les dégaines imperceptibles jalonnent l'itinéraire naturel de ce 6b. Jean n'a plus qu'à suivre ce fil d'Ariane imaginaire.
P1120246rec reg red compGuillaume croise dans ce départ bloc au caractère athlétique : une fermeture de bras et c'est passé ! Environ 6a+ ?



A peine colonisé de gris diffus, la noirceur des nuages déboule dangereusement des crêtes et annonce un proche avenir bien humide.

Sans surprise, la douche déverse son torrent sur le pauvre Jean, chargé de récupérer les dégaines encore en place.
La course pour rejoindre le dévers laisse la cordée trempée au 2ème degré (à travers sweat et tee-shirt) .


 P1120250rec reg red comp
Passage technique dans ce 6b+ avant que les trombes d'eau n'anéantissent la moindre tentative d'enchainement.
 P1120252rec reg red comp
Jean s'empresse d'atteindre le relais pour déguerpir au plus vite de cette douche forcée.
P1120260rec reg red comp  P1120261rec reg red comp
Vite, la descente à l'étage inférieur à l'abri du dévers ...



Devant un tel déluge, la séance s'achèverait piteusement. C'est sans compter sur la morphologie de la falaise qui s'est adjoint un miraculeux bombé en guise de parapluie.
Le dévers est sans concession et c'est dans le 7 minimum qu'il faut taper pour poursuivre. Travailler une voie devient une obligation.
"Impact" occupe la ligne naturelle évidente qui traverse sur une strate continue puis remonte après un pas bloc par un  7a avec une arrivée au relais mouillée. Le tout pour un bon 7b+.
Parfait pour se farcir à tour de rôle en avançant les dégaines de plus en plus haut.



P1120263rec reg red comp  P1120269rec reg red comp P1120271rec reg red





En résumé, le Mont Wu Tang sera une destination d'été mais aussi pour les jours orageux.

Attention, le lendemain de la pluie, les coulées et autres résurgences prennent leurs quartiers et rendent les "projets besogneux" complétement inopérants.


 
 






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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 13:51


Une nouvelle chronique de Vincent sur une course routière classique du Jura :





20 septembre 2009 - Pontalier :  la Transroller  , 34 km de roller sur les routes vallonées du Doubs à destination du village de Mouthe, arrivée de la mythique Transjurassienne (pour les fondeurs hivernaux).



DSC01060rec reg red comp  9ème participation pour ma part (toutes les éditions). Je commence à connaître la musique, mais finalement je vais faire encore plus ample connaissance avec le goudron ...

  Grâce à Re....a, je me présente avec un rhume qui ne laisse presque plus passer l'air dans mes poumons ...
La route est moitié mouillée, moitié sèche. Dilemme sur le choix des roues ! Mais finalement je reste sur mes pneus secs ce qui semble être le meilleur choix.

Départ prudent cette fois-ci. Je me laisse emmener par les groupes qui se font et se défont dans les premiers kilomètres.
Sortie de Pontarlier : ça y est, on roule bien. Bon groupe d'environ 40 coureurs.
Je reste un peu à l'arrière pour essayer de faire le minimum d'effort mais ça fait un peu l'élastique, ça frotte pas mal et là : C'EST LE DRAME !!!  
Je vois le gars juste devant moi qui s'effondre comme les Tours Jumelles de Manhattan. En un instant, je le vois glisser sur le dos juste devant mes pieds et je réalise que je vais aller voir le goudron d'un peu plus prêt ! Et hop, je chute, bing bang bong, badaboum, tel un spécialiste à la Eddy Cannelle bien lancé, je roule sur l'épaule puis sur le dos et deux gars en font de même et m'atterrissent dessus.  
Bien ! Bravo ! Tout va donc pour le mieux. Je me relève vite en constatant que tout le monde est déjà reparti. En fait, ils doivent avoir l'habitude de tomber ces mecs ! Le coude saigne mais c'est pas la cata !
Je repars. C'est le bazar !
Le groupe est 150 mètres devant et entre deux, quelques gars à la dérive.
Je remonte vite mais ça pète devant et je me retrouve dans le 2ème morceau. Je laisse rouler les autres pour me refaire la cerise mais on ne revient pas franchement sur la tête. Quelques kilomètres passent et dans une bosse, on est deux à accélérer pour revenir sur le groupe de tête.
Je profite de l'aide du gars puis il coince. Alors je donne tout et reprend le groupe en arrivant vers le lac de St Point.



Ouf ! Je suis un peu sec. Je suis à l'arrière et on doit souvent combler quelques trous. 
Bon, finalement ça va mieux. Sauf que sur ce parcours vallonné, je me fais mettre 10 mètres dans chaque descente.
A l'approche de la côte du Brey, le groupe s'étire et je suis pas au mieux à l'arrière. Ca part devant !!! 5 mecs !
Je suis trop loin et bientôt dans le rouge. Je remonte au mieux et bascule en haut avec 50 m de retard sur la tête. Rapidement un groupe de 4/5 se forme puis se déforme au gré des relais désordonné. Je motive les gars mais je suis sec. L'un m'énerve : il veut pas rouler, je l'engueule, il me dit "j'ai un gars devant..." !!!??!!??? ... Rien à foutre ! On n'est pas au Tour de France  : "t'as pas intérêt à sprinter co... !" C'est quoi ces gars qui roulent pas. On n'est même pas avec les Elites et parce qu'il a un pote devant, il roule pas ???
  Bon finalement, voilà le clocher de Mouthe et le groupe de derrière menace. Il faut se remettre à l'ouvrage. Dans le village, on retrouve une route mouillée où la prudence est de rigueur. On est alors 5 à 500 m de l'arrivée. Malheureusement, il me manque des forces pour passer quelques gars : je finis dernier du groupe.
 
Au bilan : 10ème place cette année (15ème en 2008), en 59'36 pour 34 km. Meilleur temps, meilleure place, donc content malgré cette chute qui me laisse quelques steacks en souvenir ... enfin, ça fait partie du jeu !  Y'a moyen de faire mieux, l'année prochaine j'espère !

 
L'attraction terrestre me réserve encore quelques facéties. Dès le lendemain, jour de récup' pourtant, une impossibilité de déclipper en VTT et rebelotte, me voilà à terre. De nouveau quelques bosses sur mon corps déjà meurtri !!! 
Ca c'est fait !



 
   Vins' l'équilibriste




PS : vivement la neige, ça fait moins mal .

 
 
 
 

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 20:27


 
 

A quoi juge-t-on du succès d'une grande voie ?

A la file d'attente au pied par une belle journée ensoleillée ? Au bouche-à-oreille valorisant qui circule dans les vestiaires des salles phocéennes ? Aux exclamations flatteuses lues sur les sites spécialisés du Web ? A l'itinéraire fléché par les traces blanches des passages successifs ?

Sans doute un mélange parcimonieux de ces critères, auxquels on peut rajouter celui étonné de l'équipeur, qui découvre un vrai sentier à la sortie de la voie pour rejoindre le tracé jaune (alors qu'à l'origine, bartasses et écorchures étaient de mise).



P1080893rec reg trace red comp P1080895rec reg red comp "Ici, les pierres tombent vers le haut" dit la légende du panneau !

P1080968rec reg red comp




"Roule-galet" est une classique du Grand Draïoun au même titre que "La loi du chaos" ou encore "Galet-Jade".

Caracrétéristiques générales : 150 mètres - 6a obligatoire - 6c max et A0.
Toutes les informations précises sont sur le topo Fenouil/Tassan.


C'est généralement par ces voies que les cordées intimidées viennent faire leur apprentissage de cette paroi déconcertante.
Empreint d'une réputation branlante qui l'a protégée pendant des décennies, cette falaise mille-feuilles demande une expérience minimum. Le premier couenneux venu pestera contre les prises qui cassent, le nettoyage sommaire et l'itinéraire tarabiscoté.
 "Grimpeur en manque d'expérience des grandes voies sauvages, ce n'est pas ici que tu feras ton initiation. Commence déjà par les calcaires compacts des Calanques avant de finaliser par l'épreuve finale ici."

L'équipement en scellements est certes serré mais c'est essentiellement pour éviter de retomber trop bas si une prise s'arrache malencontreusement de son support et pour franchir les pas les plus coriaces.
Ce fait ne doit pas masquer que l'escalade ici demande attention et prudence. Par conséquent, le casque parait obligatoire. L'humilité coinduira à viser des objectifs où l'aisance débouchera sur le plus grand plaisir : en clair, un cran en-dessous de votre niveau max (au début en tous cas) !

Question logistique : le confort d'un équipement rassurant s'accompagne d'une "caisse" de dégaines : prévoir 15 dégaines si on mousquetonne tout ou les 12 habituelles si on récupère au fur et à mesure les points rapprochés.



Le soleil n'arrive sur cette face sud-sud-ouest que vers 12h. Les meilleures conditions seront donc l'après-midi pour l'hiver et le matin pour l'été.
Les vents (Est et Mistral) sont atténués mais passent quand même surtout en s'approchant de la crête où ça souffle bien plus qu'au pied. L'anorak peut être un allié utile ... (les photos d'archives d'un hiver proche publiées dans cet article en sont la preuve).




Chaque longueur apporte son lot de surprise et certaines marqueront les esprits :

  • Le dièdre de L1 en grès "cuit" avec des couleurs d'une chaleur réconfortante quand le soleil est encore timide au travers des nuages.



P1080902rec reg red compL1 : un pas très bloc au départ puis un joli dièdre. P1080904rec reg red comp P1080907rec reg red compL2 : avant de sortir par la lunule à taille humaine, les galettes calcaires sont autant de bacs dans cette longueur déversante.



  • La traversée dans les galettes géantes du dévers calcaire de L2, sa lucarne fermée d'un bras colossal, sorte de barre de traction servant au fan de Patrick Edlinger à le singer en se pendant sur un bras, les pieds dans le vide.





P1080913rec reg red comp P1080923rec reg red comp Au relais après L3, vue sur Cassis et Port-Miou.








  • La traversée en L4 : le grès compact et beige devient friable, blanc et plus fissuré dans la seconde partie. L'assureur trouvera une bonne position pour immortaliser la longueur.

 

P1080928rec reg red comp  P1080943rec reg red comp P1080955rec reg red comp L5 : le père Crespi exulte sur son piédestal





P1080963rec reg red comp

En L6, on retrouve les galets du poudingue ... roule-t-il comme le suggère le nom de la voie ?
Pas vraiment, les passages des cordées ont bien nettoyé la longueur.
Pour compenser la fragilité de ce support, les scellements sont posés en double : fréquence double avec plus de points et double taille pour ancrer plus profondément. Impeccable !
Vient ensuite le bombé qui se franchit par une partie d'artif' en A0 (un étrier facilitera la tâche). Dommage pour l'homogénéïté de l'escalade en libre, mais ça fait réviser ses gammes

 P1080980rec reg red comp
P1080988rec reg red comp





La sortie au sommet se fait par une très belle longueur (L8) qui retrouve le grès raide après une dizaine de mètres sur de gros galets.







P1080995rec reg red comp  P1080999rec reg red comp




La fréquentation est un jugement sans appel : oui, "Roule-galet" est une superbe voie. Le titre de classique est bien mérité.

Plaisir et dépaysement garanti !



 
 
 




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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 13:03



Dans ces belles journées de fin d'été, les conditions sont excellentes pour aller grimper sous d'autres cieux.

En arrivant à Venasque, le nouveau secteur à gauche de St Pierre est encore vide mais pas pour longtemps : parfois, la conjonction de phénomènes fait murir la même idée dans l'esprit d'un petit groupe de personne ayant les mêmes objectifs.
On le constate souvent en falaise : un site d'habitude désert va se remplir de façon inexpliqué un jour donné comme si tout le monde s'était passé le mot.

Ici, l'ensoleillement, la douceur du cadre et surtout l'attrait de la nouveauté sont sûrement les arguments expliquant cette affluence.



 DSCN3964rec reg red comp
Le village perché de Venasque sous l'oeil du Géant de Provence !
  Le secteur classique de St Pierre (à gauche en descendant depuis le parking) : DSCN3974reg red comp
 DSCN3970rec reg trace red comp
Des cairns, des murets, tout est mis en oeuvre pour bien délimiter le sentier et ne pas perdre le grimpeur en route. Aucune raison de s'écarter du droit chemin !
Une communication claire, précise et affichée en nombre conséquent du parking jusque sur le site lui-même : impossible de manquer ses recommandations et donc de ne pas les appliquer !DSCN3967rec reg red comp




L'accès est des plus simple : sur le plateau, rejoindre le parking classique du secteur St Pierre (sur la route D247 entre Venasque et Le Beaucet, prendre la piste en cailloux).
Des panneaux rappellent les règles de bonne conduite : bien se garer sur le parking (et pas sur le chemin ou en bord de vignes), respecter les propriétés, n'emprunter que le sentier officiel, pas de feu, ramener tous ses déchets et ne pas bivouaquer.
Le sentier bien cairné descend vers une gorge qu'on désescalade facilement (sauf pour les chiens effrayés ; n'est-ce pas Samy ). Le secteur St Pierre est sur votre gauche en descendant alors que le nouveau secteur est à droite.

Il est facile de le reconnaitre avec son plafond soutenu par de beaux murs de pierre .




 DSCN4025rec reg red comp DSCN3978rec reg red comp




A Venasque, on encourage les néo-visiteurs à se familiariser avec le style particulier sous peine d'exploser ses avants-bras.
En effet, la molasse locale a une structure légèrement différente de celle de Buoux : dans le rocher blanc, des galettes à saisir en tendu ou à pincer avec le pouce mais aussi des plats (pas évident à bien tenir surtout dans le rocher gris).
La continuité est mise en avant et les "bouteilles" sont la sanction pour les impatients et les frénétiques de l'arquée.




P1120030rec reg red comp
Echange non verbal explicite entre Guillaume et Samy, le labrador en position polie de demande.
  Arnaud à l'échauffement dans ce beau 5c : technique en bas puis sortie un peu plus physiqueDSCN3980rec reg red comp DSCN3983reg red compDéjà un crux à la première dégaine dans ce 6a+ ! Extension complète !





Une première vague d'équipement s'est fait sur le mur tout à gauche du dévers dont la liste des voies se trouve sur cette page de CampToCamp.
Pour la suite, Pierre Duret et ses amis ont poursuivi avec le dévers et le mur de droite. Au total, une quarantaine de voies parfaitement équipées en scellements !
On apprécie les petits plus comme les dégaines sur maillons rapides laissées à demeure : elles permettent de ne pas penduler et racler sa corde quand on retire les dégaines.


Après la voie "Tarzan", Guillaume, notre source locale, nous dicte les voies de gauche à droite :
Dans le plafond :
? 8a
? 7c (croise la précédente)

Au départ du mur de pierres (les plus belles voies) :
"Pierre sèche" 7b
"New time" 7a+ (si on reste sur le pilier sommital) 7a au plus facile.
? 7a
"Terapiraté" 7a
"No tuffas route" 6c
"Hibou joujou caillou" 6b+

Dans le rocher gris :
? 6b+
? 6b+
"La commission"  6a+ (un pas très bloc)
? 5c

Après le dièdre :
? 6b
? 6a
? 5c
? 6a+
En départ commun :
? 6a+
? 6a

Ensuite, il y a encore quelques voies en 7 (7a/a+ ??) dans la fin du mur.



Les habitués de Buoux (par exemple) trouveront ces cotations un peu commerciales surtout quand on a la fibre adaptée à la conti'.
Profitons-en ! C'est l'occasion de se faire plaisir avec quelques perfs à vue !





Toutes les voies démarrant sur le mur de pierres sont recommandées : superbes prises, grain agréable, continuité homogène, un régal !DSCN3999rec reg red comp

DSCN4002rec reg red comp
DSCN4008rec reg red comp"Hibou, Joujou, Caillou" 6b+ : pour se donner confiance avant d'attaquer plus costaud à sa gauche.

DSCN4004rec reg red comp







DSCN4012rec reg red comp  DSCN4017rec reg red compPetit 7a pour les locaux, 6c/6c+ pour les puristes  mais super classe pour tout le monde  !
DSCN4016rec reg red comp



L'ombre des arbres au pied des voies ne suffira pas lorsque le soleil est brulant. La mi-saison est la plus propice pour  fréquenter les lieux.




  Grand succès dans ces voies !DSCN4020rec reg red comp   Même les plus anciens se font plaisir ici ! Claude en action !DSCN4021rec reg red comp   Une main tendue vers l'aventure DSCN4000rec reg red
DSCN4029rec reg red comp   "Pierre sèche" 7b : un départ en tirant à la corde pour ne pas effriter le mur de pierres puis une section où l'usage précis du talon est obligatoire. Quelques mouvements pour entamer les bras avant le rétablissement. DSCN4031rec reg red comp L'envolée sur le pilier aérien teste le peu de jus qu'il reste aux froussards : assez et c'est le relais ou trop peu et c'est le squat point par point.DSCN4032rec reg red comp





Ce nouveau secteur est vraiment un bijou de Venasque.


La nuit venue, la falaise tient encore en émoi les grimpeurs les plus épris de ce rocher magique. Sur les conseils de Guillaume, une dernière série dans la fissure déversante de "Mouv' extrême", sonne le glas de cette visite euphorique. Au pied de la gorge d'accès, ce 6b de pure continuité sur grosses prises (un peu humide) est assailli aux lueurs des frontales stroboscopiques.


Sur le chemin, une promesse retentit : revenir !

 
 
 
 

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 12:10

Pour le renouveau du triathlon de Marseille en 2009 avec un tracé autour de l'Estaque, les clubs marseillais de triathlon sont mis à contribution pour l'organisation.

Au sein des Sardines, on retrouve Gilles Bernard, une figure emblématique de l'escalade phocéeenne dont l'énergie et le sens de l'organisation ont laissé un vide incommensurable au CD13 FFME depuis son départ vers cette nouvelle passion .

Avec sa rigueur habituelle et son soucis du moindre détail, il gère le circuit vélo pour lequel le "drafting" est autorisé (regroupement en peloton et phénomène d'aspiration ...).
Pour cela, il active son réseau d'amis grimpeurs afin d'encadrer les triathlètes sur la route et prévenir des dangers potentiels (virages, changements de direction, croisements, ralentissements). Vêtu de son tee-shirt flashy, repérable à 200 mètres , chacun a sa feuille personnalisée avec son poste marqué sur un plan et son action préventive à assurer.



 P1120032rec reg red comp  P1120043rec reg red comp
 P1120034rec reg red comp
Sur la plage de l'Estaque, le soleil levant éclaire quelques visages bien connus : Hervé (l'ami de 30 ans), André (le grand frère), Georges (tiré du lit ?? ).
 Un réflexe ? ... Ca se grimpe ? ... P1120039rec reg red comp


Pas le temps de prendre une photo pendant la course tant les coureurs se suivent sans discontinuer et à 13h, le triathlon, catégorie Sprint, est déjà bouclé : pas un seul incident !
Une réussite (pour le vélo) signée Gillou ! Evidemment ! 

 
 
 
 



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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 08:40



 
 
 

Ouverture de la chasse dans les Bouches du Rhône : à partir du 13 septembre 2009.
Prudence dans le choix de vos sorties en milieu boisé !!!



 
 

 
 
 

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 10:49


Parmi les voies modernes popularisées par le dernier topo Fenouil/Tassan, "Mathusalem" se confirme comme une grande classique du secteur du Pendule sous le Sémaphore, au même titre que "Deux vauriens et trois canailles" du prolifique tandem Dupaquis/Fenouil et de leurs amis. Il n'y a pas de mystère : l'affluence plébiscite ces deux voies.

L'équipement rassurant (en goujons et plaquettes) et surtout la difficulté ne dépassant pas le 6a+, en font un choix privilégié pour les cordées effrayées à l'idée de buter en plein milieu.
Pour celle-ci comme pour ses comparses "soubeyranniennes", pas de danger de ce côté car l'équipement a été pensé pour grimper tranquillement sans passage obligatoire insurmontable ; pour cette voie, ce sera 5c obligé.

L'escalade est jolie sans être la plus resplendissante de la falaise. Elle a l'avantage de mettre déjà l'eau à la bouche et le goût de revenir en tester d'autres.
Le voyage est très pittoresque avec quelques rencontres marquantes : le boyau en L3, le faufilement entre les branches du genévrier "fossilisé" et l'artif' gazeux.
L'un des plus courts du secteur, l'itinéraire serpente en 6 (ou 5) petites longueurs et peut se faire allégrement lors des après-midis tronquées d'hiver pour profiter du soleil de cette face sud-ouest (préférez le matin en été).

 




Dès la descente, le premier rappel au-dessus du cirque du 14 Juillet, entre deux lames parallèles, franchit les portes d'un autre monde. Celui de l'évasion et du dépaysement !

P1090073rec reg red comp
La première longueur (6a+) est bien technique et réclame quelques arquées bien senties. Echauffez bien vos extrémités avant de démarrer.

P1090085rec reg red comp 





En L2, la difficulté est à peine plus simple : 6a.P1090086rec reg red comp L3 et son boyau ludique : un tunnel vers l'imaginaire ?P1090092rec reg red comp  P1090098rec reg red comp 







Les locataires des falaises sont blasés mais pas le grimpeur : superbe vue panoramique sur les Calanques au loin et le fameux genévrier de "Mathusalem".P1090104reg red comp  Solidement arrimé par des câbles, aucune inquiétude quant à sa chute éventuelle. Ne pas casser les branches en traversant dans L4 !P1090102rec reg red comp
P1090097rec reg red comp







On peut combiner la traversée au travers de l'arbre avec L5 et son court passage d'artif (ou 7b en libre) mais il faut bien gérer le tirage et on perd le bénéfice d'une belle photo-souvenir au travers du "fossile".P1090108rec reg red comp  L6 : belle longueur homogène en 6a.
P1090114rec reg red comp




La sortie traverse une coulée naturelle entre les buissons : rocher facile mais vite glissant après une averse (corde fixe ; si elle n'est pas embarquée par de grossiers personnages ).

Les vents dominants (mistral et Est) sont atténués dans ces falaises mais les rafales et de bons courants d'air passent encore. Elles ne peuvent donc être cataloguées comme abritées. Si le vent est léger, il ne sera pas gênant et vous pourrez grimper en tee-shirt même l'hiver.



La proximité d'autres voies permet d'observer les cordées voisines en action et d'envisager quelques projets comme dans "Sables émouvants" et "Bienvenue chez Damoclès" (photos ci-dessous).



 P1090078rec reg red comp P1090082red red comp




 
 Bonne excursion  !
 
 
 
 
 
 
 

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 12:42



Vincent Morlet, notre envoyé spécial dans les Trails de la saison évoque ses impressions sur une course déjà mythique : la CCC.





 
Laissez-moi revenir sur ce dernier week-end qui marquera les esprits d'au moins 2 personnes : Jérome et moi-même.
 

Revenons à l'évènement en question, à savoir le grand rendez-vous mondial des traileurs : la CCC (Courmayeur - Champex - Chamonix) 98km et 5600m d'ascension.

Je ne vous parle pas de la course des psychopathes : l'U-T-M-B ni même la Petite Trotte à Léon ...


Donc nous voilà inscrit avec Jérome Auger le Toulousain affuté comme un Kényan . Jeudi, je retire mon dossard à Chamonix où la vie tourne pendant quelques jours uniquement pour la course (arrivée consécutive de toutes les épreuves autour du Mont Blanc). Grosse organisation, salon du Trail, etc ...

Je passe le prendre à l'aéroport et on file à Saillon, camp de base valaisan. Jérome panique déjà pour son dossard qu'il faudra prendre à Courmayeur. Il panique aussi pour son sac : il pèse, sous-pèse, re-pèse ses affaires, compte, re-compte et décompte ses gels : "un coup de fouet et je me refais le cerise..." sera son expression du week-end ! 
Il a une armée de gels dans le sac ; toutes les couleurs sont là. Je lui propose quand même de prendre un bout de saucisson, du pain d'épice, de la quiche faite maison mais rien n'y fait, il décline la proposition ...

Bon, on file vendredi tôt le matin à Chamonix puis Courmayeur par les bus de l'organisation.
Dossard pour Jérome puis longue attente ; on en profite pour dormir.
Quand on se pointe sur la ligne on est bien derriere, vers la 1500ème place je pense sur 1800 coureurs.
 La pression monte sur la musique des grands évènements et le départ est donné : le coeur bat car l'ambiance est forte et on sait pas trop dans quoi on s'est embarqué.

DSC00183rec reg red comp
 DSC00187rec red comp
   Interview dans la foule avant le départ !



 
La foule, la musique grandiose, le décompte et les fauves sont lâchés !

 





Pendant 2 heures, on est dans la masse. Ca bouchonne par-ci par-là. On monte tout tranquille à Bertone,le 1ier ravito. Ca roulotte !
Jérome est pressé et il me dit : "allez on y va, tu rechargeras plus tard ton camel ..." . Alors je dis "OK, on y va !" . Je fais 100m puis je me retourne et il n'est pas là. Il a trouvé sur le ravito un truc qui lui plaisait alors il bouffe un peu ...
 

Bon, ça repart tranquille. C'est super beau et on est en pleine forme. Le rythme est vraiment cool. On est sur les bases de 23h.
La premiere descente se passe bien puis à Arnuva, on accuse un peu de retard sur le planning de 23h.



 





Alors après une bonne bouffe, Jérome repart à bloc. Je trouve qu'il monte un peu vite et au bout de 20 minutes, c'est le drame : " Ouh là ! Je crois que je suis allez un peu fort ..." .
Je le relaie mais dans la montée du Grand Col Ferret, il connaitra un coup de moins bien. Je l'attends quelques minutes en haut et il se pointe avec une triste mine et le moral à zéro :  "j'ai une  pointe au coeur depuis le Mont Blanc. J'suis limite galette ...".
Je me dis que le gars ne risque pas d'aller bien loin si déjà au 2ème col, il est mal. Mais bon, on prend le temps de se refaire la cerise : la descente se fait vraiment lentement. Jérome n'est pas bien du tout et on perd bien des places. Arrivé à La Fouly je suis décidé à partir seul. Jérome semble néanmoins avoir retrouvé quelques forces mais je décide quand même de le quitter. On aura fait 8h15 de course ensemble.
Il essaie une derniere fois de me casser une jambe en me mettant ses bâtons entre les pieds mais il échoue dans sa tentative de sabotage .
Je file alors direction Issert où je rattrape un pote. On discute 5 minutes puis je continue à bonne allure. Trop vite ?


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Voici la montée de Champex et Rebecca m'accompagne. On monte un peu vite et je sens que la course change de profil pour moi. J'étais bien tranquille mais maintenant c'est plus dur. Bon, c'est normal après 10h de course !



 




Champex = mi-parcours.

C'est le gros ravito de la course. Je prend une assiette de pasta.
J'ai deux ampoules qui viennent alors je mets un petit bout de Compeed.  Je repars avec deux sandwichs au salami et des muffins made in Rebecca.

Je vais pour repartir et qui vois-je : Jérome qui arrive 25 minutes après moi. Il a une relative bonne mine et se sent pas mal. Je discute 2 minutes et c'est le moment de repartir dans la nuit cette fois.

Je garde le débardeur mais il fait pas bien chaud. Je sors la frontale et c'est parti pour de la descente où je double encore des wagons. On attaque Bovine que je connais par coeur. Mais c'est la nuit noir ; il y a du brouillard ; je vois rien ; ça glisse et on l'impression qu'il va neiger.
Je reviens sur une miss qui monte très vite. Je me cale derriere et tout le groupe avec qui on était, lache petit à petit. Je suis sec en haut et je me pose un moment à Bovine. Je discute avec un gars qui pisse du sang. Il doit arrêter mais il ne peut pas abandonner là-haut. Le secouriste appelle un médecin pour voir un peu comment faire ... 
Je repars sans être bien au top. Je dors sur ce chemin. Je me force à ouvrir les yeux. Enfin un peu de descente, inteminable, jusqu'au col de la ForclaRebecca attend patiemment. 
Je file à Trient et je crois que là ca va mieux. Je ne m'arrête pas au ravito. De toute façon, rien ne m'intéresse comme bouffe. Je repars avec dans la main un sandwich salami que je vais manger dans les premiers lacets. 
Ensuite, je cherche dans l'obscurité deux bouts de branches qui me serviront de bâtons (j'ai fait de même à Bovine). Je trouve d'abord un superbe bâton de pèlerin, bien droit, bien rigide mais il pèse des tonnes. Je trouve enfin deux branches plus légères qui me monteront jusqu'en haut. Là, c'est le bonnet et les deux vestes que je mets pour franchir le Catogne et descendre sur Vallorcine.
Je me bats contre l'endormissement pour aller jusqu'à Vallorcine où je me jure de faire un petit somme pour finir un peu éveillé. On sent alors gentiment que l'on va atteindre le bout, mais il reste encore des bosses.




 




Vallorcine : la pause de 30 minutes dont 15 minutes allongé sur un banc et sur mon sac.

Pendant ce temps, y'a un gars qui tombe dans les pommes depuis le banc et s'étale de tout son poids sur le sol. Il est à l'ouest pendant quelques secondes puis reprend ses esprits et se demande ce qu'il fait allongé au sol avec un médecin autour de lui : direction la civière !


 Je me refais la cerise grâce à la sieste et après deux bons verres de coca, je repars pour en découdre avec les derniers mètres de dénivelé : d'abord le Col des Montets puis l'ascension à la Tête aux vents.

La météo est très moyenne : toujours brouillard et quelques gouttes bien fraiches.
Y'a néanmoins du public dans des coins complétement perdus : "mais qu'est-ce qu'ils foutent là, ils feraient mieux d'aller se coucher ..." .
Je cherche alors encore deux bâtons mais rien ce coup-ci. Je pense à Jérome qui doit bien souffrir aussi s'il n'a pas abandonné.
Je monte comme une balle car dans mes calculs, je pense pouvoir finir en moins de 20h. Malheureusement mes calculs n'étaient plus très clairs et je me rends compte après un moment que c'est course perdue .

Je continue néanmoins sur le tempo avec un gars qui monte bien. On crame encore bien du monde. Je suis sans bâtons mais ça va bien dans cette montée qui doit etre jolie de jour par beau temps !
 On se retrouve alors toute une équipe en haut. Mais il manque toujours du dénivelé sur mon altimètre. On cherche alors dans un brouillard à couper au couteau les balises qui indiquent le chemin. Je trouve alors cette section interminable et on est bien content de trouver les contrôleurs de la te aux Vents. Ils nous annoncent : " La Flégère c'est 20 minutes ..." . Je trouve ça bizarre, mais je préfère les croire. 
Au bout de 20 minutes dans la caillasse et le brouillard, on arrive à un panneau : " La Flégère 50 minutes" ... !!!   
Ah ouais d'accord ! Les lascards, ils se sont foutus de nous ! 
Après encore 30 minutes de misère à éclairer le bout de ses pieds, enfin, on apercoit les lumieres de La Flégère ! Petite pause mais ça ne sert plus à rien de trainer là. Il ne reste plus que de la descente ! Je traine les savattes pendant un moment puis enfin la lumiere revient. 6h30 du mat' et un vieux papy (64 ans) me double et me dit "allez ! Viens ! ...".
J'hésite puis je retrotine un peu et bien m'en a pris, car je reviens sur 1 puis 2 puis encore 2 et ... etc ... jusqu'en bas où je retrouve des forces. Je finis les derniers kilomètres comme une balle et voilà enfin Chamonix qui se réveille gentiment. 


 Je me retourne dans les 200 derniers mètres pour m'assurer que Jérome ne soit pas revenu sur moi dans la dernière ligne droite et à 7h10, je passe la ligne après 21h10 de course. 421ème au scratch.

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Maintenant je peux le dire : bravo à tous ceux qui finissent cette course ! C'est vraiment dur !
Et d'autant plus bravo à Jean-Pierre Perret qui avait finit 5ème l'année dernière et à Etienne qui enchaine les UTMB et la Diagonale des Fous comme des perles ... !



 Je me remets 2 kms pour aller chercher la voiture puis à la douche !
Il y a alors une centaine de zombies qui dorment dans la salle de repos.

Je me renseigne sur Jérome. Il n'a pas abandonné.

Il vient même de passer à La Flégère et devrait arriver dans 30 minutes.

Je me poste alors dans les dernières lignes droites de Cham' pour l'accueillir et l'applaudir.

Il arrive avec une belle foulée et on voit dans ses yeux la joie et la fierté d'en avoir fini ! 


"Chapeau grand, t'es plus un furet !" 

22h44 et 666ème pour lui.
 


1800 au départ, 1200 à l'arrivée.  11h45 pour le vainqueur et 26h30 le dernier (résultats).


  J'espère que la lecture ne fut pas trop longue, mais la course l'était !

  A bientôt pour de nouvelles aventures en attendant l'UTMB 2010


     Vins'             




 
 
Photos et vidéos : Vincent Morlet.



 
 
 

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 20:06



Depuis le mois de juillet 2009, les grimpeurs peuvent trouver dans les boutiques marseillaises un nouveau topo des Calanques.
En 2004 sortait le topo fédéral qui fait toujours référence aujourd'hui. Peu de nouveautés entre temps mais beaucoup de rééquipements sur certains terrains. Ces mises à jour apparaissent dans ce "topo privé", fruit de la collaboration d'un équipeur réputé, Jean-Louis Fenouil et d'un grimpeur-éditeur amoureux du massif, Cédric Tassan. Fort de son expérience en édition de topo de VTT, il investit le monde de l'escalade.



Topo Fenouil 2009 Couverture red comp1
Topo Fenouil 2009 Rando red comp
 
Topo Fenouil 2009 grdes voies red comp





Le résultat est d'une belle qualité avec des photos de grandes définitions et très jolies, des tracés de voies sur les aquarelles de Jean-Louis et des descriptifs de voies et de randonnées qui donnent envie.
L'iconographie donne une identité à l'ensemble.

L'objectif est de toucher le plus grand nombre de lecteurs sans toutefois reproduire l'exhaustivité du topo officiel.
Le choix éditorial est orienté vers le plus grand nombre de grimpeurs (et donc d'acheteurs), c'est pourquoi, les voies sont une sélection jusqu'à 6c max en couennes et 6b obligatoire en grandes voies.
Cet avantage est aussi un inconvénient car dans certains secteurs de petites voies, il sera difficile de s'y retrouver.
Au rayon nouveautés, ce sont les grandes voies de Soubeyrannes qui sont intégrées.

Le succès sera sûrement au rendez-vous pour cet ensemble de grande qualité. Il ravira les grimpeurs de passage et satisfera le collectionneur qui possède déjà le topo officiel de 2004 (dont une révision sera en gestation dans la décennie qui s'ouvre ).




Le monde éditorial de l'escalade sera peut-être à nouveau réveillé en 2010 par l'arrivée du topo complémentaire sur la région (Escalades phocéennes).
On entend aussi parler d'un redoutable concurrent étranger qui regrouperait toutes les falaises de France ... A suivre ...

 
 



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Publié par cmel - dans Topos
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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 10:06


Retour vers Ailefroide pour une dernière news de l'été 2009.

Hervé Guigliarelli cède aux assauts motivés de son ami Gilles Crespi pour une ouverture "en bon style" dans les surplombs barrant une petite paroi sous Palavar.

Grand passionné de rocher et d'ouverture d'envergure, Gilles Crespi revient sur cet objectif et les diverses étapes préalables qui ont enfin conduit à cette ascension : 

 

 

" Contrefort brouillon ! Tour ruinée ! Aiguille gênant la vue ! Bite inutile ! Etc ... etc ..."

Comment autant de qualificatifs aussi peu gratifiants auraient-ils pu attirer des grimpeurs un jour ??...

 

C'est donc dans cette paroi bannie de tous, qu'empreint d'humilité et de discrétion (enfin, ça c'était le premier jour !), par une belle matinée d'août, je décidai (avec force coins de bois, pitons, friends et ... rups) de tenter de forcer le splendide surplomb, ignoré de tous et pourtant si attirant vu du camping.

Avec mon acolyte (un petit jeune de 35 ans pas trop expérimenté mais néanmoins sympathique ...), nous dressons notre bilan en fin de journée : 3 longueurs de fissures , ... mais pas de surplomb !

Qu'importe, ce n'est que partie remise ...

 

Pas plus d'un mois après, quel étonnement ! Des cordes fixes sont apparues !!!

Ah ?? Pour une tour qui n'intéressait personne, ... sans commentaires, ... ou 100 commentaires !?

Sont-ce des hordes de grenoblois encerclant les marseillais comme les anarchistes encerclés à Kronstadt  ?

Qu'à cela ne tienne !

 


Deuxième assaut en 2008 !

Cette fois, c'est la réunion de l'historique équipe de choc marseillaise (Crespi, Devaud, Guigliarelli).

Et toc ... ! Premier surplomb à gauche : artif classique ... 8a ... 10 mètres de dévers (oui ,oui ... c'est vrai !).

 

 



Assaut final en juillet 2009 :

 

Devant une cordée voisine, les surplombs attendent leurs conquérants.
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 Hervé, attentif aux pitonnages de l'expérimenté Gilles.DSC00063rec reg red comp
 P7302151rec reg red comp
La plus belle longueur ?
 P7302153rec reg red compRelais sous les surplombs !

 

 


Bingo ! C'est à deux (Hervé et moi) que le cœur du surplomb et la redoutable traversée qui le précède, sont vaincus avec force rafales de pitons, plombs et coins de bois, tout aussi livanossiens que mythologiques ; mais pas aussi puissant que le hurlement de joie que j'ai poussé à la sortie !

Mais si, rappelez-vous ! C'est le jour où toutes les tentes se sont déplacées d'un coup .

Et oui, avec l'adrénaline + le gros bloc visible du camping, qui a bien voulu tenir bon le temps de notre passage, ça fait des émotions à exprimer !

 

 

 

DSC00072rec reg red comp  Hervé, est-ce une tenue décente pour affronter l'aventure ?



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 La rafale de plombs pour passer dans cette fissure est à la hauteur de la prudence dans le rocher moyen.P7302167rec reg red comp  P7302182rec reg red comp

 



Pour la petite histoire : c'est en pitonnant le troisième relais que sont apparues en rappel (loin) derrière moi, tel des anges, cinq jeunes et belles blondes du CAF de Lyon. Un rêve !!

D'où le nom de la voie : "Pluie de blondes".

 

P7302157rec reg red comp DSC00065rec reg red
 DSC00071rec reg red comp

 

 


Bilan des courses : narquoisement, face aux jolies voies de spits qui les regardent, trois banderilles marseillaises trônent sur cet ilot dit "ruiné", enfin réhabilité.

 


Elle est pas belle la vie à Ailefroide ... !?


Gilles Crespi       

 

 

 

 


Photos : Gilles Crespi et Hervé Guigliarelli.

 

 
 





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