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Bienvenue sur le blog de la Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral !

Marseillais, Aixois, Aubagnais, Ciotadens, quelque soient l'origine, nous sommes tous animés par la même passion de l'escalade libre. Les articles traiteront principalement des sorties en rocher avec des photos et encore des photos.

Puisqu'il y a du soleil toute l'année en Provence et que nous sommes heureux d'y vivre, c'est évidemment nos belles falaises du sud qui sont visitées régulièrement.

Et puisque le centre du monde vertical est à Marseille, les Calanques et toutes les falaises phocéennes seront à l'honneur.

La C.M.E.L., c'est aussi une association qui cherche à aménager notre environnement pour la pratique de notre sport favori (Clean Up Day de La Ciotat). Le blog permettra d'en rendre compte.

Bonne lecture à tous les grimpeurs internautes !!!

 

 

 

Contacts C.M.E.L.

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Vendredi 16 mai 2008

  [ Retour sur un récit d'une sortie avortée lors de l'hiver 2006-07 ]

L'hiver dernier, Jean Phi imagine visiter une falaise des Alpilles. Vantant  un niveau très abordable, il convaint sa femme de l'accompagner. Après une heure de route, il se retrouve dans ce massif.

Muni du précieux (ou pitoyable selon les avis) actuel topo des Alpilles et de l'article du Grimper d'octobre 2006, la falaise est à la hauteur des espérances : belle paroi. Le bruit de la route est encore audible et peut gêner mais on ne va pas chipoter.

C'est parti pour une belle journée d'escalade : première longueur, "Eperon des Alpilles", un long 6a.

D'après l'article de Grimper, avec une 60 mètres, ça passe partout. Première imprécision !

Mais cet éperon n'est pas rectiligne et navigue de part et d'autre du fil du pilier si bien que l'assureur ne voit plus le grimpeur quand il est au relais et quand il redescend. Effectivement en suivant bien la ligne équipée, on réussit à retomber juste juste en bout de corde. Mais si on descend à la verticale du relais, on se retrouve dans un dévers qui s'achève 10 mètres plus bas ... et donc, sans corde suffisante.

Les 60 mètres peuvent passer mais avec vigilance et réflexion ... ce qui n'est pas précisé dans l'article.

Bon, à la rigueur !

Mais ensuite, Jean Phi va dans "Tisseurs d'or" 6a (cotation topo) remonter à 6a+ dans Grimper (quelle audace ;-)). Dès le bas, les mouvements sont durs sur des bi en tendus et au prix d'un mouvement d'envergure systématique. Un passage qui n'a rien à voir avec du 6a mais bien 6b+ voire 6c (ou alors serait-il complétement rouillé ??).

En plus, l'équipement est assez espacé.

En conclusion, saoulé de ne pouvoir offrir l'escalade promise à Nath', les sacs sont prestement faits et l'après midi se finit par une visite aux ruines du Glanum (vive les activités culturelles pour se détendre).

Le bilan de cette mésaventure, Jean Phi aurait pu le prévoir car il connaissait les conditions des équipements de l'époque ; Daniel Gorgeon l'avait même prévenu à l'époque : "le Mont Gaussier, c'est dur ! ".

En effet, l'équipeur utilisait frénétiquement le matériel pour équiper les lignes les unes après les autres et cotaient à l'arrache dans une fourchette de 5b à 6a, voire 6a+ si c'était dur.

Alors, les voies sont bien, là n'est pas la question mais, il faudrait arrêter la démagogie.

Quand on vend sur un topo (complétement faux sur les cotations car on retrouve les mêmes choses à Aureille et à Maussanne sans parler de Mouriès historiquement sur-dur) et encore plus sur un article récent de Grimper qui ne prend même pas le temps de prévenir sur la sous-cotation flagrante, il y a comme qui dirait de la publicité mensongère. Si au moins l'homogénéïté à l'intérieur des secteurs était respectée ...

A présenter de belles photos (sans parler du texte polémique qui ne fait aucun cas des efforts des locaux pour trouver un terrain d'entente avec les organismes de défense des oiseaux), Grimper vend son magazine, un point c'est tout !!! Sa démarche commerciale a ses limites (ce n'est pas une stratégie à long terme car à force de divulguer des infos pourries, les lecteurs vont abandonner ce magazine). Mais, le topo lui, se doit de coller au plus à la réalité.

Comme Jean Phi le précise, un grimpeur de 7 dont la marge lui permet de grimper dans du 6 sous-coté n'aura pas de problème : il serrera les dents et s'arrachera jusqu'au relais.

Mais, pour un grimpeur qui vient se faire plaisir sur une falaise présentée avec une difficulté moyenne de 6a, la surprise va être de taille. Non seulement il va galérer dans les voies et se prendre des bonnes ratasses de 6 mètres garanti.

Un espoir et aussi une crainte, c'est que le futur topo fédéral des Alpilles corrigent ses erreurs grossières et ne fassent pas un léger lifting en rajoutant un + aux cotations actuelles.

Car à Aureille, à Maussanne, au Mont Gaussier, des 5c qui valent 6b et des 6a qui sont limites 7a, il y en a quelques uns.

Arrêtons l'hypocrisie de dire qu'on conserve les cotations en l'état car c'est historique (comme pour Mouriès où les voies faciles n'ont aucune raison d'être sous-côtée). Les cotations sont subjectives et ne sont pas figées comme le nom donné à une voie. Elles doivent évoluer avec le rocher et avec la pratique des grimpeurs.

Le rôle d'un topo est aussi de renseigner sur la vraie difficulté (au moins à la lettre près) d'un site pour éviter de faire 100 km de route pour finalement se prendre but sur but.

Connaissant la rigueur et l'ouverture de Jean et des clubs des Alpilles, leur travail corrigera ces invraisemblances sans faire du vague copier-coller des cotations du vieux topo.

Il faudra attendre la fin de 2008 pour avoir la réponse.
En attendant, visiter les superbes sites des Alpilles ... avec un peu de marge !

 
 

 

par cmel publié dans : Site d'escalade en Provence
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Jeudi 6 septembre 2007

 

Une virée en Corse engage toujours à l'exotisme : un côté à part, premier privilège de la vie sur une île.

L'Ile-Montagne est aussi une destination incontournable pour le grimpeur avec des terrains exceptionnels pour les grandes voies et des sites superbes de couennes pour s'aguerrir entre deux expéditions verticales.

Le premier contact avec la Corse se fait souvent par la mer et l'arrivée en bateau. La curiosité attire la foule sur le pont et les côtes déchiquetés sont détaillées à l'affut de rocher grimpable.

En arrivant à Ajaccio, le port est une attraction mais celles qui nous intéressent sont plus à l'intérieur des terres.

 

Pour admirer les parois rougeoyantes du Gozzi, la meilleure vue est à tribord (bord droit pour les terriens profonds). Cette montagne domine la ville d'Ajaccio avec un terrain de jeu des plus excitants pour l'escalade : couennes et surtout grandes voies de tout niveau. 

 

 

Pour se rendre sur place, la difficulté sera de détecter le mini emplacement pour se garer (place pour une voiture dans une descente juste après un virage à gauche) et l'échelle sommaire enjambant la barrière du parc. En effet, les propriétés défilent leur clôture de bout en bout sans une seule ouverture vers la colline. Le sentier est impeccablement tracé et cairné du début à la fin.

 

Le granit gorgé d'oxydes diffuse cette couleur volcanique. Le grimpeur a le sang en ébullition à cette vue et son pas l'entraine irrésistiblement au pied de cet eldorado.

Arrivé à destination, les rencontres sont particulièrement dépaysantes : au loin un caillou bouge, magie des Gozzi ? Hallucination provoquée par une montée trop rapide ?

Non, simplement une tortue en pleine dégustation.

 

Partout où le regard porte, des voies et encore des voies ! Rassurez vous la saturation n'est pas la politique locale (une soixantaine de voies réparties sur tout le rocher) et il reste un potentiel tout doucement exploré par les locaux.

 

Le soleil salue une dernière fois cette face sud ouest !

 

 

 Le Gozzi fait parti des sites majeurs de Corse. A retrouver dans le topo des falaises corses commandable directement sur le site du topo qui propose aussi les mises à jours, corrections et nouvelles voies.

 

 

 

 

 

par cmel publié dans : Site d'escalade en Provence
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Lundi 13 août 2007

 

Pas de canicule pour cette belle saison 2007 !

Dans le nord, c'est même la déprime provoquée par un été pourri.

Toutefois, le bain de soleil n'est toujours pas d'actualité (en Provence) et l'ombre est la bienvenue pour escalader sereinement.

Adepte de la route des vins ou grimpeur en goguette, Gigondas éveillera et réveillera différents organes de votre corps. L'un peut allègrement suivre l'autre ... avec une préférence pour la dégustation en clôture de journée !

Les fameuses Dentelles de Montmirail sont encerclées de domaines viticoles aux noms flattant les papilles mais nous attirent en premier lieu pour leurs itinéraires verticaux.

Les plus sportifs préféreront sans doute venir l'hiver à la chaine du Clapis : sa face sud, ses voies en 7 sur un mur à léger dévers.

L'été est favorable à l'exploration des classiques en face nord de la chaîne de Gigondas. L'ombre est bienveillante jusqu'à 14h-15h et les replis des aiguilles permettent d'attendre le déclin des cuisants rayons du soleil vers 17h-18h. Le début de soirée est très agréable surtout qu'un thermique balaie la face.

Le calcaire gris est austère, d'aspect lisse. A son crédit, le rocher est très fissuré, le plus souvent dans la profondeur : merci pour les bacs ! Les voies faciles sont ainsi volontiers physiques avec une dose de confiance dans le placement.

Malgré sa faible hauteur, les 3 ou 4 longueurs sont suffisantes pour ressentir une ambiance montagne, sentiment parfois renforcé par une sortie au sommet sur la crête avec vue sur la vallée du Rhône et sur le mont Ventoux. 

Certaines voies en fissure nous plongent quelques décennies en arrière et font cruellement comprendre les lacunes dans les techniques de l'escalade intérieure : ramonage laborieux entre deux lames de rocher en 5b+ dans la "De Champeville"  par exemple.

Entre deux fissures, les murs sont aussi exploités pour de longues voies continues.

La face sud de la chaîne de Gigondas saturée par le soleil sous le regard du Géant de Provence.

Pour les amateurs d'envolée armés de leur corde simple (70 ou 80m), il est envisageable de doubler les longueurs jusqu'au relais sommital et de redescendre en deux rappels. Seule contrainte : s'alourdir des caisses de dégaines nécessaires ou jouer la carte de l'engagement en sautant quelques rings suivant sa facilité.

 

 "La Savoyarde" : voie classique en 2 longueurs qui peut se gravir d'une traite (photos ci dessus à droite et ci dessous à gauche). La descente peut se limiter à un seul rappel de 40 mètres (pas un mètre de moins : attention à la longueur de corde).

 

 

 

 

 

 

L'Aiguillette Lagarde est la plus fréquentée de la face nord avec ses multiples couloirs.

 

 

par cmel publié dans : Site d'escalade en Provence
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Lundi 23 juillet 2007

 

Dans ce village des Alpes de Haute Provence, les falaises sont apparues comme le rempart face à la désertification des campagnes.

Au terme de plusieurs années de développement, le site d'Orpierre accueille toutes les nationalités d'Europe et n'est concurrencé dans la région que par Céüse qui cultive son effet de mode actuel. Il est devenu une destination incontournable pour les grimpeurs européens.

Les murs dalleux sont à l'ombre le matin puis la migration s'opère vers 15h en direction des dévers.

La densité aux lignes carrées est alors à son maximum. Si votre échauffement n'est pas terminé mais que votre projet est libre, autant l'investir aussitôt sous peine de le voir squatter pendant des heures et donc de rentrer bredouille.

Cette promiscuité entre tous les grimpeurs n'est pourtant pas le signe d'une ambiance amicale. Les gens s'adressent à peine la parole et répondent (timidement ?) à votre bonjour !

Pas facile dans ces conditions de nouer des contacts avec les charmantes grimpeuses de l'Est venues perfées ici. Peut être que le club de rencontres est plus développé le soir au camping.

 

 

Le fameux Quiquillon et ses grandes voies parfaitement équipées. Tous les niveaux sont présents : de l'apprentissage aux lignes d'envergure plus raides !

 

 

 

Le secteur Belleric !

 

Un mur à réglettes et gouttes d'eaux (différentes de celles de nos Calanques) avec des difficultés du 3a au 6c+. L'équipement est toujours extrêmement solide avec des lignes où tous les pas durs sont protégés. Cela permet donc de se lancer en tête dans un niveau plus haut sans se faire peur et de sortir en artif' si besoin pour travailler la ligne en moulinette.

 

 

Les dévers du Chateau : 40 voies en 7 et + (8c) avec une prédominance de continuité sur bonnes prises et quelques pas en puissance.

C'est l'objectif de nombre de grimpeurs venus sur place soit pour faire du à vue ou tordre un projet en quelques essais.

D'où l'entassement dès l'ombre installée ...

 

A la falaise du Puy, un aspect déroutant mais une escalade intéressante et surtout à l'ombre du milieu de matinée jusqu'au soir.

"La poisse" 7a.

 

Reste l'escalade ! La réputation d'Orpierre en matière de cotation est comparable à celle des Calanques : aisée, commerciale, facile, ... tous les qualificatifs y passent.

Néanmoins, dans certains murs patinées, vous trouverez de furieuses voies en 6 pas du tout surcotées. Par contre, la sécurité optimisée des longueurs avec parfois un suréquipement volontaire est une vraie réalité. Il faut donc prévoir un nombre de dégaines suffisants avant de partir.

Pour les dévers, les rares voies essayées ne sont, il est vrai, pas extrêmement serrées dans leur difficulté. Et se forçant un peu, on peut vite faire une croix un cran au dessus de son niveau habituel (attention, ce n'est pas une règle absolue pour toutes les lignes).

Si vous avez un instinct grégaire développé, si vous arrivez plus en séducteur (genre brise glace quand même) qu'en grimpeur, alors cette destination estivale est pour vous.

Sinon, préférez la visite hors saison ... en automne car le printemps (avril, mai) est le pic de fréquentation de l'année.

 

 

par cmel publié dans : Site d'escalade en Provence
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Mardi 1 mai 2007

 

Dans l'arrière pays montpellierain siège le site d'escalade du Thaurac.

Les touristes connaissent plus volontiers la grotte des Demoiselles (où on peut acquérir la dernière édition 2006 du topo) et les rafraichissantes Gorges de l'Hérault. C'est sur l'ensemble de falaises dominant le village de Saint Bauzille de Putois que le grimpeur pourra s'exprimer.

 

 A 2 heures de Marseille, la visite s'envisage facilement.

L'intérêt de ce site aux multiples secteurs permet de s'orienter selon les orientations, l'ensoleillement et le niveau recherché. De ce point de vue, de nombreuses voies abordables sont confortablement équipées. Les cotations sont assez souples (un air de Calanques) et on peut vite faire une perf' à vue ou après travail.

 

 

 

En rive droite, le Rocher de Sion : quelques voies de plusieurs longueurs (70m) dont trois sont équipées. Dans le socle surplombant, quelques voies dures attendent leurs répétiteurs.

 

A droite, les rubans parallèles de l'Hérault et de l'asphalte surlignent les murs ocres des Lamentations avec quelques bijoux de 35 mètres dans le 5, 6 et 7.

 

 

 

 

Falaises de la Benje - secteur Romane et Sycophantes :

 

"Romane" 5c : une première partie en dalle puis le rocher se redresse avec la bonne idée de se creuser en quelques bacs salvateurs.

 

Juste au dessus de la route de la grotte des Demoiselles, les arbres inondent d'ombre le pied de la falaise. Un avantage particulièrement intéressant en période de chaleur. Le profil, c'est essentiellement du mur ou de la dalle à goutte d'eau et à prises crochetantes : on peut le comparer à notre calcaire du Grand Vallon à Lascours.

"Les bras tomberont trois fois" 6c : un départ lisse semble-t-il ?! Approchez vous pour voir apparaitre les fines écailles suffisantes pour décoller !

 

 

 

Les voies de ce secteur sont assez longues : 20 à 30m. Equipement en scellements et relais chaînés.

 


 

Photo ci contre : "Subtilités calcicoles" 6c : une approche en 6a dalle puis le franchissement du bombé par une fissure verticale. Le tout est parfaitement protégé. Le mur final est colonisé par l'urticante Rue (en fleur à cette époque) comme de nombreuses voies et pied au Thaurac. Méfiance et contact à éviter !

 

 


 

 

 

En déambulant dans la plaine, il est possible de trouver une aire de bivouac qui ne dérange pas les activités locales.

 

 

 

Une visite au Thaurac n'est pas complète sans profiter de la Grande Face par exemple et de ses 100m de rocher verticaux.

 

 

Au gré des 4 ou 5 longueurs parcourant la Grande Face, vous trouverez de pittoresques offrandes aux dieux de l'escalade comme cette tête d'os. Chaque voie vous laissera découvrir son totem surprise.

 

Pour atteindre le départ des voies, le seul accès atterit sur cette vire étroite à 50 mètres au dessus de la route. Ambiance rime alors avec prudence.

 

 

"L'été en pente douce"

90 mètres, 4 longueurs équipées, 6b+ maxi, 5c obligatoire.

Pour démarrer de la vire, la plupart des voies réclame de s'arracher un peu.

Pas d'exception à la règle pour L1 : un pas athlétique pour rejoindre une fissure plus sympa.

 

 

L2 : un système de fissure à remonter puis une traversée fine pour récupérer une autre fissure. Et au fond coule une rivière ...

 

 

L3 : la longueur clé est surement la plus belle ! Une traversée sous un surplomb pour rencontrer la faiblesse du rocher : inversée sur colonnes pour s'étendre vers quelques réglettes. La suite permet de remonter une fissure-dièdre plein gaz dans de splendides nuances ocres. Quelques oppositions agrémentent cette parfaite longueur digne des certaines vues du Verdon.

 

 

Pour retoucher le plancher des vaches, la descente par les rappels de la voie du Capucin complète bien la ballade : rappels de 45 mètres avec fil d'araignée.

 

 

 

 

par cmel publié dans : Site d'escalade en Provence
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