Miracle !
Il existerait à Marseille des représentants de l'Etat qui exercent une vraie autorité sur l'ONF - secteur des Calanques.
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En effet, la Préfecture des Bouches du Rhône choisit de réunir les différents acteurs du dossier de la destruction des sentiers historiques dans les Calanques.
Les échanges seront vifs et houleux entre les défenseurs des usagers (CAF, UCL, ...) forts de leurs 5000 signatures (pétition pour la concertation et le rééquipement des sentiers historiques des Calanques) et leurs opposants de l'ONF.
En conclusion, la Préfecture impose à l'ONF de remettre en état les sentiers et de sécuriser tous les passages détruits : passage de l'Oeil de Verre, cheminée du CAF, passage du Saut du Chat.
C'est une belle victoire !
Enfin ! L'ONF n'est pas toute puissante et doit concerter ses actions avec les usagers.

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La vigilance est de rigueur car l'organisme a d'ores et déjà laissé entendre que les travaux de restauration ne seront pas accomplis dans l'immédiat.
Le directeur local de l'ONF veut des responsables ; mais c'est l'ONF qui a détruit, c'est à lui de prendre la responsabilité de ses actes.
L'ONF n'a qu'à demander au Conseil Général 13 qui a sécurisé (certes de façon surdimensionnée) quelques passages à risques (sommet de Béouveyre par exemple).
Les collectifs d'usagers des Calanques doivent maintenir la pression pour que les ordres de la Préfecture soient appliqués avant 2007.
Le calendrier tombe bien puisqu'une réunion du GIP des Calanques est fixé le mercredi 15 novembre 2006 : le sujet des responsabilités sur les sentiers va revenir en priorité ; affaire à suivre !
Le regroupement d'associations (CAF, UCL, CD13 FFME, ...) continue sa communication autour de la destruction des sentiers des Calanques par l'ONF.
Alors quand c'est Alain Vincent qui accumule les contre vérités dans une interview fin octobre, le CAF répond point par point à l'argumentation infondée du responsable ONF.
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Article de Marseille Hebdo du 25 octobre 2006 :

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La réponse du CAF deux semaines plus tard :

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A cette réponse du CAF, on peut ajouter qu'une fois encore Alain Vincent profite d'une tribune de large écoute pour donner une mauvaise image de l'escalade et enfoncer les grimpeurs :
- "... il faut savoir que depuis dix ans, le nombre de couloirs d'escalades a doublé ..." : C'est faux !
Le topo des Calanques 2004 indique 3436 voies répertoriées dans les Calanques ; si on applique le raisonnnement de M. Vincent, 10 ans en arrière, c'est à dire en 1996, il n'y aurait qu'environ 1700 voies, soit 1700 environ équipées jusqu'à aujourd'hui. Or entre le topo 1997 et 2004, environ 660 nouveaux itinéraires sont apparus mais dont une grande part de rééquipement de voies déjà existantes (et donc non recensées en 1997). D'autre part, depuis 2003, le moratoire sur l'équipement est en vigueur et scrupuleusement respecté (hors quelques chantiers frauduleux insignifiants). Effectivement, l'activité fut importante mais on est loin du compte annoncé par M. Vincent.
- " ... on ne peut pas équiper des voies d'escalade partout, surtout quand ces aménagements sont de nature à détruire l'environnement." : mais qui obstrue les actions en faveur de l'environnement ?
Comme toute autre activité de pleine nature, l'escalade a un impact sur l'environnement ; un impact certes ! mais de là à dire qu'elle vient à détruire l'environnement, la nuance est grande. M. Vincent n'hésite jamais à employer les termes les plus négatifs sur l'escalade.
Le grimpeur endommage l'environnement de plusieurs façons bien connues (hors celles communes aux randonneurs, chasseurs, ... : déchets et bruits) :
- par sa seule présence : dans les zones où la faune est sensible et dérangée par cette présence, l'escalade est interrompue pendant les nidifications (Cancéou) ou interdites (la Muraille de Chine).
- par l'accès aux voies ou la descente d'un sommet escaladé : le milieu naturel provençal n'a pas la densité de végétation suffisante pour canaliser un marcheur sur un seul chemin ; les traces sauvages fleurissent donc de partout. C'est ce qui se passe avec les grimpeurs accédant aux falaises par des éboulis très sensibles (Herbe à Gouffé). Depuis déjà plus de 2 ans, le CD13 FFME propose à l'ONF la mise en place de sentier d'accès tracé par des botanistes évitant soigneusement les zones sensibles et permettant de canaliser les grimpeurs jusqu'à la falaise. L'ONF fait obstacle à ces projets craignant qu'un bon chemin favorise la fréquentation et ainsi augmente l'impact sur l'environnement. Malgré les explications (mais encore faut il les écouter), ils n'arrivent toujours pas à comprendre que ce sont les voies en place qui crééent l'intérêt et non pas la qualité ou le confort de l'accès.
On peut rajouter qu'à l'heure où les (longues) négociations avec les propriétaires des Calanques se concluent par des conventionnements (Conseil Général des Bouches du Rhône), l'ONF fait encore de l'obstruction et n'avance pas sur ce dossier.
A quand une politique de l'ONF menée en concertation, sereinement et objectivement dans les Calanques sans subir les sautes d'humeurs ou les idées préconçues des responsables locaux ?
La Traversée Sans Retour a subi les affres de l'érosion inlassable : une énorme plaque coule désormais des jours paisibles au fond de la mer.
D'après les posts laissés sur le forum camptocamp, la glissade se serait produite dans le courant de la semaine dernière.
Les rappels de départ de la Sans Retour ont servi de cadre à tant d'erreurs et d'infortunes ; le dernier est dorénavant inutilisable en l'état : en effet, c'est la vire entière qui s'est volatilisée avec tout son support.
Sur les images suivantes (1 à 3 : printemps 2006), l'emplacement du rocher disparu est signalé par les encadrés rouges.
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Photo 1 : sur cette vire du dernier rappel, on s'aperçoit maintenant que la plaque était décollée et partiellement remplie de gravillons (pendant l'escalade, on se souciait plus de l'état rouillé du relais que de ce rocher imposant).

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Photo 2 : on peut apprécier l'épaisseur de cette plaque.

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Photo 3 : le grimpeur est bien installé, assis sur la vire en attendant son tour. C'est du passé !

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Photo 4 d'Armelle ... qui a donné l'alerte sur le forum dès dimanche 29 octobre 2006 : voilà le résultat observé : toute la zone encadrée laisse place nette sur une paroi maintenant bien lisse ! Comparez avant (photo3) et après ...

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L'accès au début de la voie est donc des plus délicats et la réchappe est de plus très problématique : il est donc recommandé de ne pas emprunter la ligne de rappels.
Le CD13 FFME va poser des panneaux d'avertissements dès cette semaine.
D'ores et déjà, prévenez les vacanciers de repousser leur projet dans cette voie ... jusqu'à réparation de la ligne de rappels. Faites passer l'info pour éviter un accident ou l'intervention élevée des marins pompiers.
Puis, il faudra agir vite après discussions sur les choix retenus :
- soit laisser le relais en place et faire une ligne d'artif facile (A0) pour l'atteindre.
- soit équiper un nouveau rappel à peine décaler et guider sa course latérale avec quelques points jusqu'au rebord final.
- soit un rappel rectiligne et équiper la traversée jusqu'à la terrasse de droite.
- ...
Néanmoins, ce ne sera pas le plus facile car un obstacle administratif de taille s'annonce : le propriétaire de Castelvieil n'est autre que l'ONF ; si un équipement moderne est placé (officiellement par la fédé), elle sautera sur l'occasion pour se décharger de la responsabilité de cette voie classée Terrain d'aventure et en exigera l'entretien comme une voie sportive.
Casse tête en vue !!!!
La communication fait son chemin avec un reportage sur le sentier de l'Oeil de Verre diffusé vendredi 20 octobre 2006 à 20h sur TF1. L'équipement est jugé vétuste par l'ONF : presque 100 ans d'après le commentaire ; pour ceux qui connaissaient la chaîne et le cable autrefois en place, ils étaient évidemment plus récent (les cables se sont succédés depuis 100 ans).
"La Marseillaise" s'étonne de l'action de l'ONF (désolé pour l'image, la lecture est réservée aux yeux performants) :

Le premier pas avec une prise de pied extrêmement patinée est vraiment dangereux : la glissade est impardonnable : rien pour se rattraper et la chute avec un aplomb vertical plus bas ne laisse guère d'issue favorable. En l'état, le passage est à déconseiller aux personnes non préparées à ce type de terrain.
Suite aux chantiers de destruction du sentier du Pas de l'Oeil de Verre mis en place par l'ONF (cf article "Destruction de l'Oeil de Verre"), les associations d'usagers et d'amoureux des Calanques se mobilisent.
Une pétition va être rédigée et distribuée aux accès dans les Calanques (parking de Luminy notamment) pour informer le public des projets de l'ONF.
Voici l'aperçu de cette pétition :
PETITION SENTIERS HISTORIQUES DES CALANQUES
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L’Office National des Forêts (ONF), gestionnaire d’une partie du massif des calanques a décidé de supprimer les sentiers qu’il estime dangereux. L’ONF, ne souhaitant plus prendre la responsabilité des équipements nécessaires dans les passages techniques (main courante, câble, chaîne), a donc supprimé brutalement tous les sentiers pourvus de tels passages.
Nous, associations de sports de pleine nature ou amoureux des Calanques, nous nous opposons à la destruction systématique de sentiers qui ont fait le bonheur de plusieurs générations de randonneurs.
Ce travail de destruction est :
- dangereux pour les pratiquants munis des topos et cartes mentionnant toujours ces sentiers
- dangereux pour la préservation du site en incitant les randonneurs et grimpeurs à tracer leur propre passage : multiplication de sentes, pitonnage et dépitonnage…
-contraire aux usages et à l’esprit des lieux qui ont fait la réputation des Calanques
1) Nous demandons que l’ONF cesse immédiatement ces lourds travaux de destruction.
2) Nous appelons les associations responsables, les gestionnaires et les collectivités territoriales à se réunir le plus vite possible sous l’égide du GIP afin d’inventorier les solutions d’aménagements nécessaires à la pratique des sentiers historiques du massif des Calanques.
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CAF M-P Club Alpin Français Marseille-Provence
UCL Union Calanques Littoral
CD 13 FFCAM Comité départemental 13 Fédération Française des Clubs Alpins et de
la Montagne
CD 13 FFME Comité départemental 13 Fédération Française de
la Montagne et de l’Escalade
Concept Environnement
A renvoyer avec signatures à l’adresse suivante avant le 31 octobre 2006 :
CAF MARSEILLE PROVENCE
Pétition sentiers historiques des Calanques
14, Quai de Rive Neuve
13007 MARSEILLE
Contact : cafmarseille@free.fr
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