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Bienvenue sur le blog de la Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral !

Marseillais, Aixois, Aubagnais, Ciotadens, quelque soient l'origine, nous sommes tous animés par la même passion de l'escalade libre. Les articles traiteront principalement des sorties en rocher avec des photos et encore des photos.

Puisqu'il y a du soleil toute l'année en Provence et que nous sommes heureux d'y vivre, c'est évidemment nos belles falaises du sud qui sont visitées régulièrement.

Et puisque le centre du monde vertical est à Marseille, les Calanques et toutes les falaises phocéennes seront à l'honneur.

La C.M.E.L., c'est aussi une association qui cherche à aménager notre environnement pour la pratique de notre sport favori (Clean Up Day de La Ciotat). Le blog permettra d'en rendre compte.

Bonne lecture à tous les grimpeurs internautes !!!

 

 

 

Contacts C.M.E.L.

Pour toutes demandes d'informations, questions et autres, vous pouvez contacter (remplacer les mots en majuscules : AROBASE, POINT, par leur symbole) : 

  • cmel13 AROBASE caramail POINT com
  • Olivier Didon par mail : olivier POINT didon AROBASE free POINT fr
                                     ou par téléphone : 06 19 14 01 01
  • Jean-Philippe Dalbavie par mail : jeanphi.dalbavie AROBASE wanadoo POINT fr
                                  ou par téléphone : 06 09 89 64 91

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  • Mise à jour des résumés du Clean up Day 2007.

 


  La Compagnie des Moniteurs d'Escalade du Littoral vous offre ses services pour un encadrement en escalade, canyon, via ferrata, parcours accrobatique. Retrouvez le détail des prestations de nos professionnels au service de votre passion sur la page dédié aux moniteurs C.ME.L.

 

 

 


 

En 2008, pas de Clean Up Day à La Ciotat, les organisateurs soufflent avec leurs progénitures.
Après cinq ans de bons et loyaux services sur les terres de l'Etoile Noire, il est temps de profiter un peu du travail accompli.
Histoire de se retrouver devant nos belles parois de grès et accesoirement en partageant une petite bière, vous êtes invités à l' APERO FALAISE  du  vendredi 16 mai 2008 en soirée.

Après le boulot, rien de tel qu'une amicale détente entre collègues ! 

Venez nombreux et si vous n'êtes pas inscrits, apportez un chti kekchose à grignoter ou à boire !



La pluie oblige à remettre à une date ultérieure cette soirée !!!
L'annonce dans ces pages prochainement !

 

 

  

 

Jeudi 6 septembre 2007

 

Une virée en Corse engage toujours à l'exotisme : un côté à part, premier privilège de la vie sur une île.

L'Ile-Montagne est aussi une destination incontournable pour le grimpeur avec des terrains exceptionnels pour les grandes voies et des sites superbes de couennes pour s'aguerrir entre deux expéditions verticales.

Le premier contact avec la Corse se fait souvent par la mer et l'arrivée en bateau. La curiosité attire la foule sur le pont et les côtes déchiquetés sont détaillées à l'affut de rocher grimpable.

En arrivant à Ajaccio, le port est une attraction mais celles qui nous intéressent sont plus à l'intérieur des terres.

 

Pour admirer les parois rougeoyantes du Gozzi, la meilleure vue est à tribord (bord droit pour les terriens profonds). Cette montagne domine la ville d'Ajaccio avec un terrain de jeu des plus excitants pour l'escalade : couennes et surtout grandes voies de tout niveau. 

 

 

Pour se rendre sur place, la difficulté sera de détecter le mini emplacement pour se garer (place pour une voiture dans une descente juste après un virage à gauche) et l'échelle sommaire enjambant la barrière du parc. En effet, les propriétés défilent leur clôture de bout en bout sans une seule ouverture vers la colline. Le sentier est impeccablement tracé et cairné du début à la fin.

 

Le granit gorgé d'oxydes diffuse cette couleur volcanique. Le grimpeur a le sang en ébullition à cette vue et son pas l'entraine irrésistiblement au pied de cet eldorado.

Arrivé à destination, les rencontres sont particulièrement dépaysantes : au loin un caillou bouge, magie des Gozzi ? Hallucination provoquée par une montée trop rapide ?

Non, simplement une tortue en pleine dégustation.

 

Partout où le regard porte, des voies et encore des voies ! Rassurez vous la saturation n'est pas la politique locale (une soixantaine de voies réparties sur tout le rocher) et il reste un potentiel tout doucement exploré par les locaux.

 

Le soleil salue une dernière fois cette face sud ouest !

 

 

 Le Gozzi fait parti des sites majeurs de Corse. A retrouver dans le topo des falaises corses commandable directement sur le site du topo qui propose aussi les mises à jours, corrections et nouvelles voies.

 

 

 

 

 

par cmel publié dans : Site d'escalade en Provence
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Jeudi 30 août 2007

 

L'été venu, c'est bien connu :  les étudiants rentrent au pays !

Parmi nos affiliés CMEL, nombreux sont les expatriés qui ont abandonné leurs terres d'origine.

Etendard de sa région et des falaises gréseuses qui la peuplent, Vincent nous adresse quelques photos d'Alsace.

Entre deux fêtes du vin arrosé, il réussit à nous dresser l'inventaire des principales structures rocheuses des Vosges :

 

La Martinswand :

 

Il faut descendre dans le Vosges du Sud (est ce encore la vraie Alsace ???) pour s'extraire de l'omniprésent grès.

 

Site numéro un pour les amateurs de hauteur et de voies en plusieurs longueurs. On frôle les presque 100 mètres et la vue sur la vallée est remarquable. 

 

Le granit est très fissuré et plutôt raide. Le style d'escalade s'en ressent : assez physique ; rien à voir avec les dalles couchées d'Ailefroide.

 

Photo ci contre : au sommet de "la Mulhousienne" 4 longueurs en 6a max et une bien belle ambiance.

Les Vosges du Nord plébiscitent la domination intégrale du grès (dit rose).

Appellation troublante car la couleur tirerait plutôt vers le rouge orangé et parfois vers le rose mais vraiment très foncé.

 

Deux catégories de falaises en grès :

  • Les anciennes carrières : désaffectées par l'exploitation industrielle puis restaurées par et pour les grimpeurs, elles sont un must de l'escalade alsacienne (pour se donner une idée, l'Etoile Noire de la Ciotat ressemble à ce style d'escalade). Les préhensions deviennent plus franches et sont très appréciées des amateurs de réglettes. Le site phare d'Alsace (et réellement majeur pour l'escalade si on réussit à oublier l'ambiance sonore de la route nationale toute proche) en fait partie : le Kronthal.

Dans une version récente, Klingenthal a connu un succès éclatant. Ce site offre un panel de difficultés variées du 5 au 7 sur des itinéraires d'ampleur.

 

 

A gauche, la partie facile de la carrière : assurage du haut et descente en rappel obligatoire ; attention à bien respecter les consignes alsaciennes  pour ne pas user les rings des relais littéralement sciés par le sable du grès.

 

 

Ci dessus, le mur central avec des belles lignes en 6c.

 

Une question : pourquoi n'installent ils pas des maillons rapides sur ces fragiles points ? Ce sera plus facile à entretenir et à changer en cas d'usure prématuré.

 

 

 

  • Les sites naturels :

     

  • Typiquement, ils se déclinent en tours de grès naturelles. Si on voulait résumer, ce serait "escalade tout en rondeur".

    Mais, ce serait trop simpliste car comment éluder les multiples incrustations de galets de toutes tailles (du gravier au format brique), les fissures et autres trous sans oublier les plats.

     Les tours du Windstein, site majeur, en sont un exemple marquant.

    Dans la même zone, Obersteinbach abrite plusieurs faces émergeant de la forêt. Même la frontière n'estompe pas l'ambiance du Palatinat tout proche. Sauf que sur le pendant allemand, l'équipement est resté historiquement (ou éthiquement) assez sobre avec un usage bienvenu du coinceur.

    Malgré les rings gage d'une solidité exceptionnelle, le grimpeur n'aspire pas à un réconfort rassurant évoluant en adhérence aléatoire.

    Ci dessous, le Wachtfels propose une escalade très technique sur les pieds. Sous le sable envahissant le moindre replat (puissant souffle nettoyant requis pour le premier répétiteur), les prises crochetantes sont des micros graviers qui serviront à crisper puis à pousser : une escalade où il faut faire corps avec la matière ! Embrasser le rocher ou se coucher dessus ne sera pas obscène ;-)

     

    Dans chaque style, une multitude de falaises égrène des voies à la typicité redoutable ; difficile de grimper à vue ici ; adoptez la mode alsacienne en privilégiant plusieurs montées : une pour poser les dégaines, une pour trouver les méthodes, une pour valider ses mouvements et enfin commencer les essais mais trop cuit pour enchainer ;-)

     

    L'Alsace est donc une destination intéressante pour se rafraichir l'été ; pour l'hiver, rester bien au chaud dans notre sud ... en attendant que le réchauffement climatique finalise son effet estival en hiver.

     

     

     

  • par cmel publié dans : Escalade à l'estranger et dans l'Nord
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    Jeudi 23 août 2007

     

    Si, depuis Montpellier,  le temps vous manque pour atteindre les majeurs sites du Thaurac, de Claret, de St Bauzille de Montmel, alors, poussez hors des faubourgs montpelliérains jusqu'à la falaise de Saugras.

    Entre Vailhauquès et Viols le Fort, ce petit site est sans prétention ni grosse difficulté.

     

     

    La falaise est agréable même par une lourde ambiance solaire. Les arbres au pied ne faisant pas tout, il est tout de même conseillé de venir le matin pour bénéficier de l'ombre de cette face sud ouest.

    En pleine garrigue, le site est agréable pour tirer quelques longueurs dans le 4, 5 et une courte incursion dans le 6 pour assoir sa valeur athlétique.

    L'équipement en scellements est parfait pour se rassurer en tête.

     

    Grâce au gros travail de nettoyage fourni par l'équipeur Nicolas Cruz du club Escalabel, les voies faciles servent à s'initier en tête : "Free Rider" 4c.

    Attention aux restes de caillous branlants prêts à se décrocher sous les contraintes de vos doigts !

     

     

    Le topo est généreusement présenté sur le site d'André Berché : le Roc de Pampelune ...

     

    Une fissure à travailler en verticale : "Attention, fouilles curieuses" 5b.

     

    Escalade en dièdre avec "Des racines et des Elfes" 4c.

    La voie dure du secteur avec une sortie aérienne : "L'homme mystère" 6a+.

     

    En somme, une destination agréable pour combler un après midi sans objectifs !

     

     

     

    par cmel publié dans : Escalade à l'estranger et dans l'Nord
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    Jeudi 16 août 2007

     

    A deux pas du parking, cette barre rocheuse surplombante est idéale pour s'épuiser après le travail.

    Connu et fréquenté depuis longtemps par les afficionados des traversées et des éliminantes, les bloqueurs se retrouvent pour répéter les passages sur la première strate.

    Se prolongeant sur une dizaine de mètres au dessus de leur tête, le dévers semblait propice à des efforts plus continus.

    Le désir est devenu réalité avec ces scellements traçant quelques lignes parfaitement à l'ombre l'après midi.

      Une bergerie dans les Calanques !!! Mais à quand le Brocciu dégusté entre deux essais ?

     

     

    Une fissure déversante (photo à gauche) coupe le secteur en deux. Exigeante (6b), elle reste toujours productrice de divers débris sableux. Sûrement une des plus sympas avec la première voie à gauche : dévers à grosses prises en 6c+/7a (photo ci dessous).

     

     

    Attention à ne pas tomber au sous sol ... en traversant la voute en ruine ;-)

     

     

     

     

    Un beau 6c+ avec des mouvements d'allonge sympas !

     

    La voie la plus à droite est à méthode avec un pas bloc dans la première section puis un bon blocage pour se rétablir dans le rocher blanc : 7a+/7b.

    Admirez au passage la contorsion de l'assureur pour rester attentif.

    Echauffement et étirement obligatoire sinon la séance chez le chiropracteur sera nécessaire pour réajuster sa nuque !

     

     

     

     

     

    Un autre essai dans la voie la plus à droite !

    Un passage en croix de fer très exigeant et réclamant du jus !

     

     

    Spectacle garanti pour les boulistes entre deux parties ou pour les randonneurs émergeant des bois !

     

    Après la première ascension (FA pour les amateurs de chronique du web) de Vincent Scharwatt, cette voie rési est proposée à 7b+. Hervé attendra la fin de l'été pour en réussir l'enchainement.

     

     

    Le rocher est licheneux dans la partie blanche et plus fragile dans les sections marrons (généralement, les prises utiles sont renforcées). Imaginant le pire du bas, vos doigts seront agréablement surpris de saisir de vraies prises crochetantes !

    L'équipement tient compte de l'éventuel défaillance d'une prise mais restez prudent à l'assurage.

     

    En recoupant les propositions lues sur Internet avec nos avis, voici les cotations de gauche à droite (fourchette de cotations ; à préciser par les répétiteurs) :

    1. 6c+/7a : dévers important avec de grosses prises et une escalade athlétique. Belle voie homogène dans ce style.
    2. 7a/7a+ : départ déversant puis une petite section dur tout droit ou plus facile en rusant sur la gauche ; la sortie demande un peu de réserve pour bien tenir les gouttes d'eau. Pas mal !
    3. 6c/6c+ : beaux mouvements sur rocher blanc avec des prises crochetantes : bonne surprise !
    4. 6a : la voie d'échauffement habituelle ; rocher blanc et gouttes d'eaux licheneuses. Bien !
    5. 7a+/7b : section à petites prises dans le dévers marron.
    6. 5c/5c+ : dans le registre originalité du secteur, voie dans un boyau ; le 5c+, c'est pour faire plaisir aux délicats grimpeurs de dalle qui éprouvent de grandes difficultés en cheminée.
    7. 6c+/7a : entre le boyau et la fissure voisine. Si on part de cette dernière, ce sera 6a+.
    8. 6b : deuxième choix pour prolonger son échauffement. Une fissure déversante qui reste exigeante du début à la fin ! Indéfiniment sableuse mais la ligne naturelle la plus attirante !
    9. 7b+ : la plus dure du secteur ! Des mouvements en dévers pour s'entamer et un rétablissement sur petites prises pour s'achever !
    10. 7a+/7b : des mouvements à méthodes en bas et un pas bien saignant pour rejoindre le premier repos. Puis à nouveau un bombé à remonter et à rétablir !

     

     Pour les noms de voies, les ouvreurs peuvent se manifester ...

     

    par cmel publié dans : Site d'escalade dans les Calanques
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    Lundi 13 août 2007

     

    Pas de canicule pour cette belle saison 2007 !

    Dans le nord, c'est même la déprime provoquée par un été pourri.

    Toutefois, le bain de soleil n'est toujours pas d'actualité (en Provence) et l'ombre est la bienvenue pour escalader sereinement.

    Adepte de la route des vins ou grimpeur en goguette, Gigondas éveillera et réveillera différents organes de votre corps. L'un peut allègrement suivre l'autre ... avec une préférence pour la dégustation en clôture de journée !

    Les fameuses Dentelles de Montmirail sont encerclées de domaines viticoles aux noms flattant les papilles mais nous attirent en premier lieu pour leurs itinéraires verticaux.

    Les plus sportifs préféreront sans doute venir l'hiver à la chaine du Clapis : sa face sud, ses voies en 7 sur un mur à léger dévers.

    L'été est favorable à l'exploration des classiques en face nord de la chaîne de Gigondas. L'ombre est bienveillante jusqu'à 14h-15h et les replis des aiguilles permettent d'attendre le déclin des cuisants rayons du soleil vers 17h-18h. Le début de soirée est très agréable surtout qu'un thermique balaie la face.

    Le calcaire gris est austère, d'aspect lisse. A son crédit, le rocher est très fissuré, le plus souvent dans la profondeur : merci pour les bacs ! Les voies faciles sont ainsi volontiers physiques avec une dose de confiance dans le placement.

    Malgré sa faible hauteur, les 3 ou 4 longueurs sont suffisantes pour ressentir une ambiance montagne, sentiment parfois renforcé par une sortie au sommet sur la crête avec vue sur la vallée du Rhône et sur le mont Ventoux. 

    Certaines voies en fissure nous plongent quelques décennies en arrière et font cruellement comprendre les lacunes dans les techniques de l'escalade intérieure : ramonage laborieux entre deux lames de rocher en 5b+ dans la "De Champeville"  par exemple.

    Entre deux fissures, les murs sont aussi exploités pour de longues voies continues.

    La face sud de la chaîne de Gigondas saturée par le soleil sous le regard du Géant de Provence.

    Pour les amateurs d'envolée armés de leur corde simple (70 ou 80m), il est envisageable de doubler les longueurs jusqu'au relais sommital et de redescendre en deux rappels. Seule contrainte : s'alourdir des caisses de dégaines nécessaires ou jouer la carte de l'engagement en sautant quelques rings suivant sa facilité.

     

     "La Savoyarde" : voie classique en 2 longueurs qui peut se gravir d'une traite (photos ci dessus à droite et ci dessous à gauche). La descente peut se limiter à un seul rappel de 40 mètres (pas un mètre de moins : attention à la longueur de corde).

     

     

     

     

     

     

    L'Aiguillette Lagarde est la plus fréquentée de la face nord avec ses multiples couloirs.

     

     

    par cmel publié dans : Site d'escalade en Provence
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