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Bienvenue sur le blog de la Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral !

Marseillais, Aixois, Aubagnais, Ciotadens, quelque soit l'origine, nous sommes tous animés par la même passion de l'escalade libre. Les articles traiteront principalement des sorties en rocher avec des photos et encore des photos.

Puisqu'il y a du soleil toute l'année en Provence et que nous sommes heureux d'y vivre, c'est évidemment nos belles falaises du sud qui sont visitées régulièrement.

Et puisque le centre du monde vertical est à Marseille, les Calanques et toutes les falaises phocéennes seront à l'honneur.

La C.M.E.L., c'est aussi une association qui cherche à aménager notre environnement pour la pratique de notre sport favori (Clean Up Day de La Ciotat). Le blog permettra d'en rendre compte.

Bonne lecture à tous les grimpeurs internautes !!!

 

 

 

Contacts C.M.E.L.

Pour toutes demandes d'informations, questions et autres, vous pouvez contacter (remplacer les mots en majuscules : AROBASE, POINT, par leur symbole) : 


  • Olivier Didon par mail : olivier POINT didon AROBASE free POINT fr
                                     ou par téléphone : 06 19 14 01 01
  • Jean-Philippe Dalbavie par mail : jeanphi.dalbavie AROBASE wanadoo POINT fr
                                  ou par téléphone : 06 09 89 64 91

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Escalade à l'estranger et dans l'Nord

Lundi 29 mai 2006

 

Céüse : LA FALAISE !

 

Le week end de l'Ascension, les filles (Fanny et Stéphanie) sont sur place depuis le jeudi pour grimper à fond.

 

 

Les CMEListes (Gwen et Olivier) accompagnés de quelques étudiants marseillais et précédés de Patrice et Mélanie les rejoignent le samedi.

17h : L'après midi décline : ce sont les parfaites conditions pour démarrer.

Direction le secteur Berlin : échauffement express dans "Comme des phoques" 6b puis direct dans "Le moustik enragé" 7a avant d'entamer "Ricoco" 7a+/7b très joli. Olivier enchaîne tranquillement.

Fin de séance dans le superbe "Zagreb" 6c continu avec encore un petit pas tout en haut !

 

Autour de nous, les grimpeurs tapent des essais de partout :

Au secteur Biographie, juste avant de tomber ! Dans "Cent patates" 7b/b+, faite à vue le lendemain par Olivier. Une ligne sensationnelle ... pour les photos mais aussi pour la grimpe !

 

Le crépuscule sur la petite Céüse ! Au camping, les frontales illuminent vaguement les assiettes de pâtes et le Bourgogne.

Dimanche : pas d'empressement, la falaise est au soleil jusqu'à 15h. Petit déjeuner tranquille et montée sous la chaleur : les filles en ont marre (4ème ascensions pour elles).

A Berlin, tout le monde attend l'arrivée de l'ombre !

 

Un italien musculeux s'échauffe dans "Dolce vita" 8a+ ; arrêt à toutes les dégaines jusqu'à la 4ème ; descente puis départ vers d'autres projets ??!!!!?

 


 

Une grimpeuse de l'Est se lance dans "L'errance d'une passion" 7c sous les consignes de ses équipiers. La grande classe !

 

 

 

 

Au secteur Demi Lune (blindé de monde),

 

"Lapinerie" 7b !

 

Céüse est toujours aussi magique !

Un week end pareil augmente l'affluence et la falaise abritait largement plus d'une centaine de grimpeurs. Malgré l'étendue du site, tout le monde se concentre dans les mêmes secteurs (nous y compris) : Cascade, Berlin, Demi Lune !

Dommage !

Et la saison ne fait que commencer !

 

En terme de bilan des 2 jours :

Olivier fait quelques beaux à vues : "Le moustique enragé" 7a, "Ricoco" 7a+/7b, "Cent patates" 7b/b+. Le travail de "la femme noire" 7c/c+ lui laisse de belles émotions : " c'est grave engagé !".

Gwen plafonne à 6b.

Patrice en petite forme samedi, se rattrape dimanche avec un 7a et "Cent Patates", le magnifique 7b/b+.

Fanny s'envoie tranquille à vue "Super Mario" 6b. En fin de séance, les forces lui manqueront pour finir "Zagreb" 6c.

Steph' enchaîne les vols sans se décourager ; les perfs ne sont pas loin !

Pour les autres( Sabrina, Shirin, Michaël, Nicolas et Norbert), c'était la découverte du site : pas mal de 6a, 6a+ à Demi Lune !

 

 

Toute la troupe rentre sur Marseille tardivement alors que Patrice et Oliv' préfèrent décoller à l'aube plus reposé.

 

Chacun s'endormira en rêvant de ses futurs projets et pense déjà à revisiter Céüse !

 

 

 

 

Par cmel
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Mardi 26 juin 2007

 

Après une dernière fête dans l'arrière pays provençal, Olivier boucle ses valises.

Dimanche 24 juin 2007, un saut de TGV pour Paris et c'est le grand départ direction l'ouest canadien et les Logan Moutains.

 

 

 

 

 

Retrouvant sa joyeuse bande de BE passionés d'aventure, l'objectif est d'envergure :

la mythique "Fleur de Lotus", 600 mètres de rails de fissures pures sur une tour traversant les nuages !

 

Peut être la plus belle voie du monde !

 

Le seul inconvénient : l'isolement montagneux et les conditions météos.

Outre les tours de garde pour éviter l'approche inopportune d'un grizzly, tous les jours, il faut se lever à 3 heures pour observer le ciel et décider du départ ou non ;  une attente du bon créneau qui peut prendre des semaines ! Patience de rigueur !  Heureusement, il y a des blocs autour pour garder la frite. Et en bon provençal, Olivier saura bien improviser un concours de pétanque ;-))))

Aux cours de ses pérénigrations internationales, Olivier s'est bati une appréciable expérience de l'escalade sur friends et s'est forgé de solides amitiés autour des parois aventureuses de Wadi Rum.

C'est donc accompagné de Pat', Pierrot et Séb' que l'expédition s'est organisée ; tous BE escalade et avides de libre en terrain d'aventure. Il n'y a pas que les guides pour manier les Camalots ;;;-))) Encore un à priori qui en prend un coup !

 

Stéfanie reçoit lundi (25/06/2007) les dernières news : l'équipe est bien arrivée au Canada.

Embarquement dans l'hélicoptère (l'hydravion est en panne) pour le pied de la tour et black-out  pendant 3 semaines. Bonne chance !

Prochaines nouvelles lors de leur retour pour le samedi 14 juillet 2007 : espérons que ce soit la fête pour eux aussi !

 

Sur ces liens : 

 

 

Par cmel
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Lundi 16 juillet 2007

 

Samedi 14 juillet 2007, Olivier et toute sa bande (Pat', Pierrot et Seb) posent le pied sur le territoire national après 3 semaines de périple au Canada.

 

Malgré des tentatives courageuses dans des conditions limites, la pluie n'a pas cessé durant les longues journées d'attente. Les 300 premiers mètres de "Fleur de Lotus" ont pu être parcourus mais la pluie redoublant, les cordées redescendent avant la seconde partie la plus grandiose.

Aucun autre jour correct ne se présentera à eux par la suite pour entreprendre les 300 derniers mètres. Les journées s'égrènent et se ressemblent : lecture, échecs, discussions sous la tente.

Ils sont les seuls grimpeurs au pied de la tour mais quelques randonneurs traversent le cirque et leur apportent un peu d'animation. D'après ces locaux, cela fait plus de 15 ans qu'il n'y pas eu un été aussi pourri. Pas de chance : ça tombe sur notre équipe ! Et pourtant, c'était la meilleure époque pour tenter la voie !

Le dernier jour, la pluie est toujours là et il faut remonter les 300 mètres déjà grimper pour récupérer les stats en place avant de reprendre l'hélicoptère.

Malgré l'échec, chacun positive son voyage et espère une possible revanche sur la météo ...

 

 

Par cmel
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Mercredi 25 juillet 2007

 

Ailefroide est une des destinations favorites de l'été pour les marseillais en surchauffe provençale.

Aussitôt arrivé, c'est l'immersion complète avec les vues classiques des crêtes environnantes.

  

Le Vallon du Sélé :

 


 Les contreforts du Pelvoux et son lointain sommet caché :

Palavar :

 

Au camping, les cliquetis des dégaines et les cordes ostensiblement arnachées au dos des vacanciers prouvent la concentration de grimpeurs.

Heureusement, au pied des falaises, on se retrouve dans le calme ...  mais, encore faut il choisir sa voie avec précaution !

Ailefroide est le paradis de la grande voie équipée pour le grimpeur moyen. Les parois de dalles granitiques sont le terrain d'expression d'une escalade plaisir au bon air de la montagne.

Il n'est donc pas rare de voir s'agglutiner des cordées innombrables dans les classiques faciles du site.

Armé de la dernière mise à jour (édition 2007) du topo de l'infatigable Jean Michel Cambon, la journée se passera à la Clapouse dans une voie récente (2005) loin des foules.

Tellement loin que le chemin d'accès n'est pas encore parfaitement marqué !

Un conseil pour vous y rendre, suivez la recommandation du topo : cotoyer le torrent jusqu'à l'aplomb du secteur et remonter à ce moment là dans les prairies pentues. Longer la falaise depuis le secteur de la Fissure n'est pas une solution vraiment confortable (pas de trace et pente cahotique).

Deux voies dans ce secteur (pour l'instant) : "Tueur de boucs" TD- et "Crétins des Alpes" TD.

C'est cette dernière qui remporte les suffrages, plus par la difficulté un cran au dessus de sa voisine que pour son nom de baptême si poétique ;-)(

400 mètres de grimpe en dalle ponctuée de variétés comme une pure fissure à large bord, un pilier raide et quelques blocages bien sentis dans de courts rétablissements vigoureux.

 

 

 

Topo de Jean Michel Cambon provenant de son site "Escalade en Oisans" où il égrène quelques nouveautés lorsque ses travaux en falaises lui en laissent le temps.

 

"Crétins des Alpes"

TD, 400m, 12 longueurs, 6c max et 6a obligé.

 

Le tracé à gauche représente "Tueur de boucs", une voie TD-.

Dès la première longueur en 6b, le ton est donné : deux pas bien marqués dans la plus pure tradition du granit d'Ailefroide. Quelques croutes dans les mains et il faut pousser fort sur les pieds. Après une période d'adaptation sur place, c'est anodin mais en provenance direct des calcaires provençaux, notre perception nous affirme l'aspect aléatoire de notre entreprise.

Comme toujours, l'équipement est impeccable, le support cristallin est d'une adhérence irréprochable. Dès la deuxième longueur, la confiance s'accroit. L'habitude est acquise à la troisième.

 


 

 L3 - 6b : un passage dalleux puis une traversée le long d'un ressaut vertical pour atteindre les prises (surnaturelles ;-) de rétablissement.

 

 

 

 L4 - 6a : plus de 45m. Le bijou est cette fissure lézardant le mur sous le relais. Parfaitement visible de la dalle en dessous, on imagine les verrous de poings. Pas d'inquiétude, les bords élargis servent de parfaites verticales arrondis. Superbe !


 Confirmé par quelques répétiteurs de la ligne voisine, Clapouse est la paroi des Edelweiss. Dès la 7ème longueur, l'oeil finit par s'aguerrir à cette fleur étoilée et il en détecte partout : au relais, dans les fissures mitoyennes. Ce détail complète le plaisir de cheminer dans ces itinéraires d'altitude. 

 

La 5ème longueur en 6c est la plus dure avec des passages dalleux un peu plus raide : le premier en traversée et le second où la force de tirer du bas sur une inversée pourra être avantageusement évitée grâce à une bonne souplesse (ou à des jambes suffisamment longues) et un écart bien placé.

 

 


 

 

L6 - 5c : des passages qui paraissent bien simple après un 6c. Et toujours la vision des plus classiques du hameau d'Ailefroide : "et au fond vivait un camping".

 

 

L8 - 6a : une belle traversée sous le relais serti d'Edelweiss.

 

 Vous avez reconnu le Tee Shirt rouge du Clean Up Day 2007 : couleur imparable, reconnaissable de tous les horizons, ambassadeur de la C.M.E.L. sur toutes les falaises du monde !

 

 

L9 - 5c : un rocher tout fissuré à l'approche du relais.

 

L11 - 6a : jonction vers un pilier et quelques beaux mouvements accompagnés de bacs francs et massifs.

 

 

L12 - 5c : un arrière plan si proche ! Sans doute la première longueur ? Et non, c'est la 12ème et dernière 400 mètres plus haut et 4 heures plus loin. Même l'autofocus de l'appareil s'est laissé prendre. Encore des passages sympas avec un rétablissement pus retors qu'il n'y paraît.

 

 


 

Bilan : une jolie voie à conseiller.

 

Encore un conseil : privilégiez la descente en rappels et si besoin, empruntez une corde suffisamment longue !

Le topo prévient bien les imprudents que seules les cordes autorisant des rappels de 50 vrais mètres sont admises pour la descente.

 Notre vieille corde ne remplissant pas ces conditions drastiques, la descente possible à pied nous avait séduit.

Possible, elle l'est car nous avons bien rejoint le camping mais 2 heures plus tard.

 

Peu fréquentée, la trace dans ce terrain pentu finira par nous obliger à remonter à moitié couchés sous les noisetiers jusqu'à de vagues dalles herbeuses. Pourquoi monter alors qu'il nous faut traverser pour rejoindre le sommet de la paroi de la Fissure : juste à cause d'un ravin empierré et raide à franchir. Finalement, une petite vire ouverte par des chamois avisés nous ramène dans la bonne direction.

La descente au milieu des pins, dans la pelouse et les arbustes ras est bien longue : en fait, la paroi de la Fissure s'interrompt plus de 150m plus bas que notre voie. Avec notre remontée dans les arbres, le dénivelé approche les 200m. Enfin, les pins s'éclaircissent et laissent apparaitre les dalles couchées de sortie de "La Snoopy" et consoeurs.

La jonction est faite avec le sentier (bien marqué et cablé) !

Ouf ! Nous ne serons pas encore les crétins d'Ailefroide obligé de passer la nuit chez les chamois ou d'appeler l'hélicoptère ! Non, pas cette fois ! Pas encore !!!

 

 

Par cmel
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Vendredi 27 juillet 2007

 

Le pays de l'escalade ? C'est la Provence bien sur !

Mais, à regarder plus attentivement, quelques départements plus discrets deviennent doucement des réservoirs de spots équipés.

Parmi ceux là, l'Ariège s'affiche clairement comme une destination incontournable pour le grimpeur globe trotteur ; surtout s'il est sur la route de l'Eldorado espagnol.

Il trouvera toute la variété dans un périmètre réduit : variété de rocher avec du granit pur et du calcaire à réglettes, à trous ou à colos. Variété dans les styles avec des immenses grandes voies en dalle à la Dent d'Orlu, à Auzat,  des grandes voies calcaires coriaces (Roc de Sédour, Quié de Sinsat), de la couenne intense et illimité en mur, en dalle et en dévers avec même des plafonds dantesques. Pour se donner une idée de l'étendue des possibilités, le CAF Ariège publie en ligne la plupart des topos sur son site.

 

De part et d'autre, le commun des mortels pourra en profiter dans de belles lignes de fissure en 6.

 

Le site classique du coin est Génat. Les lacets de la route nous élève à la hauteur d'alpages (ou de pyrénages ?) verdoyants.

 

Dominant ces prairies se dresse cette barre calcaire de 100 mètres dont le socle est un immense dévers. C'est le site qui a explosé le niveau des grimpeurs locaux et démarré le développement des voies octogradistes sous les coups de perfo notamment d'Eric Triay.

 

 

Génat et le dévers à colos qui l'a rendu célèbre :

 


 

 

 S'il est un site qui commence à acquérir ses lettres de noblesse, c'est bien la grotte de Sabart. De la route, difficile d'imaginer le spectacle qui vous attend : les maigres roches émergeant des arbres conservent le mystère du site.

 

Au terme du sentier, la vue se dégage et le choc est proportionnelle au gigantisme des lieux : plus qu'une grotte, c'est une cathédrale de dévers avec un courant d'air généré par les deux entrées de l'arche.

 

 

Et quelle arche ! Un format gratte ciel style La Défense !

 

 

Passée l'émotion du spectacle des créations naturelles, votre oeil de grimpeur repère immédiatement une, deux, puis des dizaines de dégaines pendues dans ce plafond à trous énormes (un sacré travail pour l'équipeur principal : Philippe Girard).

Gros niveau (minimum 7b/7c mais surtout dans le 8), astuces à la Batman et patience sont recommandés dans ces voies.

A voir la vidéo de Mathieu Bouyoud dans "la Reine de Sabart" 8b ; une demi heure d'effort pour enchainer : magique mais impossible de multiplier à l'infini les essais dans cet effort interminable.

 

 

Néanmoins, le socle de la grotte permet de faire des traversées et de nombreux passages de blocs en départ des voies (solution de repli lors du rassemblement blocs de Laramade).

Inconvénients : la proximité de la route et d'une usine. On est loin du calme bucolique de Génat.

Avantage non négligeable : la fraicheur à tout instant de la canicule avec son aération naturelle ; et deuxièmement, protection intégrale de la puie (ambiance moite tout de même).

 

A visiter d'urgence !

 

Par cmel
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