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Bienvenue sur le blog de la Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral !

Marseillais, Aixois, Aubagnais, Ciotadens, quelque soient l'origine, nous sommes tous animés par la même passion de l'escalade libre. Les articles traiteront principalement des sorties en rocher avec des photos et encore des photos.

Puisqu'il y a du soleil toute l'année en Provence et que nous sommes heureux d'y vivre, c'est évidemment nos belles falaises du sud qui sont visitées régulièrement.

Et puisque le centre du monde vertical est à Marseille, les Calanques et toutes les falaises phocéennes seront à l'honneur.

La C.M.E.L., c'est aussi une association qui cherche à aménager notre environnement pour la pratique de notre sport favori (Clean Up Day de La Ciotat). Le blog permettra d'en rendre compte.

Bonne lecture à tous les grimpeurs internautes !!!

 

 

 

Contacts C.M.E.L.

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Lundi 20 novembre 2006

 

Pour les amateurs de première, celle de "La Guitare" vous tend les bras !

Evaluée à 7c/7c+ (à affiner), en voici le décomposé (partiel) avec dans le premier rôle Paulo "El Magnifico".

  

 

La ligne se trouve dans la partie gauche de l'Abri Bus au Garlaban.

Les petites colos blanches servent de départ.

Un grand mouvement d'allonge vers une plaque à droite d'où on pourra mousquetonner le deuxième point (quand la dégaine est en place car sinon il faut faire le mouvement suivant). Aller chercher la base de la grande colo est évident mais cette prise est fuyante et elle oblige à ramener la main droite dessus. Les pieds sont fins et parfois fragiles.

 

On arrive dans cette coulée ocre aux accents dorés lorsque le soleil brille : c'est le premier pas.

La solution est un casse tête qui ne trouve de réponse qu'avec une bonne coordination et une solide tenue de verticale.

En effet, les 2 prises de départ sont en épaule avec lesquels il faut monter les pieds sur le sommet de la colo et de là, dynamiser directement vers le trou en forme de mandoline ou plutôt en relançant d'une très vague intermédiaire : la mauvaise qualité des pieds rend le mouvement aléatoire.

A vue, attention à la surprise des branches du trou  ;-)))

 

Ce trou est le vrai repos de la ligne, les suivants ne seront qu'illusion à moins d'avoir la marge suffisante pour se refaire sur quelques croutes.

 


 

 

 

 

 

La remontée de la colonnette noire puis la traversée à droite se font avec de bonnes prises crochetantes mais la difficulté est de placer les pieds : soit inexistant soit avec la facheuse tendance à gentiment croustiller au  moindre appui.

 

 

Cette section sur bonnes prises s'achèvent et il faut se placer pour la sortie dalleuse (c'est à dire avec des micros écailles encore au stade de l'enfance dans la vie des gouttes d'eaux calcaires).

 

 

C'est le vrai crux de la voie : la section précédente ne laisse pas de place pour respirer et il faut arquer un bi main droite ou une verticale main gauche pour se dresser sur la petite marche et mousquetonner la dernière dégaine.

 

 

La fin est du même accabit en passant à droite.

Le relais est à peine engagé : les pieds au niveau de la dégaine et les bonnes prises sont atteintes ... mais avec assez de force pour les valoriser ???

 

 "Si j'enchaine au second run, tu acceptes le 7b+ ?"

"_ OK ! " répond on sans y croire une seconde.

Et pourtant, le Paulo, il envoie bien : les 2/3 sont avalés avec maitrise.

Mais 2/3  seulement ! La dalle a raison de lui : explosé ! Pas moyen de souffler avant d'entamer la section finale !

Ce sera donc au moins 7c ...

Départ en Argentine pour plus d'un mois ! Quelqu'un aura t il fait la première ascension avant son retour ???

Les candidats sont invités à donner leur avis sur la difficulté après enchainement !

Bonne chance !!!

 

par cmel publié dans : Escalade autour de Marseille (reste du monde)
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Samedi 18 novembre 2006

 

A l'occasion de la réussite (le jeudi 16 novembre 2006) de Vincent Scharwatt dans "Blade Runner", la question revient à l'ordre du jour : quelle est la difficulté de cette voie (à l'Etoile Noire - La Ciotat) : 8a ? 7c+ ? 7c ?

Sans expérience dans le 8, les repères sont bien minces pour pouvoir apprécier la difficulté et les 8 essais ne suffisent pas à définir une hiérarchie pour un grimpeur dont les croix sont généralement dans le 7c.

 

A l'origine, Féfé l'avait équipé et bidouillé au minimum pour en faire un 8a+.

La taille des prises est un sujet polémique (surtout à La Ciotat) et peut être discuté des heures durant mais c'est le choix de l'équipeur et si ce style ne vous convient pas éthiquement, rien ne vous oblige à poser vos doigts dans ces mêmes prises. La voie est livrée en l'état et elle est à grimper selon la vision de l'équipeur.

Par contre, quand un quidam, sous prétexte que les bi taillés ne sont pas adaptés à l'épaisseur de ces doigts boudinnés, les améliore pour pouvoir faire la voie plus confortablement, là, il y a abus (Féfé réagira prochainement sur le sujet) ; qui vous emêcherait de le faire dans toutes les voies qui vous pose problème ?

C'est ce qui s'est produit avec "Blade runner" : de 8a+ à l'ouverture et enchainé de nombreuses fois dans cette version, les trous aggrandis et les 2 galets collés (dont l'un est parti début 2006) ont fait descendre la voie à 8a. Mais, cette cotation annoncée dans le topo officiel n'a jamais été confirmée et pourrait s'avérer être 7c+ voire 7c.

Quel trouble pour une cotation direz vous ? Oui, il y a pire dans le monde !

Mais, n'en déplaise aux biens pensants de l'escalade, les grimpeurs sont des consommateurs à l'image de la société dans laquelle ils vivent et par conséquent grimpent aussi pour la cotation.

Dans ce niveau de difficulté et ce style, "Blade runner" est une belle voie qui se mérite ; mais pour quel niveau de récompense : 7c+, 8a ?

La question est posée ... à l'équipeur Féfé ? aux répétiteurs présents et à venir ?

A suivre ...

 

par cmel publié dans : Escalade autour de Marseille (reste du monde)
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Jeudi 16 novembre 2006

 

 

 

Le bassin marseillais n'est pas des plus réputé pour le vol libre : les sommets sont souvent baignés de vents irréguliers et donc demandant une bonne expérience ; de plus, les dénivelés ne sont pas très importants : ils soumettent une marche d'approche conséquente mais ne récompensent pas avec suffisamment de temps de vol.

Les décollages les plus connus sont ceux de Sainte Victoire et de la Sainte Baume (Signes) ; le Cap Croisette aux Goudes est aussi un terrain d'entrainement aux gonflages de voiles.

Depuis quelques temps déjà, celui du Garlaban trouve ses adeptes ou c'est la douceur inhabituel de l'automne qui offre des conditions confortables pour le parapente.

 

 

Cette activité de pleine nature contribue t elle à la destruction de l'environnement ? Est elle agréée par l'ONF ?    ;-))))

 

 

par cmel publié dans : Escalade autour de Marseille (reste du monde)
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Mercredi 15 novembre 2006

 

Dans ce secteur, difficile de jeter une voie ou l'autre ; toutes méritent d'être grimpées et pour résumer les commentaires de Jean Phi, voici sa Short List de voies recommandées au Sanctuaire :

  • "Séance péda" 6b+.
  • "Enimathèque" 6c (6c+ si on s'oblige à rester dans le bombé final).
  • "C-K 1" 7a : majeur et très abordable.
  • "C-K 3" 7a+.
  • "Sanctuaire" 7a+ : la plus belle du secteur et un vrai test à ce niveau. Magique !
  • "La connexion du bouffon" 7b : on fait le crux de "C-K 1" puis on part à droite (plaquettes dorées) pour rejoindre la sortie de "Big fun" 7c+ (dont le départ direct n'est pas terrible).
  • "Sanctuaire en hiver" 7b : pour les amateurs de connexion en voici une qui profite de l'équipement en place : départ dans le "Sanctuaire", faire les 2 crux puis sortir à gauche par "Un singe en hiver" ; belle suite de mouvements ! [Additif de Jean Phi le 22/11/06]
  • "Tropicana" 7b : une première partie très technique avec un gros pas puis une sortie sur une rampe bien conti.
  • "Un singe en hiver" 7c ; pour les plus jeunes qui ne connaissent pas, c'est le titre d'un film référence, rencontre pleines d'ivresses entre Jean Gabin et Jean Paul Belmondo.
  • "Akirira" 8b+ : très beau ! C'est le commentaire que Jean Phi a pu recueillir des répétiteurs car à la moitié de la voie, il se retrouvait déjà avec les bras ouverts en 4.

 

Tout le détail est dans le topo de Lascours qui se trouve à La Montagne à Marseille, à Roquevaire (Presse).

Les voies récentes de Lascours seront présentes dans le prochain topo des "Escalades phocéennes" prévu pour fin 2007.

 

par cmel publié dans : Escalade autour de Marseille (reste du monde)
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Mardi 14 novembre 2006

 

Depuis janvier 2006, le parking de Lascours (site du Grand Vallon) est interdit : emplacement communal, c'est l'accès privé qui a été déclaré interdit suite à un jugement remporté par les riverains. Actuellement à moitié recouvert de déblai terreux, il a perdu la moitié de sa capacité : qui en est responsable ? La mairie ou les riverains ? Encombrement passager ou volonté de condamner cet espace ? ...

 

Dans l'attente d'une conclusion de l'affaire sur le terrain juridique, il convient de se garer dans le village (quitte à déposer ses sacs avant de redescendre se garer) et de ne pas chercher les frictions avec les voisins (qui ont l'air de n'attendre que ça). Restons poli !

Néanmoins, pour à peine 8 minutes de marche supplémentaire, ce n'est pas la fin du monde et on en conclut qu'il ne faut pas grand chose pour vaincre la motivation des grimpeurs.

En effet, depuis la diffusion de la fermeture du parking, la fréquentation a considérablement chutée.

Alors que le rocher n'a pas bougé, les voies demeurent toujours aussi magnifiques !

Aujourd'hui, nous développons notre sujet sur le secteur du Sanctuaire : un cirque majeur abrité du vent et ensoleillé, parfait pour l'hiver.

Pas de voies en 5 mais des projets en 7 pour tous les grades du 7a facile au 7c+ avant de passer dans le 8 jusqu'au mythique "Akirira" en 8b+ (un nom en référence au très décrié " Akira" premier 9b de l'histoire).

 

 

Après l'échauffement dans le dièdre en 6a (tout à gauche) des "Primates", il vaut mieux traverser à droite pour visiter le superbe "Séance péda" 6b+. En effet, les 6b et 6c de gauche sont vraiment blocs.

 

 "Séance péda", c'est un départ en dalle de calcaire blanc qui est la marque de fabrique du Grand Vallon : des prises compactes boursouflés de picots aggressifs mais terriblement adhérents. La montée se poursuit par un beau croisé vers une belle rampe. On pense avoir fait la voie mais elle ne fait que commencer : la suite fait gonfler les bras jusque sous le relais.

 

 

Poursuivez par sa voisine "Enimathèque" 6c qui, quoique plus dure, fatigue moins les bras : beau passage techinque en bas et sortie avec des mouvements d'allonge le long d'un bombé à belles prises.

 

 

Pour faire un 7a facile (6c+ diront certains), aller dans "CK1" : des colos superbes avec un crux en milieu de voie. Rappelons qu'en l'absence de nom de baptême, Jean Phi a nommé les voies dans le topo par les initiales de l'équipeur Christophe Kern. C'est du provisoire qui dure quand on entend les grimpeurs parler de Si-Kè-One ou Cé-Ka-Trois...

Le figuier est retaillé pour passer l'hiver tranquille : foncez !

 

 

 

 

 

 Toujours à gauche de la falaise, encore une voie de Christophe Kern, "CK3" en 7a+ facile (les mêmes que plus haut diront 7a) : superbe écaille qui s'approfondit et un rétablissement à négocier à la fin avec les bras durs.

 

 

 

 

"Mélisse" 7c+ : une section de départ très crispante puis une envolée le long d'un genre de dièdre déversant. Très photogénique, c'est une voie qu'on adore ou qu'on n'aime pas du tout ! Elle ne laisse pas insensible !

 

Pour les férus de casse tête et de méthode abracadabrantesque, il y a "A la poursuite du calamar" en 7a+ (première voie à l'extrême droite) ; celle là, à vue, n'a rien de facile et peut se transformer en 7b+ si on crispe toutes les chiures à portée de main.

En fait, après la première section sur des trous bouchés, le dernier pas consiste à monter le pied droit assez haut puis à essayer de se déporter dessus et à pousser pour s'élever. Pendant ce temps, vos doigts font de la figuration à moins d'arquer les vagues réglettes alentours. Au fur et à mesure de la montée sur ce pied, la dégaine disparait de votre regard et donne une impression d'engagement plus dûe au côté aléatoire de la méthode.

 

 

 

 "Un singe en hiver" 7c : la grande classe !

 ...

 

 Aussi bien pour les photos avec ces coulées marrons et noires que pour les mouvements : un beau crux puis une traversée et le final géant.

 

 

 

par cmel publié dans : Escalade autour de Marseille (reste du monde)
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